Le mentor d’Emmanuel Macron serait Nabilla Benattias

Nabilla, maître à penser de Macron

Depuis quelques semaines, cette surenchère de petites phrases macroniennes d’une intelligence rare nous mettait la puce à l’oreille. Et outre le fait que nous avions bien saisi que Monsieur Macron est de très loin, THE président de la France qui n’aime pas du tout les français, les allégations allaient tout de même bon train:  Que cherche-t-il, au juste? Ambitionne-t-il d’aller au clash pour justifier une violente répression future? Prend-il un plaisir frénétique à insulter les classes populaires et moyennes qui tentent de défendre leur steak haché Lidl – enseigne « préférée des français » selon la pub (No comment…)  – face aux privilèges des fins gourmets? Ou est-il simplement un peu con immature, finalement?

Mais voilà, la dernière prouesse de Jupiter à propos de la jalousie des français, bien trop grossière et puérile, frôle résolument le plagiat de la citation originelle  » T’es dans ta jalousie, chuis dans mon jacuzzi… » et fait éclater une vérité finalement bien prévisible:

 

LE MENTOR D’EMMANUEL MACRON SERAIT NABILLA BENATTIAS. 

 

Nabilla tout court, quoi! Nabilla, la classieuse, Nabilla l’impertinente, Nabilla la passionaria, bien plus connue pour ses buzz lascifs que pour sa grande connaissance de la Pléiade. Et surtout, Nabilla, pur produit calibré d’un Star System où le gagnant prend tout, mais ABSOLUMENT TOUT. Créature hybride d’une mécanique où décence et indécence se confondent, de façon à rendre opaque la vulgarité et admirable la bêtise, de laquelle, bien entendu, on s’enorgueillit jusqu’à la RENDRE ENVIABLE auprès de l’instinct collectif des couches populaires, en recherche de valeurs et d’auto-estime. Nabilla, révélatrice d’un monde où la laideur de l’intention, où la vénalité, où l’avidité la plus pornographique se mesurent à leur résultat « glamour ». Nabilla, dont les maximes, juxtaposées à celle de notre président, démontrent bien, sur le fond, qu’elle n’est rien de moins que son maître à penser, son Socrate, son Maître Pangloss rien qu’à lui. Mais comparons plutôt:

 

De l’échelle des valeurs: 

« Vous n’allez pas me faire peur avec votre Tee-shirt. La meilleure façon de se payer un costard, c’est de travailler. »

N’entendez-vous pas :

« Allo, t’es une fille et t’as pas d’shampoing, nan mais allo quoi! »

ou encore:

« Chuis une serviette, c’est un torchon, la fille…! »

 

 

De la différenciation sociale:

Il y a une majorité de femmes, qui sont pour beaucoup illettrées

VS

Aucun swag, les baleines

 

De la coexistence subie:

« Une gare, c’est un lieu où on croise les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien »

VS

Je ne me mélange pas, les aigles ne volent pas avec les pigeons

 

De la prise en compte de la pensée d’autrui:

 

Certains, au lieu de foutre le bordel, feraient mieux d’aller regarder s’ils ne peuvent pas avoir des postes là-bas

 

La citation originelle, un peu plus complexe tout de même:

 

Quand on est belle, on reste trop concentrée sur ses extensions, ses produits, ses ongles, pour avoir le temps de penser à autre chose. C’est le privilège des moches, elles n’ont que ça à faire!

 

De la vision des gargantuesques écarts de richesses en France:

Je ne cèderai pas au triste réflexe de jalousie française

THE phrase originelle:

T’es dans ta jalousie, chuis dans mon jacuzzi, quoi!

 

De la notion de RÉUSSITE SOCIALE:

Bien avant Macron, Nabilla déclarait, hautement clairvoyante:

je trouve ça triste pour un président de ne pas avoir de buzz. Heu, je sais pas, faudrait qu’il fasse un truc, je sais pas, une Sex tape, un truc marrant, quoi…

VS

L’économie du Net est une économie de superstars. Il faut des jeunes Français qui aient envie de devenir milliardaires.

 

En conclusion, celui qui a également déclaré qu’il ne cédera rien « ni aux fainéants, ni aux cyniques » n’a pas à se glorifier de son grand travail discursif. On a beau savoir que derrière chaque grand homme oeuvre une femme, il n’est guère étonnant de s’apercevoir que derrière chaque petit homme se cache une inénarrable cruche. Tous deux ont cela de commun qu’ils croient dur comme fiel que l’adoubement est une fin en soi, profitant à l’envi d’une France en perte de repères dont on stimule sans cesse l’instinctif afin de contrer toute réflexion, tout discernement, et toute révolte. 

 

Et si l’on s’indignait?

 

Estelle Bee.

