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Loi El Komhri : la feuille de salade entre les dents du gouvernement.

Loi el komhri, la feuille de salade entre les dents du gouvernement

C’est un de ces instants incommodants de la vie où vous êtes le seul à ignorer que vous êtes franchement ridicule. Pire encore, en sortant de chez vous, vous pensiez que vous aviez tout bon : la bonne cravate, le sourire ultra bright, la bonne énergie, l’haleine fraîche, la bonne couleur de rouge à lèvres, la bonne adresse… Mais voilà… Vous aviez négligé un infime détail qui a causé votre disgrâce, et vous a, pour le coup, donné envie de vous terrer dans un ashram à Pondichéry pour les trente prochaines années.

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Le problème par l’exemple

Imaginez ce jeune cadre dynamique qui, en sortant de l’entretien d’embauche de ses rêves, réalise devant le miroir des toilettes qu’une crotte de nez de la taille d’une feuille de bananier (séchée) vient de sceller le sort de ses ambitions les plus chères,

C’est aussi ce jeune homme timide qui vient enfin de se décider à envoyer ce sms qu’il a modifié 83 fois à cette brunette qu’il a croisée lors d’un stage. Mais au bout de trois interminables jours sans réponse, il réalise qu’il a triomphalement achevé son texto d’une grosse baise. Juste un « a » de trop…

C’est cette étudiante sûre d’elle –et entre autres, ce fut moi- qui arpente les couloirs de l’immense université d’un pas décidé, afin de prétendre à une bourse au mérite auprès du directeur adjoint, et qu’une parfaite inconnue prévient discrètement que l’intégralité de sa jupe est coincée dans ses collants, derrière, alors que trois bonnes heures se sont écoulées depuis le dernier repoudrage de nez

C’est aussi cette pétulante quadra pleine d’humour qui foirera ce rendez-vous avec cet homme à peine plus jeune qu’elle, rencontré sur horlogebiologique.com, puisque ce dernier n’aura pas été capable de se projeter au-delà de la feuille de scarole qui dissimulait son incisive droite, alors qu’elle se livrait généreusement à lui.

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Je repensai subitement à ces instants burlesques en écoutant Madame El Komhri affirmer qu’une loi du travail qui allongeait les journées de labeur des salariés était infiniment pourvoyeuse de nouveaux emplois. Je l’écoutais, patiemment, jusqu’à l’insupportable, essayer de nous démontrer que – si, si !- on pouvait transvider un litre dans une bouteille de 75 centilitres.

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Elle faisait d’ailleurs entendre que ceux qui pensaient le contraire possédaient une âme d’un autre temps, et qu’en somme, nous étions tous des Godefroid de Montmirail atterrés devant l’incontournable modernité qu’elle incarne, elle, avec tous ces bouffons au cœur laid que nous avons eu le malheur d’élire, parce que nous sommes profondément gentils, et que les gentils ne s’attendent pas toujours à se faire sodomiser à sec trahir par ceux à qui ils ont fait la courte échelle.

Car Madame la ministre croyait elle aussi avoir tout bon au départ. Après s’être pliée au sempiternel relooking, ponçage et vernissage de langue de bois de rigueur, elle accédait au ministère toute pimpante et certaine, elle aussi, d’avoir tous les bons réglages. 

Mais voilà, les mouvements sociaux de Nuit Debout et les grèves en série commencèrent à mettre en lumière cette petite feuille de roquette récalcitrante qui entachait sa personne, jusqu’à ce que l’on en vienne à ne voir plus que cela en elle. Et la petite feuille de roquette devint finalement sa synecdoque, c’est à dire, (pour toi, futur bachelier !), sa partie pour son tout.

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La solution

Lorsque nous avons une feuille de salade entre/ sur les dents, il est hélas rare de s’en apercevoir seul. C’est souvent une tierce personne qui nous en informe discrètement après que d’autres timides témoins n’aient pas osé nous en faire part.

Et lorsque l’information nous parvient, que faisons-nous en général ? Nous remercions notre sauveur et nous précipitons dans les toilettes pour retirer la souillure et nous laver de l’infamie.

Mais Madame El Komhri, elle, se doit de garder jalousement sa feuille de laitue afin de ne pas agacer Manu et Manu. Elle est, autrement dit, obligée de COMPOSER, avec plus ou moins de talent.

Alors, si vous aussi vous vous retrouvez un jour affublé(e) d’une verte feuille mi-cuite sur les chicots, ne prenez pas la peine de corriger le tir, jouez là plutôt comme Tante Myriam en trois temps :

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  1. Le déni :

Technique illusionniste inventée par Magritte, le « ceci n’est pas une pipe », sorte de « chéri, c’est pas ce que tu crois » du mari volage surpris en train de trousser sa proche collaboratrice sur la console de l’entrée du foyer est LE réflexe primaire de celui qui est censé courir se cacher dans un trou de souris, mais, pour une quelconque raison, décide de rester et de prendre –en plus- les autres pour des cons. Ainsi, tout comme Madame El Komhri le fit en soutenant mordicus que son projet de loi n’asservissait pas les salariés –bien au contraire !- vous prendrez le parti de conserver l’horrible souillure en affirmant que non, non, ceci n’est pas une salade, mais une simple illusion d’optique.

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loi el komhri, la feuille de salade entre les dents du gouvernement

  1. C’est çui qui dit qui est :

Sorte de Cékikapété d’élève de CE2 ne pouvant déguerpir de sa salle de classe, le « C’est çui qui dit qui est » est une technique manipulatoire de duel visant à écraser l’autre pour réchapper à une situation : par exemple, faire diffuser en boucle des scènes de violence anti-flics afin de dissimuler une féroce politique de répression de mouvements sociaux pas très catholique… Ainsi, il vous suffira juste de décoincer votre feuille de laitue et de l’enfoncer violemment dans les gencives de votre adversaire.

