Monthly Archives: mars 2014

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People: les faux amis des vrais gens

Gad Elmaleh et LCL

Chanteurs, acteurs, starlettes, humoristes, sportifs… Vous les aimez, mais souvent, l’amour est aveugle, et malheureusement, parfois même sourd. Car  c’est toujours en altermondialistes, gauchos convaincus, trotskystes indécrottables, et proches de la plèbe que ces célébrités se présentent à nous, car disent-ils, ils n’ont pas oublié d’où ils viennent.

Disent-ils… Mais ainsi font-ils ?

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Jenifer ou la « T’es ma copine Attitude »

Vous avez grandi, évolué avec Jenifer, vous savez, la petite boulotte au brin de voix ma foi joli, qui faisait à l’époque des choix amoureux aussi douteux que les vôtres. Et depuis, elle est devenue une femme accomplie et successfull, expirant à pleins poumons – en en nuisette cocotte SVP !- « sous le soleil de mes cheveux blonds ( !!!), poupée de cire, poupée de son » dans sa chanson « Hommage » à France Gall. Comme quoi on peut être chanteuse ET daltonienne.

Aussi, c’est en Prime Time qu’elle distille aujourd’hui ses bons conseils sur l’imparable chaîne dans « The Voice », conseils épicés de clins d’yeux complices de CELLE QUI SAIT, puisqu’elle est justement passée par là. Son empathie très tactile à l’égard des candidats –vas-y que je te malaxe l’épaule comme on détend un gigot d’agneau avant cuisson, mais sans huile d’olive-, son parler djeun’s, et son côté connecté (« inné… vibrations… sensibilité… ») font que Jen est apparemment la super nana qui comprend toutes les galères de la vie. AINSI, ELLE SEMBLE ÊTRE TOUS CES GENS À LA FOIS : elle est la punk tatouée qui éructe de sa voix pierreuse des couplets de Colette Renard dans le métro, elle est ce mastodonte poilu à la dentition approximative qui balance un contre-ut sur le pont de All by myself, elle est cet afro-sino-latino-alsacien qui semble tout droit sorti d’un morphing de chez Benetton et qui susurre du Nancy Sinatra comme si c’était  son dernier souffle.

Bref, Jen, elle est un peu comme un abonné de chez Free, ELLE A TOUT COMPRIS. Vraisemblablement.

D’ailleurs, elle a tellement tout compris qu’elle fredonne en ce moment « Que les françaises sont joliiiiies » en boucle, dans une publicité pour La Halle aux Vêtements et Chaussures.  Elle démontre donc concrètement que oui, décidément, elle est une fille normale, qui porte des espadrilles mal compensées made in Bangladesh, des jupes délavées asymétriques qui s’effilochent, des pulls en laine de verre, des blazers non doublés, des collants Il n’y a que maille qui m’aille, et des sous-vêtements abrasifs à 12,90 euros la parure.

Le Hic : pour les enregistrements de The Voice, la petite française comme les autres a porté deux robes différentes qui coûtaient 3000 et 1300 euros la pièce, ce qui faisait cher le centimètre carré de tissu, forcément.

Le Hic : pour les enregistrements de The Voice, la petite française comme les autres a porté deux robes différentes qui coûtaient 3000 et 1300 euros la pièce, ce qui faisait cher le centimètre carré de tissu, forcément.

Car le problème ici n’est pas que la starlette porte des tenues dont le coût permettrait de subvenir aux besoins d’une famille française pendant deux mois. Le vrai souci est qu’elle soit assez hypocrite pour faire croire aux françaises qu’elle s’habille exactement dans les mêmes magasins aux mêmes néons mochisants qu’elles, juste pour se faire du blé,  blé qu’elle ira évidemment dépenser chez Chanel ou Dolce & Gabbana. A-t-elle au moins conscience que ce paradoxe est une injure faite à ces compatriotes ?

