« Délit de solidarité » ou les délinquants modernes

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Voilà, je sors de chez mon médecin, et le verdict vient de tomber: hypervigilance extrême. Arrêt de travail. Stresam. Acupuncture. Bref, tout un protocole. Mais laissez-moi vous raconter comment j’en suis arrivée là:

Tout a commencé en janvier dernier lorsqu’en faisant des recherches,  je suis tombée sur un lien Google annonçant l’adoption du communément nommé « Délit de solidarité » dans la loi Asile-Immigration. Deux lignes ont suffi. Juste deux lignes, puisque mon ordinateur a tout bonnement refusé d’ouvrir ce lien du Figaro, m’indiquant « Safari ne parvient pas à ouvrir la page ». Je dois dire que j’ai mis du temps à le domestiquer, mais qu’à présent, ce refus de me faire accéder aux informations du très objectif Figaro me démontrait que mon ordi et moi formions à présent une seule et même entité morale.

Et mon coeur de battre s’est arrêté.

DÉLIT DE SOLIDARITÉ!!!

Mais, mais, mais…. Pourquoi???

Mais surtout….

POURQUOI???

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Alors, je me suis mise à lire des témoignages et à visionner des vidéos afin de m’enquérir, telle une profileuse de série américaine où l’on voit des médecins légistes décortiquer des macchabées à la pause dej’ tout en boulottant leur Bô Bun suintant, du VRAI MOBILE de ces nouveaux délinquants psychopathes. Et ce que j’ai découvert fait PEUR. Attention, âmes sensibles, fermez cette page tout de suite, ou à défaut, vous serez obligé.es de vous rendre sur Tf1 Replay pour matter le dernier journal de Jean-Pierre Pernault, histoire de digérer l’épouvantable vérité que je m’apprête à vous livrer.

 

Le profil

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Le Kaïra Solidaire réside souvent près d’une frontière, ce qui d’emblée, nous fait poser l’évident diagnostic de la schizophrénie.

Dans presque 60 % des cas, il est retraité, ce qui forcément, témoigne du fait qu’il n’aura pas à pâtir de la mainmise qu’auront les zombies-migrants sur les emplois de nos bons français de France.

Ou bien, c’est un marginal bouffeur de graines, et qui dit graine, dit spermatozoïde, embryon, foetus, bébé, donc dépeceur ou violeur d’enfant.

Le KS – Kaïra Solidaire- ne regrette JAMAIS son horrible geste, et affirme que si c’était à refaire, il commettrait exactement le même forfait. Ce qui démontre bien que dans son for intérieur, en bon maniaque qu’il est, il SAIT qu’il n’a rien à perdre, et qui dit « rien à perdre » dit Daesh, dit Paradis, dit 40 vierges alanguies, donc pédophile ( donc fan de Jean-Luc Lahaye ) ET polygame, et en conséquence, à forte tendance reproductrice d’une lignée de délinquants à son image. Et même dans l’au-delà, c’est super flippant.

Le délinquant moderne, ou KS, considère que tous les êtres humains sont égaux. Il porte ainsi assistance à ceux qui sont en marche, alors que, de toute évidence, il n’a pas voté pour LREM, ce qui fait de lui un machiavélique félon de la République.

Le KS affirme ne pas être capable de rester insensible à la détresse et qu’il est naturel pour lui de porter secours à des familles en détresse, déshydratées, affamées, désorientées ou aux membres inférieurs congelés et à la limite de l’amputation à cause de l’épique traversée dans les montagnes enneigées. Il se dit donc INCAPABLE d’arrêter, de son propre aveu, ce qui témoigne d’une addiction mortifère à la limite de la toxicomanie, et qu’il faudrait donc l’interner en HP -s’il y avait encore de la place et du personnel- et s’assurer de sa neutralisation en l’affublant d’une camisole de force et du masque d’Hannibal Lecter.

Ces découvertes m’ont soudain renvoyée à moi-même, ET C’EST LÀ QUE TOUT S’EST ÉCROULÉ. On dit souvent qu’on voit la paille dans l’oeil de l’autre, et pas la poutre dans le sien. Je me suis tout à coup revue par flashes, tantôt donnant une baguette de pain à un SDF un peu mat de peau, tantôt une pièce à une maman rom, au lieu de leur jeter de l’ail et de l’eau bénite, en bonne française respectueuse des lois de ma patrie… Parfois, faisant une heure sup’ gratuitement dans mon collège de zone sensible à des élèves en galère. Puis tendant une cigarette ou deux au feu rouge, à un vieillard qui semblait bien loin de connaître les paroles de la Marseillaise ou du dernier Florent Pagny.

Mais, mais… Suis-je bête!!! Peut-être que le don de cigarettes (donc de cancer, et qui dit cancer dit mort) démontrera que j’oeuvre à ma façon, ET EN MÊME TEMPS,  POUR la loi Asile-Immigration, finalement! Allez, tout n’est peut-être pas perdu. Peut-être que durant mon incarcération, j’aurai le droit à un peu d’eau et de pain sec, et qu’on me permettra de voir mon fils une à deux fois par an et sous surveillance, histoire qu’il ne risque pas d’être mordu par le zombie solidaire, et qu’il n’en devienne pas un à son tour.

