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Peut-on être jeune ET de droite aujourd’hui (sans déconner)???

Peut-on être jeune ET de droite aujourd'hui (sans déconner)???

Cartier-Bresson, 1969

Elle avait l’oeil humide et la voix chevrotante tellement elle en était émue. Et c’est avec une indicible fierté que l’une de mes amies, que nous appellerons Marianne ;), m’annonça que Loulou, son gentil mari, s’était enfin décidé à s’engager dans la vie politique en prétendant au poste de maire de sa petite bourgade de province. Et telle une Jacky Kennedy en herbe, elle passait en revue le contenu bien trop baba cool de son dressing avec un mélange d’inquiétude et d’excitation.

–       Tu vois, là, je vais devoir investir, parce que toutes ces couleurs, c’est plus possible ! Tous les conseils sont donc les bienvenus hein !

Elle me dit cela avec un petit clin d’œil complice qui me donna l’agréable sensation d’être une espèce de Carry Bradshaw à la mode de Caen (et surtout de quand ?). Cependant, cette résolution soudaine me dérangea quelque peu.

–       Mais ça ne te frustre pas d’abandonner un style qui te correspond complètement, qui est tout à fait toi, juste parce que Loulou va se saper pour distribuer des tracts au marché entre les saucissons d’âne et les grigris africains?

–       Non tu sais, c’est très sérieux ! Cela fait longtemps qu’il y pense. On en a parlé des nuits entières, tu sais. Et moi, je veux faire honneur à son engagement. Qu’est-ce que tu penses de ça ? Je les avais achetées pour les obsèques de ma tante, je ne les ai portées qu’une seule fois.

Elle fait glisser son pied dans une chaussure vernie absolument immonde à bout carré ornée d’une boucle sur le devant, un modèle que même Roselyne Bachelot trouverait mémère. J’essaye de garder mon sérieux.

–       Heu… Je ne suis pas sûre que ça te corresponde. Après tout, tu connais tout le monde ici, et tous les gens te connaissent telle que tu es. Pourquoi te travestir ?

–       Tu comprends, je ne pourrai plus porter ÇA !

Elle me tend un sarouel couleur moutarde délavé au niveau des genoux.

–       Heu, oui, effectivement, celui-ci, tu peux éviter ! Mais pas pour les raisons que tu crois !

Nous éclatons de rire. Et soudain, une question vient à mes lèvres, et je ne comprends d’ailleurs pas pourquoi je n’ai pas commencé par cela. Suis-je devenue si superficielle ? Pensais-je détenir déjà la réponse ?

 

–       Mais Marianne, au fait, il se présente sous quelle étiquette ton homme ?

–       UMP.

–       UMP ? Pfffft, t’es conne !!!!

Je prononçai ces mots en me marrant comme une baleine défoncée au crack, jusqu’à ce que je comprenne, à l’impassibilité du visage de Marianne,  qu’en réalité, il ne s’agissait pas du tout d’une boutade. Merde ! L’image des affreuses chaussures vernies Méphisto vint soudain éclairer mon esprit – ou l’embrouiller, je ne sais plus trop- ainsi que l’improbable raie sur le côté et les chemises Vichy du jeune Loulou. Et c’est à cet instant que cette réflexion sortit de ma bouche :

–       UMP ? Mais pourquoi ???!! Il a tout juste 35 ans !

–       Heu… Je ne vois pas le rapport…

 

Évidemment, je ne me lançai pas dans une explication détaillée de ma pensée ce jour-là, d’autant que j’eus besoin de quelques semaines pour la faire décanter. Car tous les jours qui suivirent, cette grande question vint m’habiter :

 

« PEUT-ON, DE NOS JOURS, ÊTRE JEUNE ET DE DROITE ? »

 

Tout d’abord, il faut considérer que cette question n’a pas sa réciproque. Il n’existe pas, à ma connaissance (et heureusement), une frontière d’âge où l’être humain subit une transformation génétique qui le pousse inéluctablement à voter UMP, et ce, même s’il se nourrit vraiment très très mal. Mais pourquoi le fait de défendre des idées de droite quand on fait partie de la génération X ou Y confère tout de suite au jeune des airs de heu… vieux con ?

 

1.