 

Gad Elmaleh, des dents qui rayent le rocher…

C’est vrai que l’on s’est senti proche de lui lorsqu’il déroulait ses sketches sur « Le Blond », personnification du gars parfait aux orteils irréprochables qui donnerait des complexes à George Clooney et Jared Leto réunis. Mais voilà, notre bon Gad est entré –un peu fort- dans le monde du cinéma, s’est apparemment vu uriner plus haut que d’autres, et a cru bon de défendre le gros Gégé qui abandonnait sa patrie pour s’en aller boulotter du chocolat chez Jeff de Bruges, et gratos en plus. Difficile après cela d’affirmer qu’on n’a pas oublié ses modestes origines, d’autant plus que l’on jette l’ancre à Monaco.

Mais un beau jour, on redécouvre l’acteur d’habitude grimacier en directeur financier impitoyable dans Le Capital, de Costa-Gavras qui dénonce cette fois le monde de la haute finance et ses dérives aberrantes, qui font en sorte que l’écart entre les riches et les pauvres se creuse toujours davantage. Et dont la mécanique repose sur une utilisation de sommes qui ne servent qu’à faire fructifier d’autres sommes, sans produire quoi que ce soit. Alors, on reconsidère un peu notre avis sur Gad, mais malheureusement pas pour si longtemps.

Car dans une interview, le réalisateur explique que l’idée première du film est née d’« un livre terrible de férocité écrit par François Gille, ancien directeur repenti du Crédit lyonnais. », vous savez, la banque française aux 115 implantations dans des paradis fiscaux pour laquelle Gad Elmaleh fait justement de la publicité à la télévision?! Vous savez, cette mauvaise publicité dans laquelle il joue son propre rôle et explique à son public, vraisemblablement assis sur des boîtes à rire, qu’une banque qui traite bien ses usagers, ben c’est possible !

Car dans une interview, le réalisateur explique que l’idée première du film est née d’« un livre terrible de férocité écrit par François Gille, ancien directeur repenti du Crédit lyonnais. », vous savez, la banque française aux 115 implantations dans des paradis fiscaux pour laquelle Gad Elmaleh fait justement de la publicité à la télévision?!

Alors, on peut toujours chercher la raison de ce paradoxe – ignorance ? Provocation ?- ou bien essayer de savoir de quel bord est, au juste, Monsieur Elmaleh, mais cela n’apportera rien de nouveau au débat, puisque nous avons tous compris je pense, que ce dernier se contrecarre totalement du sujet, qu’il se torche élégamment avec la crise, l’oligarchie, la nécessité, la détresse, pour n’en retenir que des valeurs chiffrées qui l’intéressent. Qu’il est tellement perché aujourd’hui, à la manière de Maître Corbeau, qu’il ne fait même pas le rapprochement entre ses divers choix ou mots, enfin, je l’espère. Mais finalement, je n’en suis pas si sûre…

Car inciter des téléspectateurs à entrer dans un monde – LCL- qu’il était censé dénoncer par ailleurs, est une attitude qui, sous certains aspects, peut s’apparenter à de la prostitution… Une chose est sûre, Maître Corbeau n’est pas prêt à lâcher son fromage…

Je terminerai ma démonstration en évoquant l’épineux sujet des Enfoirés. L’initiative vient à l’origine, d’un bon sentiment, nous le savons tous. Mais aujourd’hui, en ces temps immensément difficiles,  l’idée que des millionnaires demandent à des smicards de donner pour des RMIstes n’aurait-elle pas choqué Coluche lui-même ???people enfoirés

Par le choix de nos programmes et contre l’hypocrisie outrancière, indignons-nous!!!

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Estelle BEE.