Loi travail: les dialogues (sociaux) du vagin

 


 dialogues (sociaux) du vagin

Aujourd’hui, des spasmes bien familiers s’insinuent dans le bas de mon ventre. La douleur, diffuse, se fait parfois plus précise juste là, au creux de mes reins, et mes jambes qui semblent gonflées à l’hélium, crient à l’aide sous les coutures tranchantes de mon petit jean. Oui, je suis une femme. Je me dis que j’ai de la chance, parce qu’aujourd’hui, on est samedi, et que je peux m’allonger tranquille sur mon sofa, parce que lundi, ces tiraillements  auront laissé place une délivrance certaine au prix d’une logistique féminine obligatoire. Oui, je suis une femme qui travaille. Et qui saigne au travail.

 

Et justement…

 

On nous bassine depuis quelques semaines avec la Loi Travail, vous savez, cette formidable avancée sociale qui permettra d’en finir avec les 35 heures pour repasser à 39, et de partir à la retraite à 67 ans dans le seul but de… créer de nouveaux emplois! Ah oui, parce que j’ai oublié de vous dire, la Loi Travail va permettre de créer des emplois, si, si. Même que Pierrot, enfin, Pierre Gattaz, éminemment soucieux du sort de la France d’en-bas l’a dit:

 

Si les patrons n’embauchent pas, c’est qu’ils ont une peur phobique de licencier.

 

Certains experts du sommeil auraient même affirmé que cette ignoble phobie réveillerait des Vincent Bolloré, des Xavier Niel, des Patrick Drahi (…) chaque nuit en sursauts et en larmes, après que dans un épouvantable cauchemar, ils se verraient contraints, une kalashnikov pointée sur la tempe et dans un bain de sang intérieur, de licencier un pré-senior, un délégué syndical ou une jeune maman en dépression post-partum. L’horreur, quoi!

 

Et de ce fait, ladite avancée sociale permettra donc, je cite, de « libérer le travail » en « facilitant les licenciements ». Vous suivez? D’ailleurs, aujourd’hui, on ne parle plus de licenciement, on emploie l’expression dialogue social. Comme on dirait je suis indisposée parce qu’avancer j’ai mes règles, ça fait sale.

 

Alors, j’ai oublié de vous dire autre chose, c’est qu’en plus d’être une femme qui saigne au travail, je suis aussi -et pardon d’avance pour le pléonasme- une femme qui réfléchit. Oui, une chieuse, c’est ça… Et comme d’habitude, quand je réfléchis en plein syndrome prémenstruel, j’entrevois souvent le pire côté des choses. Oui, car comme 75 % des femmes, je deviens sacrément gothique 5 jours par mois. Et c’est pourquoi j’ai grand besoin, comme 90 % des personnes détentrices d’un vagin, de partager la crainte qui m’habite:

 

Quand mes douleurs d’aujourd’hui tomberont un jour de semaine, et que ma productivité en sera forcément amoindrie, serai-je plus susceptible de « libérer le travail » que mon collègue Jean-Bernard, surtout si elles deviennent à ce point insupportables que je me retrouve obligée de rentrer me terrer chez moi, une bouillotte sur le ventre ?

 

Si je suis une femme qui décide d’enfanter, et que je ne souhaite pas regagner mon poste, façon Rachida Dati, tout juste mon placenta expulsé, serai-je plus soumise au « dialogue social » que Roger?

 

Si mon enfant fait de la fièvre, et que je suis contrainte de rester à son chevet, comme le font 68 % de femmes contre 32 % d’hommes -rapport certainement du à l’inégalité salariale de 24 % et des obligations que cette dernière sous-tend insidieusement- ai-je plus de risques de me retrouver dans les rêves prémonitoires de mon patron phobique du licenciement que mon binôme Gérard?

 

Et qu’en est-il si j’ai une infection urinaire, un kyste à retirer sur l’ovaire gauche, ou sur le sein droit, un putain de nodule sur la thyroïde, ou pire encore, un deuxième enfant?????

 

Alors oui, la Loi Travail prévoit que je sois indemnisée en cas de licenciement accidentel. Tu sais, l’accident bête. Le truc con où le patron phobique fait accidentellement rédiger une lettre à sa secrétaire me demandant de « libérer le travail » à compter d’avant-hier. La fatalité, quoi. L’inconsolable patron devra me verser en Prudhommes, l’amende colossale de 5 mois de salaire si j’ai travaillé 5 ans dans la boîte. Somme qu’il aura capitalisée avant en tant qu' »indemnité de licenciement » et qui sera pour lui aussi net d’impôts qu’un compte au Panama. Alors? Merci qui?

 

Mais qu’aurais-je fait pour mériter ça? Tout et rien à la fois. J’aurais juste perdu à la loterie de la reproduction/ de l’Amour/ de la baise, et je serai, pour le simple fait d’être une femme, condamnée à accentuer l’hémorragie qui vide lentement la société de tout son sens.

 

J’invite toutes les femmes et ceux qui les aiment à prendre conscience de cette régression sociale qui va faire très mal si nous ne faisons rien.