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  1. La condescendance :

Mode d’expression consistant à faire passer les autres pour de gros has been, un peu à la manière d’une Cristina Cordula « Mais ma chériiiiie, ce n’est PAS POS-SIBLE !!! ». C’est ce dont Tante Myriam use et abuse ces derniers temps en se faisant passer pour une modeuse de la politique d’un pays qui se trimballe des blazers à épaulettes, des T-shirts Waïkiki et des big moustaches d’un autre temps. Car elle a la solution miracle pour nous relooker : vider nos placards de force, et faire brûler toutes nos frusques sur le bûcher du progrès. En d’autres termes, sourire à pleines dents, exhiber son infâme reste de midi, et se gausser des gens qui ont les dents brossées. Risqué, mais efficace sur ceux qui n’ont pas le moindre amour propre.

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  1. Parler pour les autres :

En désespoir de cause, vous pourrez toujours dire à votre interlocuteur qu’il est LE SEUL – ou très minoritaire- à penser qu’avoir une feuille de laitue coincée entre les dents soit moche, et que la part silencieuse de la société ne dit mot parce qu’elle consent…

Heureusement que les personnalités politiques sont là pour nous donner des leçons de sauvetage des situations les plus désespérées avec une grande dignité…

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N’oublions pas que le prochain brossage de dents est prévu pour 2017, et que chacun d’entre nous est un poil sur la brosse…

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Contre la destruction massive de nos derniers acquis sociaux, pour notre bonheur individuel et nos libertés, indignons-nous !

.loi el komhri, la feuille de salade entre les dents du gouvernement

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Estelle Bee.

Les seniors, délinquants des hypermarchés

les seniors, délinquants des hypermarchés.

Parler de délinquance fait vendre. Parler de délinquance fait voter. Surtout les retraités, d’ailleurs. Car la notion de délinquance nous renvoie machinalement l’image de jeunes ères à capuche estampillés Nike la police qui dealent au pied d’un immeuble, en s’explosant les tympans à grands coups de Lacrim ou de Booba, qui aujourd’hui, est très loin d’être un ourson recueilli par un petit indien doté d’un fort accent belge. Le délinquant, c’est en définitive, ce jeune mal éduqué qui arrache le sac à main des petites mamies à la sortie des cimetières, et constitue donc, une menace pour la société.

Pourtant aujourd’hui, j’ai décidé de lancer une missive contre cette délinquance insidieuse dont on ne parle jamais, et qui pourtant fait rage au quotidien. Contrairement à celui de Hollande 2012, mon ennemi à moi a un visage, un nom, et malheureusement, il se présente même parfois à des élections. Son visage est fort ridé, ses cheveux sont souvent gris, absents, ou aubergine, il sent l’eau de Cologne Mont-Saint-Michel, et il achète du Polident (je suis, je suis ???????) Je parle bien sûr du délinquant senior.

Bien entendu, j’entendrai le terme de « délinquant » au sens large, étant donné que si le senior, perfide, commet des forfaits qui nuisent à autrui, ils sont par contre rarement répréhensibles par la loi.

À cette règle ne se rapporte qu’une seule exception : le délinquant de la route sénile. Celui qui prend l’autoroute en sens inverse, te grille la priorité en sifflotant du Trenet, ou t’arrache un rétro avant de te faire la leçon, puisqu’il conduit depuis 1949, et n’a pas de conseil à recevoir du jeune con que tu es, toi, puisque tu dois le respect le plus totalitaire à ton aïeul de presque 90 piges.

Un peu profiler, le délinquant – ou kaïra- senior choisit scrupuleusement sa victime, et parvient toujours à retourner la situation à son avantage, puisqu’en théorie, il est forcément le plus vulnérable. Pire encore, il sévit parfois en bande organisée.

Ainsi, il choisira toujours de faire ses petites commissions au moment où tu fais tes grosses courses –et non l’inverse, herk- et que tu n’as qu’une petite heure pour cela, entre midi et une heure par exemple. En substance, il exhibera son grand âge d’une façon des plus ostentatoires (très look at the rides) : il feindra de ne pouvoir lire une date de péremption, te demandera de te baisser pour te saisir de ses boudoirs premier prix, ou souhaitera que tu lui précises si son bon d’achat Herta fonctionne sur du jambon Fleury Michon. Enfin, le vieux casse-couilles gentil retraité ne s’arrêtera pas là. Car au moment où tu croiras l’avoir semé, derrière toi il réapparaîtra. Au passage en caisse. Et c’est pile poil à l’instant où il te demandera si tu aurais la gentillesse de bien vouloir le laisser passer, puisqu’il n’a que 11 articles, et que toi, tu as un caddy bourré façon Renaud (le chanteur, pas la bagnole) qu’il te portera l’estocade. En l’espace de quelques secondes, un bordel sans nom s’emparera de ta tête : être à l’heure pour la réunion/ putain, mais il n’est pas censé mater Jean-Luc Reichman à la téloche, le vioque/ non, mais, elle veut pas que je lui paye ses courses aussi, la vieille morue mamie ? Durant ce temps de réflexion, le senior délinquant simulera le chagrin, l’abattement, voire un début de malaise, pendant que l’ensemble de la file d’attente ainsi que la caissière te lanceront des regards réprobateurs qui auront raison de ton statut de travailleur/euse qui se dépêche de retourner turbiner pour lui payer sa foutue retraite, ainsi que de ton libre-arbitre. Évidemment, le délinquant senior paiera ses commissions par chèque, et mettra cinq ou six bonnes minutes à dégager le plancher, dans le meilleur des cas. Car dans le pire des cas, il se sera trompé de caisse, puisque celle-ci ne prend que les cartes de crédit. Cette méprise sera sans doute volontaire : il souhaitera, en réalité, se mettre à l’affût d’une autre victime innocente dont il ne fera qu’une bouchée.

Le plan du délinquant senior des hypermarchés est hyper bien ficelé : si tu acceptes le deal de le faire passer, il est gagnant. Si tu refuses, il n’est pas perdant, car, en réalité, il a tout son temps, lui. Et dans la bataille, il parvient à te faire passer, toi, jeune actif, pour une véritable raclure de bidet. Ainsi, le délinquant senior parviendra à te pourrir le reste de la journée car tu n’auras de cesse de te demander -à juste titre- s’il n’a pas fait exprès de garnir son filet de 11 articles, juste un de trop pour la caisse rapide.