En conclusion

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C’est Emmanuel Macron lui-même qui a employé l’expression Délit de solidarité. Il y a bien des années, lorsque j’ai lu 1984, d’Orwell, j’étais bien peu à même de comprendre réellement pourquoi cet ouvrage était considéré comme un roman d’anticipation. Je l’avais traversé, quoique passionnément, un peu comme un roman de science-fiction. Interdire aux gens de communiquer entre eux, de s’indigner sous peine de mise au pilori, et SURTOUT, de devoir se cacher pour S’AIMER, comme des délinquants de haut vol me paraissait d’un surréalisme sans équivoque.

 

Le Délit de Solidarité est une INTERDICTION d’aimer son prochain, et si nous acceptons ce gravissime concept liberticide et assassin , par paresse, ou faute de temps ou d’énergie dans nos vies à crédit, qu’en sera-t-il demain?

Serons-nous jugés pour Délit d’échange intellectuel, de Partage, pour Délit d’Amitié ou de générosité? Pour Délit d’Amour?

 

Voyez par vous-même… Et indignons-nous!

 

https://www.facebook.com/ajplusfrancais/videos/572361076464879/UzpfSTcwMjc2MTc5OToxMDE1NjUzMTQxMDkxNjgwMA/

 

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Estelle Bee.

 

 

 

Couches-culottes et Nutella, ou la VDM des français résumée en deux promotions…

C'est LE buzz de la semaine

C’est LE buzz de la semaine, du mois, voire de l’année. Ce petit moment d’autant plus délicieux qu’à l’instar d’un programme de télé-réalité de l’élégante W9 , il vous rassérène au plus profond de votre être, vous rassure sur votre propre condition: Non, vous n’avez pas encore touché le fond –sauf si vous vous prénommez Rocco– puisqu’il y a bien pire que vous: de tristes culs terreux qui s’arrachent des pots de Nutella des pognes en s’insultant et en jouant des coudes, des épaules, et surtout des bourrelets, n’est-ce pas? De surcroît, pour une diablerie de marque qui participe à la déforestation de l’Amazonie que ces pauvres ères ignorent autant que la Critique de la raison pure de Kant, ou que la composition mortifère de ladite pâte à tartiner. Et après cela, on s’étonne de l’obésité croissante, hein!

Et puis… Comme une réjouissance n’arrive jamais seule… Voilà qu’ensuite, ils s’étripent à nouveau pour des couches Pampers bourrées de phénoxyéthanols, si peu soucieux qu’ils sont du risque de cancer encouru par leurs rejetons conçus en nombre dans le seul souci de décrocher le pactole mensuel des allocations familiales de notre bonne vieille et charitable Patrie. Hahaha, fait la bourgeoise! Hohoho, laisse échapper, guttural, le français moyen! Mais quelle honte, lâche ce flot bien-penséiste mais néanmoins amusé, pareil à un rang d’aficionados devant une désopilante mise à mort.

Parce que la mise à mort, elle a déjà commencé, voyez-vous. et ce, depuis plus de 30 ans, avec une formidable accélération ces quinze dernières années. Le Nutella suivi des couches-culottes, l’un dans l’autre, ça nous éclaire pas mal sur la situation des français, n’est-il pas? Car voyez-vous, la question à se poser n’est point: mais que sont devenus les français? Mais plutôt: qu’a-t’ON fait aux français? 

 

C’est simple, on a davantage appauvri les plus fragiles, mais de la façon la plus insidieuse qui soit, et à tous les niveaux.

 

On les a justement appauvris en leur donnant l’illusion qu’ils ne manquent de rien. On les a appauvris en truquant les codes de la norme sociale: des must have à gogo, des publicités gimmick à tire-larigot, et de la malbouffe remplie de tranquillisants sociaux bien chimiques, lots de consolation pour ceux qui n’ont pas les moyens de s’évader le temps des vacances, mais qui, instinctivement tout de même -on ne leur a laissé que ça, l’instinct- ont le souci de faire plaisir à leurs enfants, qu’ils aiment, si si!

 

On les a appauvris en déclassant l’idée du bonheur. Le bonheur, c’est con-som-mer, et les pauvres aussi aspirent au bonheur. LVMH l’a bien compris. Aujourd’hui, on ne porte plus des vêtements Lacoste pour jouer au tennis ou au golf. Comme on ne foule plus le sol avec des baskets hors de prix pour gagner la médaille olympique. On leur a fait croire que la plénitude, c’est cela.

 

On les a appauvris intellectuellement en mettant au devant de la scène de tristes personnages d’une vulgarité pathétique qui parviennent à devenir des pseudo stars et à empocher le pactole en quelques semaines de voyeurisme télévisuel. Surtout qu’avec un président qui veut des jeunes qui « rêvent de devenir millionnaires », on a enfoncé le clou dans le bulbe, de manière à ce que les plus modestes ne comprennent plus que si certains ont trop, c’est que d’autres n’ont pas assez, et qu’être millionnaire, c’est donc forcément malhonnête. On les a tellement appauvris qu’ils ont fini par voter pour leur plus grand prédateur. Et oui, Big Brother is watching you, babe!