 

Pour ma part, je trimballerai mes ovaires et tout ce qui va avec dans la rue les 12 et 23 septembre prochains pour refuser toute forme d’esclavage moderne, et chaque jour s’il le faut. On s’en fout, on mangera des pâtes, les gosses adorent ça. Et en plus, ça tient chaud au ventre 😉

 

Indignons-nous, existons!

 

 

Estelle Bee.

 

PS: Et le premier qui me soutient que cette chronique a été rédigée sous le joug des hormones, je lui colle mon poing dans la figure!

Faut-il TOUT essayer? Vraiment…?

Fin de feuilleton électoral bien prévisible. Clap de fin également sur les débats qui auront entaché quelques gigots-flageolets du dimanche chez Mamie, qui auront sèchement éclaboussé quelques apéros entre amis, souillé quelques cousinades, érigé des cloisons râpeuses dans les salles de pause, enflammé ou glacé l’atmosphayyyre.

 

Et s’il y a une chose que je retiens aujourd’hui de cette élection de mon pays, cette Grande Patrie des droits de l’Homme et du Citoyen, le berceau d’Emile Zola, de Balzac, de Victor Hugode Patrick Sébastien, c’est sans nul doute ce si noble et lancinant argument électoral:

 

« On n’a jamais essayé, alors pourcouaaa pas…? On verra bien…! »

 

Heu.. D’accord. Admettons… Mais depuis, je ne cesse de me demander si je ne suis pas en train de rater ma vie à force d’éviter d’essayer certaines choses, car si je suis la logique de l’électorat de En Marche, tout dans l’existence ne serait qu’Ex-pé-rien-ce.

 

Alors, au final, comment donc distinguer l’Expérience du réel Danger? Et faut-il tout, mais VRAIMENT TOUT essayer???

 

Je ne suis pourtant pas du genre froussarde. À l’âge de 6 ans, j’ai tenté de faire pipi debout. À 8 ans, j’ai dévalé un toboggan de bois rempli d’échardes qui a transformé mon postérieur et une partie de mon intimité en carpaccio de boeuf. À 14 ans, j’ai conseillé à ma prof d’anglais de consommer des carottes, car ça rend aimable. À 16 ans, j’ai essayé de manger des croquettes pour chat qui m’ont coûté 6 tubes de dentifrice. À 2o ans, j’ai fréquenté le Club Pyramides de ma ville de province, et à 23 ans, je me suis resservie trois fois de la paella avant de faire un tour de Grand Huit…

Mais un jour, un ami fort hétéro, fan de Jackass, m’a confié qu’il avait eu une relation sexuelle avec un homme, juste pour essayer, et ne pas mourir idiot. Comme l’expérience tournait à l’épouvante pour lui, il m’a avoué que tout l’acte durant, il avait fermé les yeux et tenté d’imaginer que son partenaire était … une femme! Et j’avoue, pour le coup, ne pas avoir en avoir vraiment saisi l’intérêt… Pourtant, aujourd’hui, je me dis que peut-être, les français qui ont glissé un bulletin En Marche dans l’enveloppe bleue ont sûrement procédé de la même façon. Les yeux fermés, le séant contracté, en imaginant que le jeune banquier frais émoulu qui allait faire les poches aux plus fragiles était en réalité Coluche, Robin des Bois ou Jonathan Hart (Oh-oh-oh)  . Mais cela s’appellerait plutôt du « déni ». Alors, revenons à l’Expérience.

 

J’ai lu quelque part que l’expérience dès la toute petite enfance était un concept cher aux Apaches et aux Sioux. Car en effet, lorsqu’un enfant encore quadrupède s’approche du tison, on le laisse se brûler, pour qu’il comprenne son erreur par lui-même, quitte à en être marqué à vie. Et quand il se saisit de quelque objet contondant, l’idée qu’il se coupe revêt une importance moindre que le bénéfice de l’Expérience qu’il aura acquise. Et que plus grande en est la Douleur, plus Grand en sera l’Enseignement. Et c’est ce qui me fait penser aujourd’hui que nous, français, allons ÉNORMÉMENT « APPRENDRE » sous la présidence Macron…!

 

Suis-je donc passée à côté de mon apprentissage de la vie, ce soir d’hiver glacial où je rejoignais ma cité U, lorsque j’ai  décliné l’offre de cet automobiliste qui me proposait de photographier mes seins contre 50 euros en espèce?

 

Ai-je donc raté quelque chose en choisissant de me taper 8 kilomètres à pied pour rentrer chez moi à 5 heures du matin après une classieuse soirée mousse plutôt qu’avec un binôme d’alcooliques véhiculé?

 

Et que puis-je moi aussi ESSAYER pour me rattraper, en bonne française que je suis?

 

Me faire cautériser les deux narines?

M’épiler le maillot avec du goudron brûlant?