Après avoir vécu plusieurs fois cette expérience, tu ne considèreras plus les seniors du même œil. Et lorsqu’une mémé en déambulateur mettra la demi-journée à venir à bout de ce passage pour piétons, ton pied droit tremblera un peu au-dessus de l’accélérateur. Et seule l’idée de finir dans une cellule qui sent le service de gériatrie t’empêchera d’abréger ses souffrances. En rentrant chez toi, tu regretteras un peu tes viles pensées, jusqu’à ce que tu regardes de plus près la composition de ta crème caramel Mamie Nova : E150b (cancérigène), E407 (ulcérant), et que tu imagines cette vieille S……. en compagnie de la Mère Poulard et de Cap’tain Igloo te faisant un magistral doigt d’honneur.

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Mieux vaut en rire qu’en mourir,les séniors

 

 

Estelle Bee.

Les kaïras du seizième

les haïras du seizième ne se nourrissent pas aussi mal que ceux des banlieues

 

L’Etat d’urgence est maintenu en France, et cela n’est finalement pas une si mauvaise nouvelle. Car une espèce de délinquants jusqu’à présent méconnue fait désormais trembler l’hexagone. D’après les divers portraits-robots, le voyou serait de type européen, et porterait des complets impeccablement taillés, des cravates moches, une vilaine raie sur le côté, des chaussettes Burlington et des souliers bien cirés. Son homologue féminine, quant à elle, serait reconnaissable grâce à son sempiternel serre-tête de velours, son étrange phrasé en cul de poule constipée, ses cardigans de cachemire, et ses sacs à main en cuir d’autruche de chez Hermès. Elle fréquenterait régulièrement les salons de thé où elle échangerait sur notre bonne vieille France où tout part à vaux l’eau avec ses super cop’s Ludovine de la Rochère et Frigide Barjot, avant d’aller éructer ses viles pensées dans l’intimité d’un confessionnal duquel elle ressortirait avec le sentiment que son âme est aussi blanche que son triste postérieur osseux. En tout cas, après les cinq je te salue Marie que lui délivrerait le Père Geoffroi, avant de lui demander des nouvelles de Pierre-Philibert, son mignon petit dernier.

Le kaïra du seizième ne se fond pas dans la foule, puisqu’il exècre son prochain, dont il ne sait d’ailleurs pas qu’il est le prochain, ou s’abstient tout du moins de le considérer comme tel. Le kaïra du seizième ne présente pas l’embonpoint de celui du 93, puisqu’il évite de se nourrir de tous ces vilains produits que l’on trouve à ras du sol dans les rayons des supermarchés. D’ailleurs, le kaïra du seizième abhorre les supermarchés. Il a ses p’tites habitudes chez les gentils commerçants bien français de ce quartier qui a vu naître cinq générations de sa famille de kaïras.

En cas d’élection, le kaïra du seizième diffère grandement des kaïras à casquette et capuche : lui, il se déplace systématiquement pour aller glisser son bulletin de droite conservatrice aux valeurs d’après-guerre dans l’urne.

Lorsqu’il est confronté à un discours un tant soit peu altruiste ou humaniste, le kaïra du seizième se plait à employer des mots très très grossiers comme Populo, ou Gaucho avec un mépris qui rend son visage aussi laid que son cœur est putride, c ‘est dire si c’est pas beau à voir…

Le kaïra a toujours existé, mais sa délinquance n’est manifeste que depuis quelques jours. Depuis que sa bouche s’est faite porte-parole de son âme, à l’occasion de l’annonce de la création de logements pour les sans-abris à l’orée du bois de Boulogne, en persiflant des  Salope, des Hidalgo au Bois, des  Connards,  Escrocs, Fils de pute, et mon préféré « brosse à caca », à s’en déchirer l’aluette. (gentille aluette)

lorsque les pauvres n'auront plus rien à manger, ils seront bien obligés de boulotter les riches

Car c’est un fait : c’est quand on s’aventure à égratigner ses privilèges que le kaïra du seizième dévoile son hideux visage, dont celui des banlieues n’est que le miroir. Parce que le vrai problème du kaïra du seizième est qu’il veut tout garder pour lui, à part peut-être ses chambres de bonne insalubres de 3 X 3 mètres qu’il loue pour la modique somme de 900 euros à des acteurs en herbe venus de province. Le kaïra du seizième est bien entouré. Bien conseillé. S’il le pouvait, il dormirait lui-même dans une grande niche fiscale, afin que personne ne vienne lui demander de participer à la collectivité. Bien souvent, il n’a même pas besoin de se déplacer pour ses affaires, puisque les courtiers suisses vont désormais tous seuls à Lagardère, pendant que Christian Eckert fait voter des lois en pleine nuit pour permettre cela. Pendant ce temps, les français moyens sont tenus de faire des efforts pour éponger la dette de la France.

Les kaïras des banlieues exultent parce qu’ils n’ont rien, les kaïras du seizième vocifèrent parce qu’ils ont TROP. C’est d’ailleurs ce que dira Claude Goasguen, député-maire – Les Républicains- du 16ème, sans même se rendre compte de l’énormité de sa logique :

Des gens (sans abris) qui n’auront pas la place d’être accueillis en centre d’hébergement, voudrons naturellement s’installer tout autour, puisqu’il y a la place (!), et cela est inadmissible.

Évidemment. Mieux vaut installer ces pauvres gens là où il n’y a pas de place, hein, tant que les bons pères de famille en quête de sensations pas très républicaines peuvent discrètement promener leur berline rutilante à l’orée du bois, en attendant que la Grosse Lulu ou que Graziela do Brazil soit dispo.

Non, le kaïra du seizième ne réfléchit pas comme vous et moi. Il n’a aucun sens des priorités, puisqu’il ne connait ni l’urgence, ni la survie. Cette décision de la ville de faire preuve de solidarité envers son semblable est vécue comme (sic) du mépris vis à vis des habitants du quartier, qui (sic) ne veulent pas de cette jungle, comme le précisera un délicieux riverain, ex PDG de la française des jeux.

Chaque décision, chaque idéal, chaque théorème a sa réciproque. Lorsque je dis NON à quelque chose, c’est au nom d’une autre valeur à laquelle je dis oui. Lorsque certains ont trop, c’est que d’autres n’ont pas assez.