Parce que le jeune a tout l’avenir devant lui.Le fait d’avoir du temps devant soi est source d’espoir d’un mieux-être dans un monde idéal et égalitaire. La désillusion, quant à elle, entraîne un repli sur soi, et une nostalgie de « sa période de gloire ». De là, nait le « c’était mieux avant », puis la hantise de la modernité, et la « peur du jeune » que l’UMP sait si bien exploiter via sa politique sécuritaire ultra-alarmiste.

2.

Parce qu’il a vu ses vieux trimer et si bienheureux de partir ENFIN à la retraite à 60 piges. De fait, il n’a pas forcément une envie transcendantale de se taper 5 ans de plus pour rembourser la dette de son pays.

3.

Parce que le jeune n’est pas censé se réjouir qu’un patron ait le droit de le jeter tel une petite crotte malodorante pour des motifs complètement fallacieux voire carrément inexistants, comme le demande si vivement le délicieux patron du Medef, Pierre Gattaz

4.

Parce que le jeune se souvient encore de ses camarades d’école, y compris de Kader et d’Elies avec qui il s’est bien marré en 4ème et 3ème, et que par conséquent, il ne ressent aucun froid dans le dos lorsqu’il croise un vilain sarrasin (dit « basané » par les vieux votants UMP)

5.

Parce que le jeune a quasiment toujours connu les « 35 heures », et que cette réforme -qui fut un progrès social pour ses parents- fait partie de sa « normalité ».

6.

Parce que le jeune a quotidiennement autre chose à foutre, normalement, que médire sur les homos, les étrangers et tous ceux que l’UMP montre du doigt dans sa croisade contre la perte des valeurs familiales et de l’assistanat. Le jeune a déjà bien assez à faire avec ses soucis de bouclage de fin de mois, de quête de baby-sitters en urgence, et d’ulcère de l’estomac.

Merci Ludo pour cette création;)

Merci Ludo pour cette création;)

En conclusion

Je me suis donc aperçue que les jeunes votants UMP étaient, pour beaucoup, des fils ou filles de chefs d’entreprises à la retraite qui ne font que répéter mécaniquement les discours qu’ils ont distraitement entendus devant le gigot-flageolets du dimanche. Et c’est d’ailleurs le cas pour Loulou. Que les salariés ont trop de droits blabla blabla… Ils ne saisissent pas qu’intrinsèquement, un salarié bien protégé par les lois est une personne qui garde l’assurance d’un pouvoir d’achat, et c’est donc un client potentiel pour leur entreprise. Il ne comprennent pas que fragiliser ces acquis reviendrait à envoyer un boomerang bien tranchant droit devant eux? A part LVMH ou Carrefour, qui peut se permettre de faire fi de cette conséquence?

D’autre part, j’ai trouvé également des votants UMP chez les jeunes smicards ou petits salaires, ceux qui ne bossent que pour payer leurs factures, et qui sont sensibles aux discours séparatistes de la droite décomplexée qui leur fait croire que leur situation va sensiblement s’améliorer quand on aura coupé les alloc de tous les « assistés » qui gagnent plus qu’eux sans bosser. Ils sont en colère, mais certes contre les mauvaises personnes.

En 2007, Sarkozy a été élu sur une politique d’austérité. On nous a dit qu’il fallait « se retrousser les manches » et, tels de gentils moussaillons, écoper sévère pour sauver le vieux rafiot du naufrage. On nous a dit qu’il fallait « se lever tôt » pour foncer à la proue, et que moisir au chômage englué sur son clic-clac, c’était mauvais pour ledit rafiot. On nous a dit qu’il fallait faire preuve de patriotisme, et qu’accueillir toute la misère du monde, c’était se condamner à finir 20 000 lieues sous les mers. On nous a expliqué que l’érosion de nos acquis sociaux était la seule façon d’éviter les récifs délimités par la Communauté Européenne. On nous a dit de nous méfier des pirates en survêt’ et casquette qui menacent la ménagère et créent une économie parallèle néfaste au redressement du drapeau. Oh oui, ça, on nous a bien divisés… On a ramé, on a pagayé, on a écopé, et on a eu Copé…

Pourtant, (et c’est là, jeune votant de droite, que tu dois te concentrer!) on a omis de nous mentionner que tout en-haut, à la vigie du rafiot, certaines personnes étaient exemptées de tous efforts. On a omis de nous expliquer que cette injustice était due au fait que ces personnes étaient garantes de la nomination du capitaine du navire, qui en retour, leur permettait de rester à la vigie bien à l’abris, et de maintenir les gens dans la galère.