Manger du rat mort au petit déjeuner en imaginant que c’est un pain au raisin?

Me coller les paupières à la glue quand j’ai une insomnie?

Accepter enfin de boire un café avec mon voisin raciste?

Scier les phalanges de mes orteils trop longs?

Avaler des tessons de bouteille?

Porter des sous-vêtements en paille de fer?

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J’attends vos suggestions… Et en attendant, bonne expérimentation!!!

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Parce qu’il vaut mieux en rire qu’en mourir… (enfin, je crois …)

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Estelle Bee.

Il drogue Nicolas Hulot, et lui fait du chantage (?)

Sarkozy l’a dragué. Hollande lui a caressé l’échine. Hamon serait descendu un poil plus bas. Mélenchon, avec son programme basé sur la transition écologique, lui a soutiré des éloges sans pour autant obtenir son engagement dans la France Insoumise. Et, contre toute attente,  Macron l’a fait!

Voir entrer Nicolas Hulot dans un gouvernement libéral éhonté, c’est un peu comme découvrir un éléphant rose portant un jean slim taille 36 dans son T2. Légèrement heu… surprenant.

Mais vous qui en avez conclu, à la hâte, que Macron est un génie du commerce qui pourrait convaincre une daurade royale de faire du porte à porte pour vendre des hameçons, vous êtes, en réalité, bien loin du fin mot de l’histoire.

 

Il se murmure en effet que Nicolas Hulot serait en fait victime d’un chantage sans précédent.

 

Tout aurait commencé à l’entre-deux tours. Emmanuel Macron aurait donc convié Monsieur Hulot dans le restaurant parisien Dans le noir, afin de tenter de témoigner à son convive son aveugle admiration pour l’ensemble de son oeuvre. Heurté de plein fouet par le désintéressement du pugnace écologiste, Macron, armé de lunettes infrarouges, aurait donc décidé de déclencher le plan Orsec:

Au moment du dessert, il aurait subtilisé son fondant au maté vegan, et l’aurait remplacé discrètement par un énorme muffin bourré de 250 grammes de la plus pure hawaïenne. Vingt minutes plus tard, Gilbert B, un client qui prenait sa pause cigarette devant l’entrée du restaurant, aurait entendu Monsieur Hulot confier à Emmanuel Macron qu’il décelait en lui « le petit lémurien orphelin qu’il avait été dans une vie antérieure », et qu’il passerait « le reste de son existence à le venger des méchants braconniers qui avaient emporté ses parents loin de leur île natale, dans un zoo de la périphérie de Bucarest ». Les deux compères auraient alors fait un pacte de sang à l’aide du couteau suisse de Nico, avant de s’enlacer fraternellement. « Ils paressaient tous deux très émus », ajoute Gilbert. Monsieur Hulot aurait ensuite annoncé « qu’est-ce que je suis content! » avant de vomir généreusement sur son pantalon Quechua beige de la collection printemps-Été 2009. « Il faut dire que dans ce restaurant, les portions sont généreuses! Je vais d’ailleurs lui mettre 4 étoiles dans Trip Advisor! », conclut Gilbert.

 

Selon d’autres sources partiellement aléatoires, l’ex futur président et le militant écologiste auraient fini la soirée dans la forêt de Giverny, où Nicolas Hulot se serait baigné nu parmi les nymphéas, avant de tenter de se sécher en se frottant avec force conviction contre l’écorce d’un saule pleureur centenaire. Alerté par des flashes incessants d’appareil photo, le garde-forestier aurait alors accouru, apercevant, au loin, un homme à la raie sur le côté vêtu d’un costume sombre qui s’enfuyait en vociférant « Parce que c’est notre PROJEEEEEEEET! ». Il aurait alors retrouvé « un gars ressemblant étrangement à Monsieur Nicolas Hulot » à plat ventre sur un sol recouvert de lichen. Ce dernier lui aurait confié, au bord des larmes, sa frustration de ne pas avoir pu « féconder la terre, à cause d’un repas bien trop arrosé ».  Professionnel, le garde-forestier aurait alors appelé un taxi afin que « l’homme à la coupe au bol » puisse rentrer chez lui en toute sécurité.

 

Deux semaines plus tard, Nicolas Hulot, qui avait par le passé fermement condamné la politique libérale d’Emmanuel Macron, faisait une entrée inattendue à Matignon. Chantage photographique? Simple coïncidence? Le doute plane encore…

 

 

Parce qu’il vaut mieux en rire qu’en mourir,

 

 

Estelle Bee.

Cessez de m’allumer! Parole d’Insoumise.

Cessez de m'allumer, parole d'insoumise.

Une semaine que ça dure.

Une semaine qu’il ne se passe pas deux heures sans qu’on me racole.

Vulgairement.

Que l’on me touche,

Salement.

Une semaine que les passablement-pensants sont officiellement devenu les bien-pensants.