Le kaïra des banlieues n’est que la réciproque du kaïra du seizième, qui était là avant. C’est lui qui a enfanté de l’autre. Mais lorsque pour échapper à la solidarité la plus élémentaire, il hurle des insultes envers des élus ou hauts fonctionnaires de police, on ne peut nullement lui accorder l’excuse de la pauvreté de son dictionnaire. En fait, sa monstruosité n’a aucune circonstance atténuante.

Pourtant, je ne m’inquiète pas pour la suite. Étant donnée la conjoncture, les kaïras du seizième sont voués à l’extinction de leur espèce. Car lorsque les pauvres n’auront plus rien à manger, ils seront bien obligés de boulotter les riches. 😉

En attendant, allons voter pour des gentils…les kairas du seizième

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Parce qu’il vaut mieux en rire qu’en mourir,

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Estelle Bee.

Football et Prime d’Éthique: merci mon chien!

Football et prime d'éthique, merci mon chien

C’est une vraie ré-vo-lu-tion dans le monde du travail ! Et, une fois n’est pas coutume, c’est l’entreprise du football professionnel qui montre l’exemple à tout le patronat (Pierre Gattaz, prend des notes stp) en valorisant ses honnêtes travailleurs de la manière la plus juste qui soit par la création d’une Prime d’Éthique mensuelle visant à récompenser la citoyenneté de ses poulains.

 

Prime d’Ethique, Késako ?

L’affaire est ressortie récemment dans les médias alors que le délicieux Serge Aurier, joueur ivoirien et accessoirement arrière droit au PSG, donnait libre cours à sa liberté d’expression homophobe, en traitant de fiotte Laurent Blanc, son entraîneur, pendant un tchat vidéo dans la nuit de samedi à dimanche. Depuis, ses patrons se demandent si oui ou non, ce petit glissement mérite que celui qui se surnomme lui-même « l’ambiançeur » se voie retirer sur le champ –pelouse- sa prime d’éthique, c’est à dire de bonne conduite basique, qui s’élève à 20 000 euros mensuels. Car c’est un fait, depuis l’arrivée des Qataris, tout joueur qui se comporte comme un être humain et non comme un animal, en s’abstenant d’insulter, molester, gifler, violer, ou cracher au visage de son prochain est dignement récompensé d’une prime allant de 20 000 à 40 000 euros mensuels.

 

Par cet incroyable exemple, le Monde du Football fait sans le savoir une vraie proposition à nos politiques pour lutter contre l’insécurité et en même temps, injecter une bonne dose de Viagra dans la courbe de croissance de notre pays ! Ainsi, cette prime pourrait être étendue à tous les salariés qui feraient preuve d’une citoyenneté de base dans leur entreprise. Mais voyez plutôt par l’exemple :

 

 

La prime d’éthique ? Pour qui?

Donc, toi, l’infirmière qui es à un doigt et demi de dire à cette rombière qui te sonne pour la quatorzième fois d’appeler SOS Détresse Amitié et de te lâcher la grappe (bordel),

 

Toi le cuistot Sodexo payé au lance-pierre qui recraches tes glaires dans le hachis Parmentier quand tu as les boules contre ta direction,

 

Toi qui ne parviens plus à rester professionnel,

 

Toi qui bâcles ton boulot vu que plus personne ne t’augmente depuis dix ans,

 

Toi qui te retiens très fort de coller un coup de tête à ton harceleur de chef plus jeune que toi,

 

Toi qui peux à peine te retenir de donner des surnoms humiliants à tes employés,

 

Et même toi, la mère de famille qui as besoin d’une vraie bonne raison pour ne pas claquer tes enfants en pleine allée centrale de Carrouf à la moindre bouffée de stress,

 

Et aussi toi, le mari à la sauce talibane qui ne comprends pas en quoi coller un arbre à cinq branches à ton Ispicedicounasse est répréhensible,

 

Oui, toi ! Quel serait le prix de ta citoyenneté ?

 

Et toi, c’est combien ta prime d’éthique? 

Prime variable en fonction du degré de civilisation (ou d'animalité) du salarié, selon l'image

Prime variable en fonction du degré de civilisation (ou d’animalité) du salarié, selon l’image

D’après mes calculs, la prime d’éthique s’élève en moyenne à 1/16ème du salaire mensuel du travailleur. Évidemment, le footballeur professionnel, du fait de son métier ingrat, touche en un an ce que quiconque ne touchera qu’en 40 années de bons et loyaux services à l’usine. Mais ce barème peut toutefois nous éclairer sur ce qu’il en sera de notre prime à nous, lorsque le gouvernement appliquera la prime d’éthique à tous les salariés.

Ainsi, toute caissière qui s’empêcherait de rétorquer « Tu l’as vu, çui-là ?! », majeur tendu vers le ciel, à un client qui lui demanderait de bien vouloir le faire passer alors qu’elle est sur le point de fermer sa caisse, toucherait environ 80 euros de prime mensuelle.

 

Tout enseignant se verrait verser 115 euros en évitant de gifler façon Bayrou un chérubin de quatorze ans qui prétend que les journalistes de Charlie, à la chair béante des massacres de la veille, ont bien largement mérité leur sort au nom de la vengeance d’un prophète. Et une prime supplémentaire de 20 euros afin de ne pas envoyer des parents se faire empapaouter sur une île grecque lorsqu’ils s’inquiètent de savoir pourquoi toi, le larbin, tu t’acharnes avec malveillance sur leur innocente progéniture en n’attribuant que des notes pourries sur ses copies quasi-blanches (quadrillées, en fait…) alors qu’il est « surdoué ».

 

Une esthéticienne pourrait se voir attribuer une prime d’éthique de 75 euros si elle daigne nettoyer ses gros doigts gourds et brosser ses ongles sales avant de poser ses mains sur l’innocent visage à traiter. Il lui sera demandé, pour un léger supplément de 20 euros mensuels, d’éviter de se curer le fond des narines pendant les soins.

 

Le montant de la prime sera le même pour un coiffeur si, en général, il se retient de menacer un jeune client trop remuant de lui planter sa paire de ciseaux entre les deux yeux s’il continue de gigoter ainsi. Et peut-être aussi pour lui donner la force d’écouter les détails navrants de la vie des clientes qui le prennent pour Macha Béranger sans leur éructer un Putain, tu m’a saoulé, la vieille ! Maintenant, tu veux pas la boucler, juste pour voir ? 