Enfin, et surtout, on a bêtement oublié de nous dire qu’en réalité, en vrai, on nous demandait de rembourser une dette dont nous n’étions pas responsables. Que depuis 1973, la loi dite « de Rothschild » interdisait à l’état de se prêter de l’argent à lui-même -via la banque de France- à taux zéro, et l’obligeait à emprunter à des banques privées aux taux exorbitants. Tout cela parce que Monsieur Pompidou avait eu à l’époque des relations privilégiées avec les Rothschild. Sans cette loi, nous ne serions pas plus endettés qu’en 1978 (voir graphique) On a également oublié de nous mentionner que l’évasion fiscale des barons du CAC 40 représentait 60 à 80 milliards d’euros par an de manque à gagner, et qu’apparemment, personne ne voulait affronter l’ennemi sans visage, pas même ceux qui se réclament de gauche pour la simple raison qu’ils ont deux mains gauches, et peut-être même deux couilles gauches.

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Alors, on nous dit que le problème vient de nous. Que nous abusons des Doliprane, que nous consommons trop de Xanax, que nous allons trop souvent chez le kiné, que nous abusons des congés maladie, que nous sommes des putain de chapardeurs. C’est pas bien d’être malade, et encore moins d’être chômeur. Toutefois, il me semble qu’un parti politique qui base l’essentiel de son programme sur la DIVISION DES GENS QUI COMPOSENT UNE MÊME SOCIÉTÉ veut forcément régner pour les mauvaises raisons. En tout cas pas celles qu’ils donnent à leurs jeunes -et moins jeunes- électeurs. 

ENSEMBLE, INDIGNONS-NOUS!!!

La manif pour PRESQUE (mais vraiment presque) tous…

Comment un mouvement idéologique visant à limiter voire réduire les droits des uns pour maintenir ainsi sa seule suprématie peut s’appeler La Manif Pour TOUS ? Qui sont les participants à ces manifestations ? Et ont-il seulement TOUS conscience de ce que représentent symboliquement leurs revendications ?C’est exactement comme dans Terminator, quand le vil humanoïde qui venait de fondre sous nos yeux tel un mauvais morceau de reblochon dans un restaurant d’altitude, se reconstitue de la même manière qu’une flaque d’huile sur le dessus d’une vinaigrette mal remuée, juste au moment où Sarah Connor se détend du tanga.  Un excellent prétexte pour nous refourguer un Terminator II.  Il se trouve que LMPT, La Manif Pour Tous, a bien compris ce principe, puisque qu’elle nous propose elle aussi un deuxième volet, en battant à nouveau le pavé dans le fol espoir de faire interdire la GPA, la PMA, et d’abroger la loi autorisant le mariage pour tous.

Alors, on peut naïvement se poser la question suivante :

Comment un mouvement idéologique visant à limiter voire réduire les droits des uns pour maintenir ainsi sa seule suprématie peut s’appeler La Manif Pour TOUS ? Qui sont les participants à ces manifestations ? Et ont-il seulement TOUS conscience de ce que représentent symboliquement leurs revendications ?

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Dis, Pourquoi tu TOUS ?

Il n’est pas facile pour une organisation de choisir un nom qui convienne à tous les membres, surtout lorsqu’elle regroupe plusieurs branches –épineuses- distinctes. Alors, souvent, on tâche d’être le plus général possible, afin que personne ne se sente en marge. A l’époque, les collaborateurs de Frigide Barjot avaient bien compris cela, voire peut-être même un peu trop largement puisqu’ils firent le choix de baptiser leur mouvement « Manif pour TOUS », alors que ce dernier vise à NIER tout bonnement le droit d’autrui à jouir d’une existence égale à la leur. L’explication est bête comme chou : cette appellation est tout simplement un réflexe rhétorique à la loi sur le « Mariage pour Tous ». Personne n’a eu l’idée d’ouvrir un dictionnaire afin de vérifier le sens du mot TOUS, et d’y constater qu’il n’admettait aucune exception. Primaires les manifestants ? Oui, mais pas que…