« Nan mais tu comprends, si tu t’abstiens tu ouvres une autoroute au FN!!! »

« Nan mais tu vois, si tu votes blanc, tu fais le jeu du FN!!! »

 » Nan, mais attends, tu comptes en fait sur nous pour faire le sale boulot, c’est ça?! »

Insoutenable…

.

Parce que le job, j’estime l’avoir déjà fait, moi.

J’ai milité.

Des mois.

J’ai porté l’Avenir en commun de mes petites mains avec parfois en bandoulière le sentiment d’abreuver des bouches asséchées par la résignation,

Je l’ai porté avec le peu de temps libre que la vie veut bien m’octroyer,

Je l’ai porté en rêvant de cette lumineuse transition écologique qui aurait créé des millions d’emplois,

Je l’ai porté en songeant à ces mères en galère qui tranquillement, auraient pu laisser leurs enfants gratos à la cantine afin de pouvoir retrouver une vie sociale et professionnelle,

Je l’ai porté en toute fraternité envers mes semblables d’autres couleurs,

Je l’ai porté pour que mon facteur sache où j’habite,

Je l’ai porté au nom de la Paix,

Je l’ai porté en cessant enfin de me reluquer le nombril,

Je l’ai porté pour nos enfants,

Je l’ai porté pour qu’on cesse enfin de taper sur les plus fragiles,

Je l’ai porté par respect envers tous nos aïeux qui se sont battus pour nos droits sociaux,

Je l’ai porté parce que seul CE projet-là nous permettait de les conserver,

Je l’ai porté au nom d’une future démocratie réelle,

Je l’ai porté contre vents et marées médiatiques orientés,

Je l’ai porté contre l’esbroufe politicienne,

La manipulation des consciences,

Je l’ai porté contre les J.T,

Contre les journaleux des marécages,

Contre les assoiffés du buzz,

Les boulimiques des fakes,

Les ivrognes du clash,

Les carnassiers de l’image,

Les charognards des ondes,

Contre la mauvaise foi dévorante,

Contre les je-m’en-foutistes des lendemains,

Contre les inconscients de l’Avenir.

Je l’ai porté de tout mon coeur.

Et justement…

C’est là que le poignard blesse…

 

Voilà qu’à peine le poignard planté en ce soir du 23 avril,

Voilà qu’à peine je saigne,

Qu’à peine je respire,

Qu’à peine je comprends, même,

 

Qu’à peine que je prends conscience dans un profond chagrin et dans un bain de sang intérieur de ce à quoi nous allons renoncer, que déjà, ILS M’ASSAILLENT:

« Il faut appeler à voter Macron pour faire barrage au FN!

– Heeeuuuu ….

– Ben ouiii! Non mais Le Pen! Le fascisme, Hitler, Mussolini, Franco, tu connais???!!!

– …. »

À DIRE VRAI, CES GENS-LÀ M’ONT MANQUÉ DE RESPECT.

 

Ils m’ont manqué de respect car ils ne m’ont pas laissée faire mon deuil.

Et ils m’ont attouchée de leurs phrases racoleuses,

De leurs mains sales,

J’étais cette veuve que l’on essayait de remarier de force avec le ravi du village,

J’étais cette fille prude à qui l’on léchouillait l’oreille d’une langue râpeuse et chargée,

J’étais cette meuf du quartier que l’on coince dans la cage d’escalier,

Cette passante à qui l’on colle une main aux fesses,

Cette stagiaire à qui l’on malaxe les épaules dans l’intimité d’un bureau,

Cette fillette que l’on pousse à faire des dégueulasseries en la menaçant de s’en prendre à sa famille…

 

À moi qui sais justement que le libéralisme engendre le fascisme,

À force d’appauvrir les masses pour faire se goberger quelques immondes millionnaires,

À moi qui ai milité contre l’un pour éviter l’enfantement de l’autre,

On me demande de plébisciter le père!

À moi qui ai soutenu la démocratie participative, on me scande que le dirigeant du mouvement que je soutiens commet une faute grave en laissant se prononcer sa base!

Seraient-ils devenus TOUS FOUS???!!!

 

À présent, je vous serais gréée de balayer devant votre porte tous les reliquats de vos votes dénués de conscience citoyenne,

d’ôter vos gros doigts boudinés de mon désarroi,

de cesser de vous frotter à ma peine tels des chihuahuas en rut,

d’arrêter de me souffler vos recommandations fétides en plein pif alors que je peine à réouvrir mes poumons à cette promiscuité électorale.

 

En bref, cessez de m’allumer, et laissez-moi seule souffler sur mes propres braises. Merci.

 

Une insoumise.

Et demain…

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Voilà trois jours que je cherche quoi dire sur demain. Non, pardon, sur Demain. Avec Majuscule.