 

 

Un médecin urgentiste, quant à lui, toucherait 160 euros mensuels pour trouver le courage de réceptionner des clodos bourrés et pestilentiels qui lui crachent des insultes au visage, sans pour autant leur coller violemment une seringue de Propofol en travers du dos, façon péridurale (Mickael, si tu me lis…)

 

Et je ne parle même pas du montant de la prime à laquelle pourraient prétendre les politicards s’ils avaient la courtoisie de ne pas tremper dans la première affaire de détournement qui leur fait de l’œil…

 

Pourtant, en plein fantasme de ce Monde Meilleur, quelque chose vient me gâcher le paysage. C’est juste l’image furtive d’une cour d’école, mais elle me glace soudain l’échine:

Car je me demande juste si nos enfants continueront de nous respecter s’ils ne sont pas rémunérés en conséquence,

Je me demande juste si nos élèves s’abstiendront de traiter leurs enseignant(e)s de connards, de pédés, de sales juifs ou de grosses putes si nous ne les payons pas pour cela,

Je me demande si ces enfants daigneront même apprendre à lire et à écrire si, en retour, ils ne reçoivent pas des cartes d’abonnement pour assister à des matches de foot…

Car la vérité dans toute cette affaire, c’est que la recherche d’éthique ne peut se faire que sur des chiens…

L'Éthique du PSG au microscope

L’Éthique du football français au microscope

Par le choix de nos programmes, indignons-nous!

 

Mieux en rire qu’en mourir…

 

Estelle Bee.

Quand Facebook te suggère des cochonneries…

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Voilà déjà quelques années que les suggestions sur le net nous racolent sévère. Impensable de te connecter sur ta boîte mail, sur les news, ou sur Facebook sans que cette paire de bottines pas encore assez soldée à ton goût te fasse de l’oeil à la manière d’une entraîneuse de bar à forte poitrine. Idem pour cette housse de couette sur laquelle tu n’as jeté qu’un vague regard, ou bien cette simulation de vol Paris-New York en pleines vacances scolaires que tu as faite juste pour fantasmer. Mais jusque-là, rien de paranormal. Les réseaux sociaux se contentaient de ramasser la monnaie des annonceurs à la dent qui raye le parquet, le carrelage, et même le faux plafond, prêts à tout pour te délester de l’argent que tu n’as pas encore touché ce mois-ci. Pourtant, aujourd’hui, Facebook me fit une suggestion à laquelle j’étais loin de m’attendre, et qui changea mon regard sur l’absence d’Humanité des réseaux sociaux.

Et depuis quelques heures, une grande question me brûle les lèvres -enfin, surtout la lèvre inférieure puisqu’il se trouve que j’ai un bouton de fièvre- :

À FORCE DE FRÉQUENTER LES HUMAINS, FACEBOOK SERAIT-IL DEVENU UNE SORTE D’ÊTRE INTUITIF DOTÉ D’EMPATHIE POUR SON PROCHAIN???

J’en viens donc à ma découverte.

J’avoue que ce jour-là, je n’étais pas du tout préparée. Remarque, c’est souvent bien plus sympa lorsque c’est impromptu, me direz-vous…Depuis près de dix jours, je me traînais une fatigue qui dévorait mon cerveau à la manière d’une veuve noire après l’accouplement, et me murmurait de compenser sur des dégueulasseries sucrées pleines de lécithine de soja, alors que je ne suis pas du tout dessert. Je me sentais donc autant en forme que lorsque j’avais dû enterrer mon chat à la lampe frontale, dans la forêt et en pleine nuit, sur un terrain qui allait – bad luck- faire l’objet d’un terrassement dans les jours qui suivirent. À cause de mon mignon Vésuve sur la lèvre -avec lequel j’avais dû composer durant mes heures de boulot- j’étais d’une humeur massacrante, prête à faire fondre à l’acide quiconque se mettrait en travers de ma route. Pourtant, l’Univers avait ponctué ma journée de quelques signes que j’ignorai tout bonnement faute de temps, et qui ne me revinrent en mémoire qu’après l’Incident, notamment ce moment où j’interrogeai un de mes élèves par la question « QUI? », et qu’il me répondit « QUETTE »…

Le soir venu, j’ouvris mon profil Facebook sans conviction lorsque je m’aperçus que j’avais quelques demandes d’amitié et moults suggestions, parmi lesquelles je pus lire:

« Connaissez-vous… Ma bite » (voyez par vous-même)

Quand Facebook te suggère des cochonneries

Heu… Non. Nous n’avons pas encore été présentés…

S’il est vrai que j’avais déjà vécu ce genre de suggestion dans ma vie , je dois avouer que ce qui me surprit, c’est qu’elle ne s’encombrait pas ici de la subtilité ni de la finauderie qui cache habituellement la forêt (et le reste). Comme si Facebook et moi avions tissé une intimité illimitée.

C’est ainsi que je compris que oui, à force de servir de lien entre les Hommes, Facebook avait fini par développer des sentiments et des intuitions, à la manière d’un vil humanoïde qui du jour au lendemain, se rend compte qu’il se sent incapable de détruire l’espèce humaine puisque sous son poitrail en Titane bat désormais un petit coeur tout mou. Car en me faisant cette suggestion que je n’ai pas mal prise -et je parle bien de la suggestion- Facebook m’a démontré qu’un jour, les réseaux sociaux nous serviront de coach de vie en nous proposant tout de go ce qu’ils pensent être bon pour nous: faire un régime, rouler moins vite, quitter ce looser (cette looseuse?), un déodorant efficacité 24h, un chignon banane, se taper (barrer la mention inutile): « un fou rire- le poseur d’éléments de chez Ikéa- un pot de rillettes », ma bite etc…

Je confesse que pour autant, je n’ai pas osé apposer la Mention « J’aime » sur le contact susnommé. Je me suis dit que c’était davantage une phrase de mec, sauf si bien-sûr tu t’appelles Amanda, et sauf si bien sûr, tu es une respectable mère de famille marseillaise qui a coutume de rétorquer « Eh, je m’en bats les couilleuhhh ». Quant à intégrer Ma bite à ma liste d’amis, j’avoue ne pas avoir osé, de peur de surprendre ces derniers… Et puis, je n’ai jamais été douée pour faire le premier pas…

Moralité : Si toi aussi tu souhaites savoir quel mal t’habite, déroule les suggestions de chez Fessebouc, on ne sait jamais…

Je dédie cette chronique à mon plus fervent lecteur Jean-Pierre Douton, qui en aurait je pense apprécié l’élégance, qui a tiré sa révérence il y a de cela quelques jours, et qui restera à jamais la meilleure suggestion d’amitié que Facebook m’ait faite.