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La mauvaise éducation

 

Comment un mouvement idéologique visant à limiter voire réduire les droits des uns pour maintenir ainsi sa seule suprématie peut s’appeler La Manif Pour TOUS ? Qui sont les participants à ces manifestations ? Et ont-il seulement TOUS conscience de ce que représentent symboliquement leurs revendications ?L’argument phare des anti PMA et GPA n’est autre que le danger pour l’équilibre de l’enfant à venir ou à paraître, et par conséquent de l’adulte en devenir. Pour les manifestants, Marc et Sophie sont de bien meilleurs parents qu’Adèle et Emma, qu’Adam et Yves, ou pire, que Pierre et Mohamed, si l’on en croit certaines affiches élégamment estampillées « Européens destinés à devenir des bâtards négroïdes ». Parmi les manifestants de dimanche dernier -évalués à 60 000 ou auto-évalués à 500 000- on découvrira justement UNE MULTITUDE D’ENFANTS, adultes en devenir, tenant des propos bien trop ironiques qui contrastaient monstrueusement avec leurs jolies bouilles candides. La question qui fâche : les enfants instrumentalisés, lobotomisés, privés dans l’œuf de leur réflexion propre acquise avec le vécu, puisqu’inconditionnellement liés à leur modèle parental par besoin de sécurité, sont-ils plus équilibrés que les enfants de parents du même sexe ?

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 LMPT (les plombs)

Cela pourrait s’appeler LMPT II, le retour. Ou bien La revanche. Le problème étant que, comme nous le savons tous, les deuxièmes volets des films cultes sont en général de sémillants navets. Et comme la loi Taubira pour le mariage pour tous a DÉJÀ été votée, le scénario risque de manquer de saveur et finir en queue de poisson pourri.

On ne saura trop conseiller aux manifestants de soulever les pavés au lieu de les fouler : peut-être y trouveront-ils la plage, et laisseront-il leurs enfants innocents y construire des châteaux de sable, au lieu de déconstruire leurs droits futurs en les sarkoïsant, de manière à ce que tous les progrès sociaux acquis par nos parents sur ces mêmes pavés leur soient détricotés, et éparpillés façon puzzle.

Enfin, on peut éventuellement se demander si les fondatrices du mouvement ont réellement toute leur tête, et ne sont pas de fait totalement déconnectées des vraies réalités françaises (chômage, misère…) à force d’inhaler de la naphtaline. On connait déjà -et malheureusement- Frigide Barjot, mais que savons-nous de Ludovine de La Rochère ou Dame Béatrice Bourges, qui ont fondé « La Manif Pour Tous » sans se soucier du TRÈS RISIBLE ACRONYME qui en résulte, LMPT, et qui nous indique qu’elles sont certainement deux grosses bourgeoises pétomanes qui se retiennent depuis deux ans de faire leur gaz, rapport à la bienséance due à leur triste rang. Devant cette négligence -si je puis dire- on ne saurait trop leur conseiller de vérifier les initiales de leurs enfants avant de les baptiser Ursulle de la Motte-Picquet (UMP), Séraphine Salmonière (…) ou encore Félicien Noblet (…), et même Paul Desjardins (!!!). L’idéal pour leurs rejetons reste tout de même qu’elles se fassent ligaturer les trompes afin d’éviter d’engendrer des lignées de malheureux et d’esprits aussi étroits que leur séant. 

Parce qu’il vaut mieux en rire qu’en mourir,

 

Estelle Bee.Comment un mouvement idéologique visant à limiter voire réduire les droits des uns pour maintenir ainsi sa seule suprématie peut s’appeler La Manif Pour TOUS ? Qui sont les participants à ces manifestations ? Et ont-il seulement TOUS conscience de ce que représentent symboliquement leurs revendications ?

 

Lettre de la banque UBS aux joueurs de l’équipe de France

En tant que citoyens suisses mais aussi en tant que vos banquiers, c’est avec une joie sans pareille que nous avions accueilli l’idée de jouer contre votre grande nation lors de ce match de Coupe du Monde. Nous savions compter sur votre bonne intelligence pour rendre à notre patrie la bienveillance que vous savez glorifier dans l’intimité de nos bureaux, ou lors d’un déjeuner étoilé face à l’un de nos discrets démarcheurs.