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Alors, maintenant, on les appauvrit de façon décomplexée et fine comme du gros sel… On les appauvrit en leur coupant les vivres tout en les embrouillant intellectuellement. De toute façon, ils sont trop occupés à acheter du Nutella en promo pour penser. On leur supprime 5 euros d’APL par-ci, qui deviendront 30 euros en mars, et 60 au deuxième semestre. Vu que ce sera l’été, ça va « passer crème »! On  dérembourse leurs médocs, on massacre leur service public, on les contrôle, les polissons! Mais toujours pour leur bien, hein, histoire de diminuer le nombre de tués sur les routes. Et oui, les polissons comprennent la fessée, c’est logique.

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Voilà, pourquoi, en tant que simple citoyenne, j’en appelle à votre sens critique. Ces tristes spectacles, certes grotesques si on les cloisonne,  sont justement à décloisonner. Ils sont le miroir de la MISÈRE que les politiques successives ont engendrée et laissée s’accroître ces dernières années, la faute à Bruxelles, parait-il. (Voir article sur le Brexit:http://labeille-ma-tuer.com/le-brexit-ca-mexcite/) Aujourd’hui, le français défavorisé met de l’affect dans l’achat « de ce qu’il est normal d’acquérir ». Consommer pour se consoler, consommer éperdument, comme on se jetterait sur un pot de crème glacée après s’être fait lourdé pendant les fêtes de fin d’année, consommer fièrement comme on obtiendrait son bac, consommer fougueusement, comme on embrasserait ou on étreindrait l’être aimé après une longue absence comme si notre vie en dépendait, consommer sauvagement comme on inspirerait entre deux apnées. Consommer sauvagement. Anarchiquement. Au nom de la survie. Juste pour ressentir l’indispensable illusion d’être Vivant.

 

Je terminerai en partageant cet extrait de roman d’Aldous Huxley, intitulé Le meilleur des mondes. Ce passage est véritablement effarant de projection sur la manière dont notre société est gérée aujourd’hui. Il date de 1932. Si vous ne le connaissez pas, et que vous avez le courage de le lire, vous ne le regretterez pas.

 

« Pour étouffer par avance toute révolte, il ne faut pas s’y prendre de manière violente. Il suffit de créer un conditionnement collectif si puissant que l’idée même de révolte ne viendra même plus à l’esprit des hommes. L’idéal serait de formater les individus dès la naissance en limitant leurs aptitudes biologiques innées.

Ensuite, on poursuivrait le conditionnement en réduisant de manière drastique l’éducation, pour la ramener à une forme d’insertion professionnelle. Un individu inculte n’a qu’un horizon de pensée limité et plus sa pensée est bornée à des préoccupations médiocres, moins il peut se révolter. Il faut faire en sorte que l’accès au savoir devienne de plus en plus difficile et élitiste. Que le fossé se creuse entre le peuple et la science, que l’information destinée au grand public soit anesthésiée de tout contenu à caractère subversif. Surtout pas de philosophie.

Là encore, il faut user de persuasion et non de violence directe : on diffusera massivement, par la télévision, des divertissements flattant toujours l’émotionnel ou l’instinctif. On occupera les esprits avec ce qui est futile et ludique. Il est bon, dans un bavardage et une musique incessante, d’empêcher l’esprit de penser.

On mettra la sexualité au premier rang des intérêts humains. Comme tranquillisant social, il n’y a rien de mieux. En général, on fera en sorte de bannir le sérieux de l’existence, de tourner en dérision tout ce qui a une valeur élevée, d’entretenir une constante apologie de la légèreté ; de sorte que l’euphorie de la publicité devienne le standard du bonheur humain et le modèle de la liberté.

Le conditionnement produira ainsi de lui-même une telle intégration, que la seule peur – qu’il faudra entretenir – sera celle d’être exclus du système et donc de ne plus pouvoir accéder aux conditions nécessaires au bonheur. L’homme de masse, ainsi produit, doit être traité comme ce qu’il est : un veau, et il doit être surveillé comme doit l’être un troupeau. Tout ce qui permet d’endormir sa lucidité est bon socialement, ce qui menacerait de l’éveiller doit être ridiculisé, étouffé, combattu… »

 

Alors, les gens, et si l’on s’indignait?

 

Estelle Bee.

 

Le mentor d’Emmanuel Macron serait Nabilla Benattias

Nabilla, maître à penser de Macron

Depuis quelques semaines, cette surenchère de petites phrases macroniennes d’une intelligence rare nous mettait la puce à l’oreille. Et outre le fait que nous avions bien saisi que Monsieur Macron est de très loin, THE président de la France qui n’aime pas du tout les français, les allégations allaient tout de même bon train:  Que cherche-t-il, au juste? Ambitionne-t-il d’aller au clash pour justifier une violente répression future? Prend-il un plaisir frénétique à insulter les classes populaires et moyennes qui tentent de défendre leur steak haché Lidl – enseigne « préférée des français » selon la pub (No comment…)  – face aux privilèges des fins gourmets? Ou est-il simplement un peu con immature, finalement?

Mais voilà, la dernière prouesse de Jupiter à propos de la jalousie des français, bien trop grossière et puérile, frôle résolument le plagiat de la citation originelle  » T’es dans ta jalousie, chuis dans mon jacuzzi… » et fait éclater une vérité finalement bien prévisible:

 

LE MENTOR D’EMMANUEL MACRON SERAIT NABILLA BENATTIAS. 