Estelle Bee.

 

 

Affaire Air France : le Syndrome de Stockholm français

airfrance: les français et le syndrome de Stokholm

 

Des jours et des semaines. Des semaines entières qu’on nous ramone les conduits auditifs avec cette même expression constipée, pour parler d’un fait tronqué de sa réalité :

 

Rien ne peut justifier de telles violences.

 

La quasi-totalité des médias appartenant à quatre des plus grosses fortunes du pays, il était fort peu probable que les journaleux fassent usage de leur influence en sciant la branche sur laquelle ils sont assis. Même les pseudo-réacs carriéristes : Anne-Sophie Lapix, Patrick Cohen, Léa Salamé etc… (Ne parlons même pas de BFM la délicieuse qui s’est même autorisée à censurer, au nom de Charlie sûrement, une interview de Jean-Luc Mélenchon…)

 

Mais de là à entendre de la bouche de gens apparemment normaux des trucs du genre : [Non mais quand même !!!! Tu te rends compte à quel point c’est allé trop loin ?/ Non mais allô quoi ! L’image qu’on donne à l’étranger, c’est troooop grave !/ et bien sûr, l’éternel et insipide « On ne résout pas les problèmes par la violence »], oui, de là à entendre cela, il y avait quand même un monde…

 

Mais malheureusement, le Monde est petit…

 

Mon pays est malade. Complètement malade. Et j’ai peur que la maladie se propage. Car le diagnostic est tombé : LES FRANÇAIS SERAIENT GRAVEMENT ATTEINTS PAR LE SYNDROME DE STOCKHOLM.

 

 

Est-ce à force de traîner un peu trop souvent chez Ikéa quand il pleut, et d’en revenir avec des étagères Bernjhnätthrsgiirstat ? Est-ce tout simplement du à un abus de Krisprolls ? Toujours est-il que d’après le Gros Robert, le Syndrome de Stockholm désigne un phénomène psychologique chez les otages qui tendent à développer de l’empathie pour leurs geôliers.

 

L’industrie française s’est réduite à peau de chagrin. Bousillée, la vie de milliers de gens, la dignité de papa, de maman, éclaté le bonheur familial, et la famille en pleine santé. La vie est violente. Chaque jour que dieu pond, deux agriculteurs se pendent. La vie est violente. Des gens vont s’immoler dans les locaux de la CAF, ou se coller direct un pruneau devant l’hôtesse d’accueil de chez Pôle Emploi. La vie est violente. Plus la société devient maladive, plus on dérembourse les médocs. Alors, elle devient mortifère. La vie est violente. Et à qui profite le crime ? Justement à ceux que l’on plaint parce que l’on nous dit de le faire : ceux qui n’hésitent pas à  lâcher du lest pour faire décoller la montgolfière qui leur servira de parachute en platine. Ceux-là même qui vont faire virer leur argent virtuel dans des sociétés offshore, là où l’hiver ne sévit jamais. Ceux qui parlent de « libéralisme » au lieu de capitalisme, de « demandeurs d’emploi » au lieu de chômeurs, ou de « dialogue social » au lieu de strangulation, sans parler de ceux qui coulent volontairement des boîtes pour s’enrichir sur 18 générations, comme on le verra bien assez tôt à Canal +. Voyez donc QUI les médias nous demandent de plaindre ? Eh bien oui, nos propres geôliers.

 

Alors je me pose cette simple question :

Si le fait que des salariés d’une entreprise florissante refusent de se laisser pulvériser au Baygon tels des cafards suintants choque certains, j’aimerais que l’on me dise DEPUIS QUAND LES CONQUETES ET REVOLUTIONS SOCIALES SE FONT-ELLES UNE MARGUERITE ENTRE LES DENTS, SUR UN PETIT AIR DE JAZZ, EN FORNIQUANT A TOUT-VA? Depuis quand une femme –éveillée- accouche-t-elle autrement que dans la douleur ??? Depuis quand les petits ont-ils les moyens légaux d’empêcher les gros de les bouffer ? Depuis quand ne doit-on plus passer par un mal pour avoir un bien ?

 

Selon l’historien François Cusset, et comme beaucoup d’autres, il est logique et mécanique que la violence devienne le seul exutoire quand on vous ferme toutes les portes, c’est du ressort de notre instinct de survie.

 

Et depuis quelques jours, en guise de guillotine, se succèdent des mises à pied. Celles des quelques gueux édentés qui se sont aventurés à customiser une ou deux chemises Prada, après avoir refusé de céder au monologue dialogue –chantage- social préconisé par le gouvernement. Et nous sommes tous aujourd’hui les lugubres spectateurs d’une mise à mort en règle, supervisée par Manuel El Matador qui a réclamé de lourdes sanctions  contre les vilains dissidents. Brandira-t-il les oreilles et la queue des sauvages ? Non. Trop violent, pardi ! Les dirigeants, eux, n’ont nul besoin d’user de violence physique pour mettre à bas la vie des gens, un trait de stylo Montblanc suffit…

Mon pays est malade. Complètement malade. Et j’ai peur que la maladie se propage. Car le diagnostic est tombé : LES FRANÇAIS SERAIENT GRAVEMENT ATTEINTS PAR LE SYNDROME DE STOCKHOLM.

 

Ouvrons les yeux, et indignons-nous, bordel pardieu !

 

 

Estelle Bee.

 

Si vous avez apprécié cet article, il ne fait aucun doute que vous préfèrerez  celui-ci 😉

 

 

MOUROIR STORY: parrainez un producteur de téléréalité (À vot’ bon coeur!)

mouroir ac2Décidément, l’affaire Dropped n’arrête pas de rebondir, contrairement aux hélicoptères et aux victimes qui eux, n’ont pas eu cette chance.