M. Sergio Ermotti

Direction UBS

Quai du Général-Guisan 

1204 Genève

SUISSE

M. Didier DESCHAMPS

Hotel Ribeirao Preto

                                                                                                                                                                                            Ribeirão Preto, 14055-098

                                                                                                             BRÉSIL

 

Genève, le samedi 21 juin 2014,

 

Objet : Clôture immédiate et définitive de 11 comptes bancaires UBS,

 

 

Monsieur Deschamps,

 

 

Nous vous serions grés, en tant que responsable des joueurs de l’équipe de France, de faire passer aux 11 futur-ex clients anonymes de notre banque le courrier suivant :

 

« Chers Messieurs,

 

En tant que citoyens suisses mais aussi en tant que vos banquiers, c’est avec une joie sans pareille que nous avions accueillie l’idée de jouer contre votre grande nation lors de ce match de Coupe du Monde. Nous savions compter sur votre bonne intelligence pour rendre à notre patrie la bienveillance que vous savez glorifier dans l’intimité de nos bureaux, ou lors d’un déjeuner étoilé face à l’un de nos discrets démarcheurs.

 

Quelle ne fut donc pas notre surprise lorsque nous constatâmes, au cours du match de vendredi soir, que M. Karim Benzema avait refilé le microbe de  l’ingratitude à tous ses collègues, qui de fait, se sont évertués à nous fesser allègrement et sans ménagement devant le Monde entier, jusqu’à ce que la peau nous pèle façon Carpaccio. Après TOUT ce que nous avons fait pour eux… !

 

POURQUOI DONC UN TEL ACHARNEMENT ? ÉLAN PATRIOTE INATTENDU ?

Si nous avions su, chers futur ex clients, que vous nourrissiez un tel Amour pour la France, nous n’aurions pas tenté de rendre hésitante votre orientation fiscale en moins de deux arguments, comme ce fut le cas avec la majorité d’entre vous, et je ne parle pas que des non-lecteurs qui constituent votre équipe.

De la même manière, votre entrée ce soir-là dans le stade nous avait amenés sur une fausse piste, lorsque, têtes renfrognées, vous aviez refusé d’aller signer quelques autographes à tous ces péquenauds alcoolos qui s’endettent chez Cetelem pour vous coller au train où que vous alliez, fidèles comme un chien derrière son maître. Ces mêmes franchouillards qui épongent, en plus de la vinasse, la dette que vous laissez à l’administration fiscale lorsque vous vous laissez séduire par nos agents qui savent habiller de grande classe la cupidité la plus putassière, et que nous savons rétribuer en conséquence. Et en ultime recours, c’est avec habileté et persuasion que nous savons salir la réputation des rares traitres qui souhaiteraient vous confondre en diffusant quelque listing clientèle comportant votre illustre nom. Ce n’est pas le repenti Hervé Falciani qui me contredira 😉 Ainsi, vous avez toujours pu compter sur notre loyauté.

 

Vous ne pouvez ignorer, Messieurs, que la Suisse, pays de la neutralité, n’avait pas du tout l’ambition de prétendre à un score qu’elle n’aurait pas mérité, mais se serait aisément contentée, comme à son habitude, d’un bon vieux match nul.

 

Mais un parfum de félonie a commencé à fleurer dès le début de ce match, auquel j’ai eu l’horreur d’assister depuis ma tribune présidentielle, tentant désespérément de faire coucou à mes 11 clients qui ne daignaient même pas m’esquisser un sourire, à moi le géant Sergio Ermotti, PDG d’UBS. Seul le lilliputien de l’équipe, Mathieu Valbuena, est à excuser. A cause de sa petite taille, il n’était absolument pas en mesure de m’apercevoir de si bas. Mais j’accuse tous les autres de la déloyauté la plus basse envers la générosité de notre pays.

 

Compte tenu de tous ces éléments, et en conséquence, nous nous permettons de vous rendre la monnaie de votre pièce en chocolat et vous invitons à transférer, pourquoi pas,  vos comptes au Pays de Jeff de Bruges dans les plus brefs délais. Car étant données vos récentes performances, nous ne voudrions surtout pas que l’anonymat dont vous jouissez chez nous vous coupe du monde, puisque c’est bien à cela que vous aspirez.