 

Nabilla tout court, quoi! Nabilla, la classieuse, Nabilla l’impertinente, Nabilla la passionaria, bien plus connue pour ses buzz lascifs que pour sa grande connaissance de la Pléiade. Et surtout, Nabilla, pur produit calibré d’un Star System où le gagnant prend tout, mais ABSOLUMENT TOUT. Créature hybride d’une mécanique où décence et indécence se confondent, de façon à rendre opaque la vulgarité et admirable la bêtise, de laquelle, bien entendu, on s’enorgueillit jusqu’à la RENDRE ENVIABLE auprès de l’instinct collectif des couches populaires, en recherche de valeurs et d’auto-estime. Nabilla, révélatrice d’un monde où la laideur de l’intention, où la vénalité, où l’avidité la plus pornographique se mesurent à leur résultat « glamour ». Nabilla, dont les maximes, juxtaposées à celle de notre président, démontrent bien, sur le fond, qu’elle n’est rien de moins que son maître à penser, son Socrate, son Maître Pangloss rien qu’à lui. Mais comparons plutôt:

 

De l’échelle des valeurs: 

« Vous n’allez pas me faire peur avec votre Tee-shirt. La meilleure façon de se payer un costard, c’est de travailler. »

N’entendez-vous pas :

« Allo, t’es une fille et t’as pas d’shampoing, nan mais allo quoi! »

ou encore:

« Chuis une serviette, c’est un torchon, la fille…! »

 

 

De la différenciation sociale:

Il y a une majorité de femmes, qui sont pour beaucoup illettrées

VS

Aucun swag, les baleines

 

De la coexistence subie:

« Une gare, c’est un lieu où on croise les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien »

VS

Je ne me mélange pas, les aigles ne volent pas avec les pigeons

 

De la prise en compte de la pensée d’autrui:

 

Certains, au lieu de foutre le bordel, feraient mieux d’aller regarder s’ils ne peuvent pas avoir des postes là-bas

 

La citation originelle, un peu plus complexe tout de même:

 

Quand on est belle, on reste trop concentrée sur ses extensions, ses produits, ses ongles, pour avoir le temps de penser à autre chose. C’est le privilège des moches, elles n’ont que ça à faire!

 

De la vision des gargantuesques écarts de richesses en France:

Je ne cèderai pas au triste réflexe de jalousie française

THE phrase originelle:

T’es dans ta jalousie, chuis dans mon jacuzzi, quoi!

 

De la notion de RÉUSSITE SOCIALE:

Bien avant Macron, Nabilla déclarait, hautement clairvoyante:

je trouve ça triste pour un président de ne pas avoir de buzz. Heu, je sais pas, faudrait qu’il fasse un truc, je sais pas, une Sex tape, un truc marrant, quoi…

VS

L’économie du Net est une économie de superstars. Il faut des jeunes Français qui aient envie de devenir milliardaires.

 

En conclusion, celui qui a également déclaré qu’il ne cédera rien « ni aux fainéants, ni aux cyniques » n’a pas à se glorifier de son grand travail discursif. On a beau savoir que derrière chaque grand homme oeuvre une femme, il n’est guère étonnant de s’apercevoir que derrière chaque petit homme se cache une inénarrable cruche. Tous deux ont cela de commun qu’ils croient dur comme fiel que l’adoubement est une fin en soi, profitant à l’envi d’une France en perte de repères dont on stimule sans cesse l’instinctif afin de contrer toute réflexion, tout discernement, et toute révolte. 

 

Et si l’on s’indignait?

 

Estelle Bee.

Loi travail: les dialogues (sociaux) du vagin

 


 dialogues (sociaux) du vagin

Aujourd’hui, des spasmes bien familiers s’insinuent dans le bas de mon ventre. La douleur, diffuse, se fait parfois plus précise juste là, au creux de mes reins, et mes jambes qui semblent gonflées à l’hélium, crient à l’aide sous les coutures tranchantes de mon petit jean. Oui, je suis une femme. Je me dis que j’ai de la chance, parce qu’aujourd’hui, on est samedi, et que je peux m’allonger tranquille sur mon sofa, parce que lundi, ces tiraillements  auront laissé place une délivrance certaine au prix d’une logistique féminine obligatoire. Oui, je suis une femme qui travaille. Et qui saigne au travail.

 

Et justement…

 

On nous bassine depuis quelques semaines avec la Loi Travail, vous savez, cette formidable avancée sociale qui permettra d’en finir avec les 35 heures pour repasser à 39, et de partir à la retraite à 67 ans dans le seul but de… créer de nouveaux emplois! Ah oui, parce que j’ai oublié de vous dire, la Loi Travail va permettre de créer des emplois, si, si. Même que Pierrot, enfin, Pierre Gattaz, éminemment soucieux du sort de la France d’en-bas l’a dit:

 

Si les patrons n’embauchent pas, c’est qu’ils ont une peur phobique de licencier.

 

Certains experts du sommeil auraient même affirmé que cette ignoble phobie réveillerait des Vincent Bolloré, des Xavier Niel, des Patrick Drahi (…) chaque nuit en sursauts et en larmes, après que dans un épouvantable cauchemar, ils se verraient contraints, une kalashnikov pointée sur la tempe et dans un bain de sang intérieur, de licencier un pré-senior, un délégué syndical ou une jeune maman en dépression post-partum. L’horreur, quoi!