 

Franck Firmin-Guion, PDG de ALP -la société de production de l’émission- va très mal : Le pauvre homme serait la victime d’un acharnement diffamatoire gratuit, et aurait déclaré, la voix chevrotante :

 

Je suis extrêmement choqué (…) par ces accusations graves, indignes et injustes qui ( …) sont une atteinte indécente bla bla bla …

 

L’indigne accusateur n’est autre qu’Hubert Artaud, frère de la défunte navigatrice, et accessoirement ancien pilote. Le vil Hubert, qui n’a certainement pas toute sa tête en ce moment, aurait machiavéliquement subodoré que les hélicos volaient trop près l’un de l’autre afin que les cameramen –assis à la place des copilotes- puissent filmer simultanément leur envol de la façon la plus spectaculaire, sur recommandations de la production.

Mais quelle médisance ! C’est bien méconnaître la déontologie des producteurs de téléréalité et de Tf1 ! Ce n’est d’ailleurs pas feu Gérard Babin ni le médecin de Koh Lanta 2013 qui me contrediront, et pour cause… Puisqu’à l’instar de nos regrettés sportifs éparpillés façon puzzle, ils n’ont pas su non plus remporter la première étape d’une émission dont le but est justement de… survivre… Try again ! (Ben non couillon, j’suis mort !)

 

Que de propos calomnieux sur les intentions d’une société et d’une chaîne déjà psychologiquement brisées par le manque à gagner de l’annulation du programme Dropped (si tenté qu’il soit vraiment annulé, hein, ils nous avaient déjà fait le coup avec Koh Lanta 😉 ). Il se murmure même que le président de ALP, au plus mal, serait à deux doigts de craquer et fuir ce monde cruel pour aller se reposer trois semaines sur son yacht à Saint Barth’.

 

Altruiste jusqu’au bout, je me demandais donc ce qui pourrait redonner le sourire et rendre sa joie de vivre à ce grand homme de télévision brisé.

 

VOICI DONC 7 CLÉS POUR REBONDIR SAINEMENT APRÈS LE DRAME DROPPED:

 

 A. REAGIR : En se montrant plus blanc que blanc, quitte à faire une B.A de temps en temps :

 

 

  1. ATTAQUER LE FRÈRE DE LA VICTIME EN DIFFAMATION ET LUI SOUTIRER DES DOMMAGES ET INTÉRÊTS (Tf1 style)

Le frérot de Flo fait le beau ? Qu’à cela ne tienne. La législation arrange souvent les plus finauds. Etant donné que la négligence est quasi impossible à prouver puisque personne à bord des hélicos n’a eu la politesse de survivre, le tribunal ne pourra que statuer en faveur d’Adventure Line Production, salement calomniée, qui pourra exiger d’être aussi salement réparée. Quelques milliers d’euros, c’est toujours bon à prendre… Et aux yeux du public –sans grand discernement- l’honneur sera sauf.

 

 

  1. MONTER SA PROPRE SOCIETE DE POMPES FUNÈBRES

Les dommages collatéraux allant bon train ces derniers temps, ALP pourrait très prochainement songer à monter sa propre société de pompes funèbres ALP Funerary Adventure pour palier au manque à gagner des investisseurs en cas d’annulation d’une émission. Dans leur contrat avec la production, les candidats s’engageraient à souscrire leurs obsèques chez l’employeur en cas de décès -volontaire ou fortuit- lors des enregistrements, primes times, et durant les neuf mois suivant l’émission, en cas de syndrome F-X. À ce jour, l’élégant Moundir serait pressenti comme fossoyeur puisqu’il avait déclaré « Moi, je suis une tombe de prison », dans l’émission recyclage Moundir, l’aventurier de l’Amour en 2010.

 MOUROIR2

 

 

  1. ORGANISER UN TÉLÉTHON POUR LANCER UNE GRANDE CAMPAGNE D’ALPHABÉTISATION DES CANDIDATS DE TELEREALITÉ. Le but: distribuer des dictionnaires, des BescherellesBled étant devenu péjoratif- et livres d’Histoire niveau CE2 par milliers dans les salles d’attente de castings de Secret Story, ou autres Anges déchus de la téléréalité. Les fonds iront aussi à la location d’orthophonistes pour Les Marseillais ou les Chtis à Cancun/ Koh Samui, ainsi qu’à l’achat d’un gros Dictionnaire des Proverbes et Dictons au bénéfice de notre ami Moundir, pour les raisons susdites.

 

MOUROIR STORY

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B : CRÉER : Voici également quelques idées d’émissions pour exploiter le filon du crash et faire ensuite diversion par une grande créativité :

 

  1. MONTER UN « BUENOS AIRES EXPRESS », avec comme étape finale la reconstitution des restes d’une victime du crash, par équipe évidemment. Allier donc le sport à la gymnastique intellectuelle, à la manière de Pékin Express qui jusqu’à présent, n’a encore aucune victime à indemniser déplorer.

  1. SENIOR ACADEMY : Il s’agira de réunir des Sénior très avancés en âge – et que plus personne ne réclame, puisque forcément malodorants et très chiants- dans une maison médicalisée tout confort afin de les éloigner de la solitude et l’ennui qui les ronge, et leur coupe peu à peu l’appétit. Il leur sera proposé de vivre une ultime aventure dans laquelle ils devront s’adonner à des épreuves diverses et variées afin de gagner leur couche Confiance, soupelette et quignon de pain quotidiens, sans quoi ils iront se coucher le ventre vide (ce qui, du coup, résout le problème de la couche). Servir le thé façon marocaine sans trembler, écouter du Off Spring en volume maximal, faire un grand écart facial, tirer le plus longtemps possible sur un pétard bourré d’hawaïenne, ou encore l’ultime épreuve des poteaux sur un terrain vague de La Plaine Saint-Denis seront autant d’épreuves grisantes qui donneront à nos aïeux une envie de mordre dans la vie à pleines gencives, et chasseront l’aigreur de leurs vieux jours.