A l’attention de celles qui ne font pas pipi debout

Cette petite injustice anatomique qui nous met, nous les femmes, dans une galère hautement stressante en cas d’urgence pipi, alors que nos partenaires mâles vivent cette même situation le cœur léger et en sifflotant tels des pinçons sur des cerisiers en fleur. Je suis une fille. Une de celles qui a tout le temps envie de faire pipi, surtout dans des situations/ lieux/ moments/ tenues inappropriés. Je précise que je suis jeune pour ceux qui d’emblée, auraient le réflexe de me joindre une pub pour les couches Confiance en guise de commentaire 😉

L’évènement du week-end étant la JOURNÉE DE LA FEMME, je me suis dit qu’il était grand temps d’aborder un sujet dont PERSONNE n’ose parler (surtout pas une femme du monde hein!) et qui me fait penser que Dieu est forcément un mâle :

 

Cette petite injustice anatomique qui nous met, nous les femmes, dans une galère hautement stressante en cas d’urgence pipi, alors que nos partenaires mâles vivent cette même situation le cœur léger et en sifflotant tels des pinçons sur des cerisiers en fleur.

 

Revivons donc pour l’occasion quelques situations –issues de conversations de filles- que l’on préfèrerait oublier. Voici donc 7 solutions de repli pour celles qui ne font pas pipi debout.

 

1)   Le bistrot :

 

Ne pouvant pas tutoyer les pylônes comme Monsieur, le café du coin est la base de repli n°1 d’une femme en situation d’impériosité. Et forcément, en femme civilisée, on prend quand même la peine de commander un café au passage qu’on boira froid ou qu’on ne boira pas, c’est selon. Résultat : 2 euros le pipi. Et c’est monnaie courante. J’en profiterais pour rendre hommage à ce gentil patron moustachu d’un bar-tabac à Aix-en-Provence qui me fit me sentir bien honteuse dans ma condition de femme. Alors que je m’engouffrais, tous voyants allumés, dans l’établissement bondé, je constatai qu’il n’y avait pas une seule table de libre pour y commander mon café. J’achetai alors un paquet de chewing-gum au comptoir du tabac, avant de me diriger vers l’escalier en colimaçon que je savais être la voie de mon salut. Pendant que je descendais les marches, une voix qui appelait « Madame ! Madame ! Madaaame ! » s’élevait dans le brouhaha. Mais ce n’est que lorsque la voix prononça « MademoisELLEUH ! » que j’eus le réflexe de me retourner, jeune trentenaire oblige. Car il se trouve que c’est bien moi que le gros patron appelait pour la quatrième fois, donc tous les regards des clients étaient braqués sur moi. Pliée en deux dans mon urgence, je questionnai du regard l’interlocuteur qui me lança :

–       Vous allez où là ?

–       Pardon ?

–       Oui Madame vous allez OÙ ??? Rajouta sa femme, une sorte de sosie de Yolande Moreau, le cœur en moins.

–       Heu, aux toilettes…

–       Non non remontez hein ! Les toilettes sont réservées à la clientèle ! S’indigna le bonhomme.

–       Heu… (l’ensemble de la salle attendait ma réponse) Je viens de vous acheter des chewing-gum… !

–       Non non c’est pas pareil ! Les toilettes sont pour les clients du  café, pas du tabac, d’accord Madame ??!!!

–       Non mais vous êtes hyper classe ici ! Répondis-je, clairement humiliée, avant de sortir en claquant la porte.

En sortant du café, je me parcourus du regard. J’étais correctement vêtue, j’avais les cheveux propres et des manières plutôt bonnes, et je venais de me faire jeter comme une clocharde pochtronnée et malpropre par un gros macho inélégant devant tout le monde, seulement parce que mon statut de femme m’imposait de faire une pause dans les plus brefs délais.

En sortant du café, je me parcourus du regard. J’étais élégamment vêtue, j’avais les cheveux propres et des manières plutôt bonnes, et je venais de me faire jeter comme une clocharde pochtronnée et malpropre par un gros macho inélégant devant tout le monde, seulement parce que mon statut de femme m’imposait de faire une pause dans les plus brefs délais.

2)   L’embouteillage :

Uriner au bord de la route n’est pas un souci pour ces messieurs lorsque, coincé dans un chassé-croisé pas vraiment prévu par Bison Futé, on se retrouve pris au piège et à deux doigts d’imploser. Mais compte tenu que toi la fille, tu ne peux pas faire pipi sans découvrir l’ensemble de ton intimité, tu te dois d’abandonner ta voiture pour aller te planquer derrière un fourré devant les regards amusés des autres usagers. En l’absence de végétation ou reliefs, comme en Camargue par exemple, tu devras courir très vite jusqu’à ce que tu disparaisses de leur champs de vision. Autant être entraînée….