 

Et de ce fait, ladite avancée sociale permettra donc, je cite, de « libérer le travail » en « facilitant les licenciements ». Vous suivez? D’ailleurs, aujourd’hui, on ne parle plus de licenciement, on emploie l’expression dialogue social. Comme on dirait je suis indisposée parce qu’avancer j’ai mes règles, ça fait sale.

 

Alors, j’ai oublié de vous dire autre chose, c’est qu’en plus d’être une femme qui saigne au travail, je suis aussi -et pardon d’avance pour le pléonasme- une femme qui réfléchit. Oui, une chieuse, c’est ça… Et comme d’habitude, quand je réfléchis en plein syndrome prémenstruel, j’entrevois souvent le pire côté des choses. Oui, car comme 75 % des femmes, je deviens sacrément gothique 5 jours par mois. Et c’est pourquoi j’ai grand besoin, comme 90 % des personnes détentrices d’un vagin, de partager la crainte qui m’habite:

 

Quand mes douleurs d’aujourd’hui tomberont un jour de semaine, et que ma productivité en sera forcément amoindrie, serai-je plus susceptible de « libérer le travail » que mon collègue Jean-Bernard, surtout si elles deviennent à ce point insupportables que je me retrouve obligée de rentrer me terrer chez moi, une bouillotte sur le ventre ?

 

Si je suis une femme qui décide d’enfanter, et que je ne souhaite pas regagner mon poste, façon Rachida Dati, tout juste mon placenta expulsé, serai-je plus soumise au « dialogue social » que Roger?

 

Si mon enfant fait de la fièvre, et que je suis contrainte de rester à son chevet, comme le font 68 % de femmes contre 32 % d’hommes -rapport certainement du à l’inégalité salariale de 24 % et des obligations que cette dernière sous-tend insidieusement- ai-je plus de risques de me retrouver dans les rêves prémonitoires de mon patron phobique du licenciement que mon binôme Gérard?

 

Et qu’en est-il si j’ai une infection urinaire, un kyste à retirer sur l’ovaire gauche, ou sur le sein droit, un putain de nodule sur la thyroïde, ou pire encore, un deuxième enfant?????

 

Alors oui, la Loi Travail prévoit que je sois indemnisée en cas de licenciement accidentel. Tu sais, l’accident bête. Le truc con où le patron phobique fait accidentellement rédiger une lettre à sa secrétaire me demandant de « libérer le travail » à compter d’avant-hier. La fatalité, quoi. L’inconsolable patron devra me verser en Prudhommes, l’amende colossale de 5 mois de salaire si j’ai travaillé 5 ans dans la boîte. Somme qu’il aura capitalisée avant en tant qu' »indemnité de licenciement » et qui sera pour lui aussi net d’impôts qu’un compte au Panama. Alors? Merci qui?

 

Mais qu’aurais-je fait pour mériter ça? Tout et rien à la fois. J’aurais juste perdu à la loterie de la reproduction/ de l’Amour/ de la baise, et je serai, pour le simple fait d’être une femme, condamnée à accentuer l’hémorragie qui vide lentement la société de tout son sens.

 

J’invite toutes les femmes et ceux qui les aiment à prendre conscience de cette régression sociale qui va faire très mal si nous ne faisons rien.

 

Pour ma part, je trimballerai mes ovaires et tout ce qui va avec dans la rue les 12 et 23 septembre prochains pour refuser toute forme d’esclavage moderne, et chaque jour s’il le faut. On s’en fout, on mangera des pâtes, les gosses adorent ça. Et en plus, ça tient chaud au ventre 😉

 

Indignons-nous, existons!

 

 

Estelle Bee.

 

PS: Et le premier qui me soutient que cette chronique a été rédigée sous le joug des hormones, je lui colle mon poing dans la figure!

Faut-il TOUT essayer? Vraiment…?

Fin de feuilleton électoral bien prévisible. Clap de fin également sur les débats qui auront entaché quelques gigots-flageolets du dimanche chez Mamie, qui auront sèchement éclaboussé quelques apéros entre amis, souillé quelques cousinades, érigé des cloisons râpeuses dans les salles de pause, enflammé ou glacé l’atmosphayyyre.

 

Et s’il y a une chose que je retiens aujourd’hui de cette élection de mon pays, cette Grande Patrie des droits de l’Homme et du Citoyen, le berceau d’Emile Zola, de Balzac, de Victor Hugode Patrick Sébastien, c’est sans nul doute ce si noble et lancinant argument électoral:

 

« On n’a jamais essayé, alors pourcouaaa pas…? On verra bien…! »

 

Heu.. D’accord. Admettons… Mais depuis, je ne cesse de me demander si je ne suis pas en train de rater ma vie à force d’éviter d’essayer certaines choses, car si je suis la logique de l’électorat de En Marche, tout dans l’existence ne serait qu’Ex-pé-rien-ce.

 

Alors, au final, comment donc distinguer l’Expérience du réel Danger? Et faut-il tout, mais VRAIMENT TOUT essayer???