 

Trois jours que je rate sciemment des occasions d’écorner des Macron, des Fillon, de Le Pen, déjà bien racornis par leurs propres conflits d’intérêts. Eeeeet oui, Macron aussi… Mais de ses affaires à lui, aucun media n’en parle, même pas du fait que les laboratoires Servier ont rédigé son programme santé. Même pas ça. Rien.

 

Mais comme il y a Demain, j’occulte tout ce qui est laid, et je me prends à rêver. De Fraternité. De projet commun. De bouffe saine. De vins bio. D’apéros sous la tonnelle. De musique. D’espoir. D’Amour profond. D’Amour physique. De confiance les uns dans les autres. De bienveillance. De rues dénuées de mendicité. De champs sans OGM. De découvertes scientifiques. De mon petit garçon qui foulera Demain un sol où l’on ne nous culpabilise plus parce que soit disant, on coûte trop cher. Parce qu’ici-bas, les pauvres coûtent plus cher que les riches…

 

Et soudain, ce clip… Ce clip me cueille… Et guide en cet instant ces mots malhabiles. Mais sincères.

 

Putain, Demain, c’est  presque aujourd’hui… Et je crois que jusqu’à présent, je ne m’en étais rendue compte que lors du compte à rebours de la nouvelle année…

 

Hier. Jean a collé sa dernière affiche. Hier,  j’ai distribué mon dernier tract. C’était à la conductrice métissée d’une voiture arrêtée à un feu rouge de mon quartier. Elle s’est exclamée en souriant: « Ah, c’est pour Mélenchon?! Ça va, alors…! », avant de redémarrer toute pimpante.

 

J’espère tant de ce dernier tract…

 

Hier, j’ai longuement échangé avec un couple d’espagnols engagés dans le mouvement Izquierdas Unidas, proche de Podemos. Ils ne parvenaient plus à se décider de partir, tant ils vivaient par procuration ce fol espoir de changement à côté duquel eux sont passés, par découragement, désintéressement, et désillusion. Il m’ont donné une énergie incroyable. Nous avons échangé nos coordonnées en guise de sceau, avant de nous embrasser fraternellement.

 

Ce fol espoir qui nous anime est partagé par tous les pays qui se sont laissés récemment aveuglés dans leur choix profond. Les états-Unis y compris.

 

Après l’Apéro Insoumis que chacun a préparé de ses petites mimines, afin d’offrir un moment de convivialité et de dialogue aux autochtones de ce quartier résolument marseillais, un militant sexagénaire et ami m’a accompagnée dans ma pause-cigarette (c’est pas bien, je sais…) pour me livrer jusqu’à la lie de son espoir:

 

« Tu sais… Cette énergie, je la respire, je la ressens… C’est la même qu’en 68. Et qu’en 81, à la veille de l’élection de Mitterand ! On sentait qu’il se passait quelque chose… Et bien là, je sens que quelque chose bouge. Et tu vois, je milite depuis des mois, et j’ai mal partout, mais… Mais j’ai l’impression d’avoir vingt ans. »

 

Dans son regard, des milliards d’étoiles, et entre ses lèvres encore entrouvertes de son dernier mot, le souffle d’une nouvelle ère que j’imagine -pressens- être … Celle du Peuple.

 

Les gens, donnez-vous cette chance…

Ne les laissez plus vous faire croire qu’il n’y a aucune autre alternative,

Que vous êtes trop bêtes pour penser,

Que cette fois encore,

Tout est joué d’avance.

Nous Sommes Les Importants,

Offrons-nous une vision douce de la société,

Un futur qui nous unit

Pour de vrai cette fois,

Car comme dit la chanson que je partage avec vous pour ce Demain:

 

Le temps passe

On l’évite

Ne passons pas trop vite… 

 

 

 HOPE …

 

 

Emmanuel Macron, le plan cul de la France

Emmanuel Macron, le plan cul des français

C’est toujours la même histoire… On s’est investi corps et âme dans une relation sentimentale qui se voulait aussi insubmersible que le Titanic, et l’on est resté sur le carreau quelque temps après qu’elle se soit enfoncée dans les profondeurs abyssales de l’abandon, de la mutilation, de l’abstinence et de l’amertume (et de l’abstinence). Des semaines et mois durant, on a décliné de sérieuses et flatteuses propositions, parce qu’on n’était pas prompt à accepter que la bienveillante nouveauté s’immisce dans notre cynisme sur l’Amour, ce concept merdique inventé pour justifier la fornication, et de fait, la procréation. Et n’y croyant plus du tout, à cet idéal de vie que de toute façon on emmerde cordialement, on a découvert… le plan cul.