 

3)   La piste de ski :

Trente minutes d’attente aux toilettes du restaurant d’altitude, c’est trop pour qui s’est contenue trop longtemps pour kiffer la poudreuse. Et alors que Chouchou n’a qu’à dezipper pour libérer son petit Shar Pei, tu es obligée de te surgeler les miches derrière un Mélèze après avoir crapahuté dans la montagne avec une démarche de spationaute bourré.

 

4)   L’entre-deux voitures :

LA solution que nous privilégions en ville à la nuit tombée lorsqu’aucun bistrot n’a eu la bonne idée d’ouvrir dans les 500 mètres à la ronde. Encore faut-il faire attention de ne pas faire pipi sur ses jolis escarpins en cuir de veau bois de rose non encore imperméabilisées. Encore faut-il vérifier AVANT qu’il n’y ait personne DANS la voiture derrière laquelle on se planque à la hâte… Comme par exemple ce couple d’amoureux éberlué par la scène loufoque qui se déroule sous ses yeux…

4)	L’entre-deux voitures : LA solution que nous privilégions en ville à la nuit tombée lorsqu’aucun bistrot n’a eu la bonne idée d’ouvrir dans les 500 mètres à la ronde. Encore faut-il faire attention de ne pas faire pipi sur ses jolis escarpins en cuir de veau bois de rose non encore imperméabilisées. Encore faut-il vérifier avant qu’il n’y ait personne DANS la voiture derrière laquelle on se planque à la hâte…

5)   In a dark desert Highway…

Lorsque l’on fait tomber une tartine par terre, chacun sait qu’elle tombera fatalement du côté de la confiture. Idem pour le pipi urgent d’une fille au bord de la route. Ainsi, le bord de route archi désert où pas même le diable y planterait sa fourche ( « c’est bon je peux y aller, y’a pas un chat… ») deviendra comme par magie la Nationale 7 sitôt que tu te retrouveras toutes fesses dehors. C’est à croire qu’on paye des automobilistes pour ça! Bon à savoir en cas de panne….

 

6)   Le rhabillage en urgence :

L’entre-deux voitures ou le bord de route exigent une grande rapidité, mais aussi de l’ORGANISATION selon les vêtements que l’on porte. C’est du moins ce que tu apprends à tes dépends lorsqu’une autre femme s’approche discrètement de toi pour te dire un peu gênée que ta jupe est entièrement coincée dans tes collants (!!!), trente minutes après les faits, sachant que tu as traversé toute une rue piétonne et que tu es allée chercher tes enfants à l’école dans cette tenue…

 

7)   La plage :

Ne vous demandez plus messieurs pourquoi les femmes ont plus d’aptitudes à aller se baigner dans une eau à 16°. Elle ne sont pas plus courageuses non non. C’est juste qu’elles n’ont parfois pas le choix, contrairement à vous 😉 Mais bon, ça raffermit les chairs, parait-il…

 

En conclusion…

Souvent, lorsque j’ai affaire à une pimbèche, une femme autoritaire, sèche ou revêche, je ne peux m’empêcher de me raviser en pensant qu’elle aussi, un jour, s’est retrouvée dans une situation humiliante, alors que si elle avait été un homme, sa mémoire n’aurait pas gardé la moindre trace de ce moment.

 

« To pee or not to pee, that is NOT the question,

 

The question is: To pee NOW but WHERE THE FUCK???souvent, lorsque j’ai à faire à une pimbèche, une femme autoritaire, sèche ou revêche, je ne peux m’empêcher de me raviser en pensant qu’elle aussi, un jour, s’est retrouvée dans une situation humiliante, alors que si elle avait été un homme, sa mémoire n’aurait pas gardé la moindre trace de ce moment.

 

Isn’t it sista 😉

 

Alors PARLONS-EN!!!!!!!!