 

Je ne suis pourtant pas du genre froussarde. À l’âge de 6 ans, j’ai tenté de faire pipi debout. À 8 ans, j’ai dévalé un toboggan de bois rempli d’échardes qui a transformé mon postérieur et une partie de mon intimité en carpaccio de boeuf. À 14 ans, j’ai conseillé à ma prof d’anglais de consommer des carottes, car ça rend aimable. À 16 ans, j’ai essayé de manger des croquettes pour chat qui m’ont coûté 6 tubes de dentifrice. À 2o ans, j’ai fréquenté le Club Pyramides de ma ville de province, et à 23 ans, je me suis resservie trois fois de la paella avant de faire un tour de Grand Huit…

Mais un jour, un ami fort hétéro, fan de Jackass, m’a confié qu’il avait eu une relation sexuelle avec un homme, juste pour essayer, et ne pas mourir idiot. Comme l’expérience tournait à l’épouvante pour lui, il m’a avoué que tout l’acte durant, il avait fermé les yeux et tenté d’imaginer que son partenaire était … une femme! Et j’avoue, pour le coup, ne pas avoir en avoir vraiment saisi l’intérêt… Pourtant, aujourd’hui, je me dis que peut-être, les français qui ont glissé un bulletin En Marche dans l’enveloppe bleue ont sûrement procédé de la même façon. Les yeux fermés, le séant contracté, en imaginant que le jeune banquier frais émoulu qui allait faire les poches aux plus fragiles était en réalité Coluche, Robin des Bois ou Jonathan Hart (Oh-oh-oh)  . Mais cela s’appellerait plutôt du « déni ». Alors, revenons à l’Expérience.

 

J’ai lu quelque part que l’expérience dès la toute petite enfance était un concept cher aux Apaches et aux Sioux. Car en effet, lorsqu’un enfant encore quadrupède s’approche du tison, on le laisse se brûler, pour qu’il comprenne son erreur par lui-même, quitte à en être marqué à vie. Et quand il se saisit de quelque objet contondant, l’idée qu’il se coupe revêt une importance moindre que le bénéfice de l’Expérience qu’il aura acquise. Et que plus grande en est la Douleur, plus Grand en sera l’Enseignement. Et c’est ce qui me fait penser aujourd’hui que nous, français, allons ÉNORMÉMENT « APPRENDRE » sous la présidence Macron…!

 

Suis-je donc passée à côté de mon apprentissage de la vie, ce soir d’hiver glacial où je rejoignais ma cité U, lorsque j’ai  décliné l’offre de cet automobiliste qui me proposait de photographier mes seins contre 50 euros en espèce?

 

Ai-je donc raté quelque chose en choisissant de me taper 8 kilomètres à pied pour rentrer chez moi à 5 heures du matin après une classieuse soirée mousse plutôt qu’avec un binôme d’alcooliques véhiculé?

 

Et que puis-je moi aussi ESSAYER pour me rattraper, en bonne française que je suis?

 

Me faire cautériser les deux narines?

M’épiler le maillot avec du goudron brûlant?

Manger du rat mort au petit déjeuner en imaginant que c’est un pain au raisin?

Me coller les paupières à la glue quand j’ai une insomnie?

Accepter enfin de boire un café avec mon voisin raciste?

Scier les phalanges de mes orteils trop longs?

Avaler des tessons de bouteille?

Porter des sous-vêtements en paille de fer?

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J’attends vos suggestions… Et en attendant, bonne expérimentation!!!

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Parce qu’il vaut mieux en rire qu’en mourir… (enfin, je crois …)

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Estelle Bee.

Il drogue Nicolas Hulot, et lui fait du chantage (?)

Sarkozy l’a dragué. Hollande lui a caressé l’échine. Hamon serait descendu un poil plus bas. Mélenchon, avec son programme basé sur la transition écologique, lui a soutiré des éloges sans pour autant obtenir son engagement dans la France Insoumise. Et, contre toute attente,  Macron l’a fait!

Voir entrer Nicolas Hulot dans un gouvernement libéral éhonté, c’est un peu comme découvrir un éléphant rose portant un jean slim taille 36 dans son T2. Légèrement heu… surprenant.

Mais vous qui en avez conclu, à la hâte, que Macron est un génie du commerce qui pourrait convaincre une daurade royale de faire du porte à porte pour vendre des hameçons, vous êtes, en réalité, bien loin du fin mot de l’histoire.

 

Il se murmure en effet que Nicolas Hulot serait en fait victime d’un chantage sans précédent.

 

Tout aurait commencé à l’entre-deux tours. Emmanuel Macron aurait donc convié Monsieur Hulot dans le restaurant parisien Dans le noir, afin de tenter de témoigner à son convive son aveugle admiration pour l’ensemble de son oeuvre. Heurté de plein fouet par le désintéressement du pugnace écologiste, Macron, armé de lunettes infrarouges, aurait donc décidé de déclencher le plan Orsec:

Au moment du dessert, il aurait subtilisé son fondant au maté vegan, et l’aurait remplacé discrètement par un énorme muffin bourré de 250 grammes de la plus pure hawaïenne. Vingt minutes plus tard, Gilbert B, un client qui prenait sa pause cigarette devant l’entrée du restaurant, aurait entendu Monsieur Hulot confier à Emmanuel Macron qu’il décelait en lui « le petit lémurien orphelin qu’il avait été dans une vie antérieure », et qu’il passerait « le reste de son existence à le venger des méchants braconniers qui avaient emporté ses parents loin de leur île natale, dans un zoo de la périphérie de Bucarest ». Les deux compères auraient alors fait un pacte de sang à l’aide du couteau suisse de Nico, avant de s’enlacer fraternellement. « Ils paressaient tous deux très émus », ajoute Gilbert. Monsieur Hulot aurait ensuite annoncé « qu’est-ce que je suis content! » avant de vomir généreusement sur son pantalon Quechua beige de la collection printemps-Été 2009. « Il faut dire que dans ce restaurant, les portions sont généreuses! Je vais d’ailleurs lui mettre 4 étoiles dans Trip Advisor! », conclut Gilbert.