 

Rhâ, il est loin le temps où l’on retenait nos larmichettes lorsque le témoin d’un mariage auquel on était invité se mettait à lire cette diablerie de Lettre de Saint Paul aux Corinthiens: l’amour rend service ; l’amour ne jalouse pas ; il ne se vante pas, ne se gonfle pas d’orgueil(…). Parce qu’après tout, on avait bien compris que soit a) Tout cela n’était que foutaise, b) On n’avait JAMAIS connu le vrai amour. Et pour le coup, aucune des deux réponses ne se voulait réconfortante. Par contre, il ne m’a pas échappé que si l’on remplaçait dans le texte le mot « Amour » par « Plan cul », on se rapprochait bien plus de la vérité! Car en effet: « Le plan cul rend service; le plan cul ne se jalouse pas; le plan cul ne se vante pas et ne se gonfle pas d’orgueil » (sauf peut-être sur son anatomie, mais ça, comme chantait Gérard Blanc, c’est une autre histoire).

En tout cas, le plan cul allège le coeur (eeeeeeeet oui!), te donne envie de te faire sentir diaboliquement désirable quand tu en as envie, et seulement SI tu en as envie, te donne l’illusion de l’amour-propre retrouvé, sans aucune contrainte en contrepartie. Parce que justement, le plan cul est CREUX, et que paradoxalement, cette vacuité te remplit, sur un mode revanchard peut-être.

 

Macron, le plan cul de la France

 

D’après les sondages, il semblerait aujourd’hui (et j’emploie bien le conditionnel, hein) que les français aient besoin d’un bon vieux plan cul. Forcément, après la déclaration d’Amour du Bourget, et les trahisons qui suivirent, les français semblent logiquement préférer le Vide au Concret, le Superficiel au Bouleversement.  Parce qu’après une relation foireuse de 5 ans, ils en ont forcément conclu, comme dans les histoires d’A, que le Concret pue, en général…

Les hommes sont tous des égoïstes, les femmes des hystéros, et les politiques ne sont motivés que par le pouvoir. Alors, l’un dans l’autre, autant choisir un candidat pour sa jeunesse, son absence de programme, ou la vacuité de son discours et de son regard bovin. Rien à étudier, rien à réfléchir, rien à rêver, rien à perdre, et rien à foutre, au final.

 

Mais voilà. Il faut toutefois savoir que le plan cul finit souvent par vouloir PLUS. Parce qu’il a considéré que ce que vous lui offriez était une partie pour un tout. Et il vous parle de vie commune, lit les annonces immobilières tout empreint de lyrisme, et se verrait bien -comble de disgrâce- avoir un rejeton de vous, mais juste parce que c’est VOUS. D’ailleurs, quelquefois, le plan cul occulte longtemps ses intentions profondes pour ne pas vous effrayer au départ, et c’est quand il ne peut plus se contenir que le choix s’impose à vous. Dire qu’on s’était rabattu(e) sur lui, par dépit, et qu’à présent, il se voit Aladin vous trimballant sur son tapis volant, ou Blanche-Neige sur votre cheval blanc. Et oui, le plan cul, aussi creux, aussi superficiel, aussi teubé soit-il, « se gonfle aussi d’orgueil » finalement, tout comme l’Amour! Et franchement, feriez-vous un enfant avec un plan cul?

 

Je crois qu’il est grand temps de guérir. Ou de penser à le faire. Il est clair que les turbulences et les déceptions nous ont insufflé un besoin de jachère politique. Commencer à guérir, c’est au moins regarder autour de soi. Être attentif. Je ne vous parle pas d’amour éternel, et d’autant moins que certains candidats proposent que tout homme politique soit révocable à tout moment s’il ne satisfait pas les citoyens, ou s’il triche, trahit, déshonore…

Mais comme par hasard, notre plan cul, lui, ne le propose pas…

Emmanuel Macron, le plan cul de la France

Marche pour la 6ème République, 18 mars 2017

Alors, je me pose juste cette question : 5 ans d’obligations avec un plan cul, n’est-ce pas un tantinet trop long ? Ne risque-t-on pas de passer à côté d’autres projets à cause d’un foutu pour foutu  qui s’est bien trop incrusté dans nos consciences ? Parce qu’une chose est sûre, c’est qu’un jour, on renaît. Et comme le cerisier, on se remet à bourgeonner sous un ciel plus clément qui nous insuffle l’envie, ou comme dans ladite chanson de Gérard Blanc, le besoin « d’une Autre Histoire ». Ne la laissons pas passer…

 

Indignons-nous! Aimons!

 

 

Estelle Bee.

Impostures et abstentions: le Grand Cirque de la vie

Faire des enfants, aller voter

TOUS POURRIS. Cela fait dix ans que ces deux mots s’échappent de toutes les bouches comme une écume amère qui altérerait le goût des choses, et qu’il faudrait recracher bien vite pour se sentir mieux. Pour s’extraire d’un contexte inconfortable, anxiogène. Dire TOUS POURRIS, de la même façon que l’on ne verrait plus que les défauts de ce sale con ou cette chieuse que l’on a chéri naguère plus que notre propre personne, et que l’on a renoncé à écouter vraiment, à force de conclusions tirées sur le socle de la colère. Quand on dit TOUS POURRIS, on abandonne. Et a priori, ce n’est pas grave, d’abandonner. Ça peut même sauver, parfois.