MOUROIR STORY

 

  1. ORGANISER UN TOUR DU MONDE TELEVISÉ EXCLUSIVEMENT AVEC DES COMPAGNIES AERIENNES BLACKLISTÉES : German Wings, Air Bénin, Malaysia Airlines, Air Baraka (Yallah !), Buraq Air (Anagramme de Burqa, pas étonnant que les avions s’écrasent, les pilotes n’ayant aucune visibilité sur l’angle mort) , Cyclone Airways (Et ce n’est pas une invention), FENIX Air (qui promet aux passagers que Wallah ils renaitrons de leurs cendres), Lion Air (sans ses ailes de griffon), Sky Way Air (Le chemin le plus court vers les cieux), Yeti Airlines (Mr Freeze à volonté en cas de chute) ou autres Ycare Fly (Le seul inventé de la liste 😉 ). Le but du jeu sera d’arriver entier et sans parachute à l’étape finale : l’île de Diego Garcia, au sud des Maldives.

SENIOR ACADEMY

 

  1. DANS L’ŒIL DES SURVIVANTS :

Autre idée d’émission : héliporter des candidats sur des cimes de l’Himalaya sans eau ni nourriture (ni mascara waterproof). Les plus forts n’auront d’autre choix que manger les plus faibles pour se sustenter en des conditions extrêmes. Le dernier des survivants gagnera le droit de rentrer au pays grâce à billet Open qu’il retirera au comptoir tibétain Yeti Airlines.

 

Si vous trouvez cet article trop tordu, je vous invite à lire celui-ci, et si vous avez d’autres idées d’émissions, n’hésitez pas à les faire partager 😉Mouroir Story

 

Souriez, Big Brother vous regarde…

Pierre – Feuille – Ciseaux: LA FEUILLE ENVELOPPE LA PIERRE.

la feuille enveloppe la pierre.

Mieux vaut en rire qu’en mourir…

 

Alors qu’hier, des hommes sont morts atrocement pour nous avoir procuré ce plaisir de rire de tout, et surtout de l’absurdité qui absorbe notre monde, je me reprends mon propre slogan en pleine face.

 

Depuis ma plus tendre enfance, j’ai toujours trouvé les règles du Shifumi, le jeu PIERRE- CISEAUX- PAPIER complètement illogiques. Surtout parce que la feuille enrobe la pierre. Comment une pauvre feuille isolée du reste du feuillage, et donc cliniquement morte, peut-elle se refermer sur elle-même pour envelopper une pierre mille fois plus lourde qu’elle? Il me semblait en fait que la pierre était INVINCIBLE. Parce que lourde. Parce que froide. Parce que contondante, mutilante. Parce que la pierre n’a pas d’artères, pas de poumons, pas de coeur. (Mais au fait, une pierre se moque-t-elle de sa semblable anormalement émotive en lui lançant qu’elle a un coeur d’humain?)

 

Toujours est-il que bien souvent, dans la cour de récréation, je choisissais la pierre en arborant fièrement mon petit poing fermé de combattante, Et bien que mauvaise perdante à l’accoutumée, j’acceptais mieux la défaite lorsque j’avais opté pour la pierre, que pour les ciseaux ou la feuille. Pourquoi? Simplement parce la pierre était la seule arme qui ne finissait pas complètement brisée dans le combat. Elle pouvait briser les ciseaux, qui eux-même pouvaient mutiler la feuille, mais la feuille, qui pourtant « gagnait la pierre » n’endommagerait jamais son intégrité physique. Elle se contentait de « l’envelopper ». Et dans mon esprit de fillette, « entourer », « enrober », « envelopper » étaient des termes dédiés à la douceur, à l’accompagnement, au réchauffement. Finalement, ce n’était pas une vraie défaite, car la pierre, au fond, s’en sortait toujours à bon compte.

 

A la rigueur, je pouvais concevoir que la feuille – pas n’importe quelle feuille hein, il fallait que ce fût une feuille bien plus maligne que les autres, une feuille au destin hors norme, une Élue- puisse recouvrir intégralement la pierre, de façon à ce que plus personne ne sache qu’elle était une pierre, et qu’elle ne puisse plus jamais vivre sa vie de pierre, puisque dépossedée de son apparence originelle (un peu comme Ophélie Winter, mais en moins moche). Mais elle ne pouvait pas être mortellement étouffée par la frêle feuille, puisque ne possédant pas d’artères, de poumons, de coeur, elle était donc impossible à asphyxier.

 

De courageux combattants ont employé si fort leur vie à brandir des feuilles qu’une pluie de pierres tranchantes s’est abattue dans leur dos, à la déloyale. Toute forme d’écriture engagée n’a pas vocation à tuer, mais prétend accompagner dans la réflexion. On ne combat pas avec les mêmes armes que son adversaire, d’autant que bien informé, cet adversaire peut devenir un allié: une pierre enveloppée de feuilles qui dévalera le Mont Jihad, emportant dans sa course toutes les autres pierres qui se trouveront sur son passage en leur disant modestement: « Tout comme toi, moi aussi, je buvais leurs prédications. Mais ça, c’était avant. Viens avec moi mon frère, que je t’explique! »

Je suis Charlie, et je t'emmerde

Enfin, lorsque l’on a ajouté le fameux PUITS au jeu Pierre- Ciseaux- Papier, on s’est enfin rendu compte, vu que seule la feuille gagnait le puits en le recouvrant, qu’elle seule pouvait lutter contre le néant et l’obscurité. Autrement dit, contre l’obscurantisme, l’inculture, le fanatisme, la désinformation, la manipulation des données, la barbarie et l’appropriation de l’intégrité morale d’autrui.

 

Au final, c’est la feuille qui est invincible. Et c’est parce que la feuille est plus forte que la pierre qu’on tente de la lapider, parce que la pierre n’a pas le dixième du talent de la feuille pour transporter les esprits.

 

Écoliers, apprenez vos leçons.

 

Parents, accompagnez-les.

 

Gens civilisés, lisez, remplissez des feuilles, semez vos boutures, et plantez-les dans tous les jardins.

 

Fanatiques, par cet acte, vous n’avez fait que décupler l’élan satirique du Pays des Lumières. Vous avez fait trembler la feuille, mais jamais vous n’abattrez la forêt

 

Détracteurs ou moqueurs du slogan « Je suis Charlie », juste pour vous la jouer Réac’, je vous emmerde.

 

Musulmans, cathos, juifs, athées, bouddhistes, hindouistes, et Justinbieberistes de France, indignons-nous ensemble!!!!!

 

Estelle Bee.