 

Veuillez agréer,  Messieurs les Bleus, l’expression de notre profonde gratitude. »

 

 

Sergio Ermotti

PDG UBS.

 

Pour l’exemplarité, contre les abus décomplexés, et par le choix de nos programmes, INDIGNONS-NOUS!

Quelle ne fut donc pas notre surprise lorsque nous constatâmes, au cours du match de vendredi soir, que M. Karim Benzema avait refilé le microbe de  l’ingratitude à tous ses collègues, qui de fait, se sont évertués à nous fesser allègrement et sans ménagement devant le Monde entier, jusqu’à ce que la peau nous pèle façon Carpaccio. Après TOUT ce que nous avons fait pour eux… !

Attention, cette lettre est malheureusement un Fake…

 

Je ne suis pas macho MAIS…

je ne suis pas Macho MAIS...« Femme, femme, simplement j’te diis

Que j’t’aime, j’t’aaaaime

T’es comme un soleeil, qui brille,

Dans mes nuiits,

Et je prends racine en tôaaa… »

 

Qui ne connaît pas cette chanson, qui à l’instar des lasagnes surgelées, est un tube des 80’s prêt à consommer, à une époque où l’on a bien compris que chanter les femmes, c’est les honorer (?) En témoignent les pupilles humides des groupies aux cheveux bleus de Franck Mickaël, quand il entonne pour la 28 000ème fois de sa carrière Toutes les femmes sont belles en Live. Pas con le gars 😉

Car en 82, on entend également bêler  Femmes je vous aime à la radio, alors que trois petites années avant, un Vous les femmes suintait par tous les pores d’un certain Julio Iglesias, ce qui au demeurant, peut paraître logique pour un fils de gynécologue.

Pourtant, Patrick Juvet, plus taquin, se demandait en 1976 Où sont les femmes ? (Heu, sûrement pas dans les bars que tu fréquentes), d’autant que dans sa chanson il posait une véritable problématique puisqu’il se référait à LA femme d’une autre époque, la gentille qu’on aimait bien, la bobonne quoi.  Mais en cela il reconnaissait tout de même une valeur aux femmes : la valeur mercantile, LE POUVOIR D’ACHAT DE LA FOUFOUNE.

Car il se trouve que depuis les 70’s la foufoune achète des disques, puisque c’est bien de cela qu’on parle, et aurait tendance à TY-RAN-NI-SER les trop gentils messieurs depuis qu’elle a vu avancer ses droits. Et c’est ce que nous apprend en gros le Premier site homministe français, lacausedeshommes.com, mouvement revendicateur d’hommes signalant tout ce que notre société timidement paritaire contient de violent pour ces messieurs.

Vous savez, cette société où les rémunérations des hommes sont supérieures de 24% à celles des femmes et où 40% des pensions alimentaires restent impayées par des pères insolvables, dont certains vont jusqu’à se percher en-haut d’une grue pour crier leur désespoir en cachant souvent la partie émergée de l’iceberg aux médias qui accourent, par l’odeur alléchés. Cette société où toute femme indépendante peut avoir le sentiment d’être coincée entre deux époques, et en transit dans un No Women’s Land dans lequel elle se fait prodigieusement avoir. Et chacun sait ce qu’un lent transit peut avoir d’inconfortable…

 

Le père idéal vu par les "homministes"...

L’égalité très finement vue par les Homministes…

CAR LES NOUVEAUX MACHOS NE SONT PAS FORCÉMENT CEUX QU’ON CROIT. Il ne se cachent pas toujours chez un prénommé Raoul à la pilosité surdéveloppée qui éructe un trop plein de houblon devant son écran plasma diffusant la finale de la ligue des champions. Le nouveau macho se veut plus subtil, mais surtout plus ambigu. Et lorsqu’il évoque la condition des femmes, il emploie souvent des phrases adversatives dans lesquelles la proposition subordonnée a tendance à prendre le pouvoir sur la principale, comme par exemple:

 

« Je ne suis pas macho, MAIS… »

 

En voici, pour votre grand plaisir, et surtout pour votre information quelques exemples bien réels.

 1.  Je ne suis pas macho, mais maintenant que vous avez obtenu l’égalité, ne vous plaignez pas d’être débordées (Ah ben tiens, pourquoi t’es pas débordé toi ???!!!)