 

Selon d’autres sources partiellement aléatoires, l’ex futur président et le militant écologiste auraient fini la soirée dans la forêt de Giverny, où Nicolas Hulot se serait baigné nu parmi les nymphéas, avant de tenter de se sécher en se frottant avec force conviction contre l’écorce d’un saule pleureur centenaire. Alerté par des flashes incessants d’appareil photo, le garde-forestier aurait alors accouru, apercevant, au loin, un homme à la raie sur le côté vêtu d’un costume sombre qui s’enfuyait en vociférant « Parce que c’est notre PROJEEEEEEEET! ». Il aurait alors retrouvé « un gars ressemblant étrangement à Monsieur Nicolas Hulot » à plat ventre sur un sol recouvert de lichen. Ce dernier lui aurait confié, au bord des larmes, sa frustration de ne pas avoir pu « féconder la terre, à cause d’un repas bien trop arrosé ».  Professionnel, le garde-forestier aurait alors appelé un taxi afin que « l’homme à la coupe au bol » puisse rentrer chez lui en toute sécurité.

 

Deux semaines plus tard, Nicolas Hulot, qui avait par le passé fermement condamné la politique libérale d’Emmanuel Macron, faisait une entrée inattendue à Matignon. Chantage photographique? Simple coïncidence? Le doute plane encore…

 

 

Parce qu’il vaut mieux en rire qu’en mourir,

 

 

Estelle Bee.

Cessez de m’allumer! Parole d’Insoumise.

Cessez de m'allumer, parole d'insoumise.

Une semaine que ça dure.

Une semaine qu’il ne se passe pas deux heures sans qu’on me racole.

Vulgairement.

Que l’on me touche,

Salement.

Une semaine que les passablement-pensants sont officiellement devenu les bien-pensants.

« Nan mais tu comprends, si tu t’abstiens tu ouvres une autoroute au FN!!! »

« Nan mais tu vois, si tu votes blanc, tu fais le jeu du FN!!! »

 » Nan, mais attends, tu comptes en fait sur nous pour faire le sale boulot, c’est ça?! »

Insoutenable…

.

Parce que le job, j’estime l’avoir déjà fait, moi.

J’ai milité.

Des mois.

J’ai porté l’Avenir en commun de mes petites mains avec parfois en bandoulière le sentiment d’abreuver des bouches asséchées par la résignation,

Je l’ai porté avec le peu de temps libre que la vie veut bien m’octroyer,

Je l’ai porté en rêvant de cette lumineuse transition écologique qui aurait créé des millions d’emplois,

Je l’ai porté en songeant à ces mères en galère qui tranquillement, auraient pu laisser leurs enfants gratos à la cantine afin de pouvoir retrouver une vie sociale et professionnelle,

Je l’ai porté en toute fraternité envers mes semblables d’autres couleurs,

Je l’ai porté pour que mon facteur sache où j’habite,

Je l’ai porté au nom de la Paix,

Je l’ai porté en cessant enfin de me reluquer le nombril,

Je l’ai porté pour nos enfants,

Je l’ai porté pour qu’on cesse enfin de taper sur les plus fragiles,

Je l’ai porté par respect envers tous nos aïeux qui se sont battus pour nos droits sociaux,

Je l’ai porté parce que seul CE projet-là nous permettait de les conserver,

Je l’ai porté au nom d’une future démocratie réelle,

Je l’ai porté contre vents et marées médiatiques orientés,

Je l’ai porté contre l’esbroufe politicienne,

La manipulation des consciences,

Je l’ai porté contre les J.T,

Contre les journaleux des marécages,

Contre les assoiffés du buzz,

Les boulimiques des fakes,

Les ivrognes du clash,

Les carnassiers de l’image,

Les charognards des ondes,

Contre la mauvaise foi dévorante,

Contre les je-m’en-foutistes des lendemains,

Contre les inconscients de l’Avenir.

Je l’ai porté de tout mon coeur.

Et justement…

C’est là que le poignard blesse…

 

Voilà qu’à peine le poignard planté en ce soir du 23 avril,

Voilà qu’à peine je saigne,

Qu’à peine je respire,

Qu’à peine je comprends, même,

 

Qu’à peine que je prends conscience dans un profond chagrin et dans un bain de sang intérieur de ce à quoi nous allons renoncer, que déjà, ILS M’ASSAILLENT:

« Il faut appeler à voter Macron pour faire barrage au FN!

– Heeeuuuu ….

– Ben ouiii! Non mais Le Pen! Le fascisme, Hitler, Mussolini, Franco, tu connais???!!!

– …. »

À DIRE VRAI, CES GENS-LÀ M’ONT MANQUÉ DE RESPECT.

 

Ils m’ont manqué de respect car ils ne m’ont pas laissée faire mon deuil.