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MAIS…

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Mais dans ce contexte électoral qui m’apparait comme un possible tournant historique, j’avoue que j’en tremble. Et ce qui me fait si peur, ce n’est pas que les gens pensent – plus à raison qu’à tort, d’ailleurs- que nos politiques sont tous des guignols motivés par une ambition personnelle quasi freudienne. Ce qui m’angoisse, c’est que d’autres, pourtant minoritaires en nombre réel, se réjouissent, eux, d’aller glisser leur bulletin pestilentiel dans l’urne comme des sadiques syphilitiques qui prendraient plaisir à refiler leur saloperie au reste du pays. Ce qui me terrifie, c’est qu’en faisant cela, ils donneront raison à toute cette majorité silencieuse, celle qui scande TOUS POURRIS.

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Parce qu’en réalité, je les comprends, ces gens. Je comprends l’usure de leur pensée. Je comprends leurs préoccupations quotidiennes. Je comprends leur déprime. Et j’en arrive même à comprendre leur déni. Et c’est justement parce qu’ils sont silencieux, parce que pour rien au monde, ils ne rateraient une journée à la plage ou le gigot-flageolets de mamie pour aller voter pour des gugusses à cravate que les pourris nous envahissent. Il me semble aujourd’hui urgent que les silencieux comprennent qu’ils sont importants. Vraiment importants. Qu’en ciblant vraiment leur amertume sur ce qui les a rendus amers, désabusés, ils pourraient vraiment changer la donne. Car au fond, savoir ce que l’on ne veut plus, c’est avoir conscience de ce que l’on veut. Suffit juste de lire quelques programmes, et de ne pas oublier qui l’on est.

 

Cette constatation m’a amenée à penser que bien souvent, et dans d’innombrables domaines, les gens qui s’abstiennent, n’osent pas, s’interdisent ou se taisent sont justement ceux qui devraient s’exprimer. Les inaudibles, les timides, les modestes, les complexés constituent bien souvent la partie la plus pure de l’Humanité. Mais alors, réciproquement, ceux qui font du bruit seraient-ils des imposteurs? Ceux qui exultent ne devraient donc pas juste… s’abstenir?

 

Paul Watson, le fondateur de Sea Shepherd, a dit récemment que les êtres humains devraient à ce jour s’abstenir de faire des enfants, à cause du manque de ressources alimentaires à l’échelle planétaire. Puis il a ajouté que l’ironie de cela était que ce sont justement ceux qui ont conscience de la nécessité de ne plus enfanter qui devraient faire le plus d’enfants, compte tenu de cette sensibilité au Monde qu’ils étaient les plus à même de transmettre. Le constat, bien que plombant, est imparable. En témoignent les images de milliers d’enfants errants de New Delhi, et de petits corps squelettiques des plaines arides du Soudan.

 

À la radio, j’entends souvent des chanteurs à la médiocrité aussi râpeuse qu’un rosé de pays languedocien, qui en font des tonnes et récoltent des lauriers qui leurs siéent aussi bien qu’un dentier à une poule. Alors que je connais de vrais musiciens touchés par la grâce et qui n’en demandent pas tant, ou n’osent pas, juste parce qu’ils ne s’y voient pas vraiment déjà. Et même si ce sont eux que j’aimerais entendre en boucle, je ne peux m’empêcher de penser qu’ils sont justement meilleurs parce que leur art ne se voit pas pollué par une avidité qui sonnerait le glas de leur créativité originelle. Devenir quelqu’un, est-ce se perdre soi?

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Je me suis toujours demandé ce que devenait l’amour après l’amour, mais qu’en est-il des rêves, des ambitions, des idéaux ? Ont-ils une vie après la retenue, la lâcheté, après l’abandon ? Se réincarnent-ils ? Vont-ils se nicher au creux de quelqu’un de neuf, plusieurs fois, jusqu’à ce qu’ils trouvent preneur, une personne qui saura les matérialiser sans crainte ? Les gens publiquement reconnus de nos jours, sont-ils donc, pour leur plus grande majorité, des imposteurs qui auraient pris la place des silencieux? Quand on y pense, l’ordre entier du Monde pourrait être remis en question…

 

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On peut donc légitimement se demander s’il est vraiment sain de donner le pouvoir à quelqu’un qui le demande, parce qu’il y a neuf chances sur dix pour que le candidat désire gouverner pour de mauvaises raisons. Parce qu’il a une revanche à prendre sur la vie. Parce qu’il souhaite connaître le vertige de celui qui ne peut pas grimper plus haut… Parce qu’il ambitionne d’être quelqu’un. Neuf chances sur dix est une forte probabilité. Ne pas faire entendre sa voix, c’est la certitude de ne pas être écouté. Et respecté. Votez!

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Yes we can, yes YOU can!

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Estelle Bee.