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2.  Je ne suis pas macho, mais il est clair qu’une femme qui a eu deux ou trois congés maternité ne peut pas prétendre à la même retraite qu’un homme qui ne s’est jamais arrêté (Ben justement, c’est toi qui prends ton congé pater cette fois, comme ça on finira en même temps !)

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 3.  Je ne suis pas macho, mais tu ne pourrais pas faire les mêmes horaires que moi, on serait obligé de prendre une femme de ménage, et on n’a pas les moyens…

Si tu travailles plus, on sera obligé de prendre une femme de ménage, et on n'a pas les moyens

La femme moderne, by Carrefour

 4.  Je ne suis pas macho, mais ce n’est pas le temps qui te manque, c’est juste un peu plus d’OR-GA-NI-SA-TION ( TA RAAAACE….)

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 5.  Je ne suis pas macho, mais c’est vrai qu’une femme qui dit « Ta race », c’est tout de suite plus vulgaire que chez un homme…

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 6.  Je ne suis pas macho, mais les femmes sont beaucoup trop émotives pour évoluer en politique (à part peut-être Madame Thatcher ???)

je ne suis pas macho, MAIS

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7.   C’est pas pour être macho mais vous vieillissez quand même moins bien que nous ( Y’a qu’à voir ta maman hein !)

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 8.  Je ne suis pas macho mais avoir des organes génitaux externes, c’est quand même plus hygiénique…

 

 9.  Je ne suis pas macho, mais faut pas s’étonner que Fred aille voir ailleurs, t’as vu comment elle est chiaaaante sa femme !!! (Ben tiens !)

Vendre du rêve aux fillettes...

Vendre du rêve aux fillettes…

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10.  Je ne suis pas macho, mais si tu me trompes, je crois que je te tue d’abord et moi après (Puisque je constate que tu me fais passer avant toi finalement, commence par me tenir cette porte, ça changera.)

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Je suis éprise de justice. Toutefois, il me semble que se servir de faits isolés d’hommes maltraités afin de les généraliser parce que l’on craint de perdre ses privilèges au sein d’une société encore très clairement patriarcale et encore bien trop machiste peut s’apparenter à de la xénophobie. Les nouveaux machos, à l’instar des nouveaux racistes (« Je ne suis pas raciste MAIS…) avancent masqués. A vous Mesdames de surveiller leur syntaxe 😉

C'était il n'y a pas si longtemps...

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Parce qu’il vaut mieux en rire qu’en mourir, rappelons justement qu’aujourd’hui encore, 150 femmes meurent sous les coups de leur compagnon, en France. Alors, Messieurs les Homministes, soyez un peu sérieux je vous prie !

je ne suis pas macho MAIS

Parce qu’on revient de loin mais qu’il reste du chemin….

 

Estelle Bee.

A l’attention de celles qui ne font pas pipi debout

Cette petite injustice anatomique qui nous met, nous les femmes, dans une galère hautement stressante en cas d’urgence pipi, alors que nos partenaires mâles vivent cette même situation le cœur léger et en sifflotant tels des pinçons sur des cerisiers en fleur. Je suis une fille. Une de celles qui a tout le temps envie de faire pipi, surtout dans des situations/ lieux/ moments/ tenues inappropriés. Je précise que je suis jeune pour ceux qui d’emblée, auraient le réflexe de me joindre une pub pour les couches Confiance en guise de commentaire 😉

L’évènement du week-end étant la JOURNÉE DE LA FEMME, je me suis dit qu’il était grand temps d’aborder un sujet dont PERSONNE n’ose parler (surtout pas une femme du monde hein!) et qui me fait penser que Dieu est forcément un mâle :

 

Cette petite injustice anatomique qui nous met, nous les femmes, dans une galère hautement stressante en cas d’urgence pipi, alors que nos partenaires mâles vivent cette même situation le cœur léger et en sifflotant tels des pinçons sur des cerisiers en fleur.

 

Revivons donc pour l’occasion quelques situations –issues de conversations de filles- que l’on préfèrerait oublier. Voici donc 7 solutions de repli pour celles qui ne font pas pipi debout.