Et ils m’ont attouchée de leurs phrases racoleuses,

De leurs mains sales,

J’étais cette veuve que l’on essayait de remarier de force avec le ravi du village,

J’étais cette fille prude à qui l’on léchouillait l’oreille d’une langue râpeuse et chargée,

J’étais cette meuf du quartier que l’on coince dans la cage d’escalier,

Cette passante à qui l’on colle une main aux fesses,

Cette stagiaire à qui l’on malaxe les épaules dans l’intimité d’un bureau,

Cette fillette que l’on pousse à faire des dégueulasseries en la menaçant de s’en prendre à sa famille…

 

À moi qui sais justement que le libéralisme engendre le fascisme,

À force d’appauvrir les masses pour faire se goberger quelques immondes millionnaires,

À moi qui ai milité contre l’un pour éviter l’enfantement de l’autre,

On me demande de plébisciter le père!

À moi qui ai soutenu la démocratie participative, on me scande que le dirigeant du mouvement que je soutiens commet une faute grave en laissant se prononcer sa base!

Seraient-ils devenus TOUS FOUS???!!!

 

À présent, je vous serais gréée de balayer devant votre porte tous les reliquats de vos votes dénués de conscience citoyenne,

d’ôter vos gros doigts boudinés de mon désarroi,

de cesser de vous frotter à ma peine tels des chihuahuas en rut,

d’arrêter de me souffler vos recommandations fétides en plein pif alors que je peine à réouvrir mes poumons à cette promiscuité électorale.

 

En bref, cessez de m’allumer, et laissez-moi seule souffler sur mes propres braises. Merci.

 

Une insoumise.

Et demain…

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Voilà trois jours que je cherche quoi dire sur demain. Non, pardon, sur Demain. Avec Majuscule.

 

Trois jours que je rate sciemment des occasions d’écorner des Macron, des Fillon, de Le Pen, déjà bien racornis par leurs propres conflits d’intérêts. Eeeeet oui, Macron aussi… Mais de ses affaires à lui, aucun media n’en parle, même pas du fait que les laboratoires Servier ont rédigé son programme santé. Même pas ça. Rien.

 

Mais comme il y a Demain, j’occulte tout ce qui est laid, et je me prends à rêver. De Fraternité. De projet commun. De bouffe saine. De vins bio. D’apéros sous la tonnelle. De musique. D’espoir. D’Amour profond. D’Amour physique. De confiance les uns dans les autres. De bienveillance. De rues dénuées de mendicité. De champs sans OGM. De découvertes scientifiques. De mon petit garçon qui foulera Demain un sol où l’on ne nous culpabilise plus parce que soit disant, on coûte trop cher. Parce qu’ici-bas, les pauvres coûtent plus cher que les riches…

 

Et soudain, ce clip… Ce clip me cueille… Et guide en cet instant ces mots malhabiles. Mais sincères.

 

Putain, Demain, c’est  presque aujourd’hui… Et je crois que jusqu’à présent, je ne m’en étais rendue compte que lors du compte à rebours de la nouvelle année…

 

Hier. Jean a collé sa dernière affiche. Hier,  j’ai distribué mon dernier tract. C’était à la conductrice métissée d’une voiture arrêtée à un feu rouge de mon quartier. Elle s’est exclamée en souriant: « Ah, c’est pour Mélenchon?! Ça va, alors…! », avant de redémarrer toute pimpante.

 

J’espère tant de ce dernier tract…

 

Hier, j’ai longuement échangé avec un couple d’espagnols engagés dans le mouvement Izquierdas Unidas, proche de Podemos. Ils ne parvenaient plus à se décider de partir, tant ils vivaient par procuration ce fol espoir de changement à côté duquel eux sont passés, par découragement, désintéressement, et désillusion. Il m’ont donné une énergie incroyable. Nous avons échangé nos coordonnées en guise de sceau, avant de nous embrasser fraternellement.

 

Ce fol espoir qui nous anime est partagé par tous les pays qui se sont laissés récemment aveuglés dans leur choix profond. Les états-Unis y compris.

 

Après l’Apéro Insoumis que chacun a préparé de ses petites mimines, afin d’offrir un moment de convivialité et de dialogue aux autochtones de ce quartier résolument marseillais, un militant sexagénaire et ami m’a accompagnée dans ma pause-cigarette (c’est pas bien, je sais…) pour me livrer jusqu’à la lie de son espoir:

 

« Tu sais… Cette énergie, je la respire, je la ressens… C’est la même qu’en 68. Et qu’en 81, à la veille de l’élection de Mitterand ! On sentait qu’il se passait quelque chose… Et bien là, je sens que quelque chose bouge. Et tu vois, je milite depuis des mois, et j’ai mal partout, mais… Mais j’ai l’impression d’avoir vingt ans. »

 

Dans son regard, des milliards d’étoiles, et entre ses lèvres encore entrouvertes de son dernier mot, le souffle d’une nouvelle ère que j’imagine -pressens- être … Celle du Peuple.

 

Les gens, donnez-vous cette chance…

Ne les laissez plus vous faire croire qu’il n’y a aucune autre alternative,

Que vous êtes trop bêtes pour penser,

Que cette fois encore,

Tout est joué d’avance.

Nous Sommes Les Importants,

Offrons-nous une vision douce de la société,

Un futur qui nous unit

Pour de vrai cette fois,

Car comme dit la chanson que je partage avec vous pour ce Demain:

 

Le temps passe

On l’évite

Ne passons pas trop vite… 

 

 

 HOPE …