 

1)   Le bistrot :

 

Ne pouvant pas tutoyer les pylônes comme Monsieur, le café du coin est la base de repli n°1 d’une femme en situation d’impériosité. Et forcément, en femme civilisée, on prend quand même la peine de commander un café au passage qu’on boira froid ou qu’on ne boira pas, c’est selon. Résultat : 2 euros le pipi. Et c’est monnaie courante. J’en profiterais pour rendre hommage à ce gentil patron moustachu d’un bar-tabac à Aix-en-Provence qui me fit me sentir bien honteuse dans ma condition de femme. Alors que je m’engouffrais, tous voyants allumés, dans l’établissement bondé, je constatai qu’il n’y avait pas une seule table de libre pour y commander mon café. J’achetai alors un paquet de chewing-gum au comptoir du tabac, avant de me diriger vers l’escalier en colimaçon que je savais être la voie de mon salut. Pendant que je descendais les marches, une voix qui appelait « Madame ! Madame ! Madaaame ! » s’élevait dans le brouhaha. Mais ce n’est que lorsque la voix prononça « MademoisELLEUH ! » que j’eus le réflexe de me retourner, jeune trentenaire oblige. Car il se trouve que c’est bien moi que le gros patron appelait pour la quatrième fois, donc tous les regards des clients étaient braqués sur moi. Pliée en deux dans mon urgence, je questionnai du regard l’interlocuteur qui me lança :

–       Vous allez où là ?

–       Pardon ?

–       Oui Madame vous allez OÙ ??? Rajouta sa femme, une sorte de sosie de Yolande Moreau, le cœur en moins.

–       Heu, aux toilettes…

–       Non non remontez hein ! Les toilettes sont réservées à la clientèle ! S’indigna le bonhomme.

–       Heu… (l’ensemble de la salle attendait ma réponse) Je viens de vous acheter des chewing-gum… !

–       Non non c’est pas pareil ! Les toilettes sont pour les clients du  café, pas du tabac, d’accord Madame ??!!!

–       Non mais vous êtes hyper classe ici ! Répondis-je, clairement humiliée, avant de sortir en claquant la porte.

En sortant du café, je me parcourus du regard. J’étais correctement vêtue, j’avais les cheveux propres et des manières plutôt bonnes, et je venais de me faire jeter comme une clocharde pochtronnée et malpropre par un gros macho inélégant devant tout le monde, seulement parce que mon statut de femme m’imposait de faire une pause dans les plus brefs délais.

En sortant du café, je me parcourus du regard. J’étais élégamment vêtue, j’avais les cheveux propres et des manières plutôt bonnes, et je venais de me faire jeter comme une clocharde pochtronnée et malpropre par un gros macho inélégant devant tout le monde, seulement parce que mon statut de femme m’imposait de faire une pause dans les plus brefs délais.

2)   L’embouteillage :

Uriner au bord de la route n’est pas un souci pour ces messieurs lorsque, coincé dans un chassé-croisé pas vraiment prévu par Bison Futé, on se retrouve pris au piège et à deux doigts d’imploser. Mais compte tenu que toi la fille, tu ne peux pas faire pipi sans découvrir l’ensemble de ton intimité, tu te dois d’abandonner ta voiture pour aller te planquer derrière un fourré devant les regards amusés des autres usagers. En l’absence de végétation ou reliefs, comme en Camargue par exemple, tu devras courir très vite jusqu’à ce que tu disparaisses de leur champs de vision. Autant être entraînée….

 

3)   La piste de ski :

Trente minutes d’attente aux toilettes du restaurant d’altitude, c’est trop pour qui s’est contenue trop longtemps pour kiffer la poudreuse. Et alors que Chouchou n’a qu’à dezipper pour libérer son petit Shar Pei, tu es obligée de te surgeler les miches derrière un Mélèze après avoir crapahuté dans la montagne avec une démarche de spationaute bourré.

 

4)   L’entre-deux voitures :

LA solution que nous privilégions en ville à la nuit tombée lorsqu’aucun bistrot n’a eu la bonne idée d’ouvrir dans les 500 mètres à la ronde. Encore faut-il faire attention de ne pas faire pipi sur ses jolis escarpins en cuir de veau bois de rose non encore imperméabilisées. Encore faut-il vérifier AVANT qu’il n’y ait personne DANS la voiture derrière laquelle on se planque à la hâte… Comme par exemple ce couple d’amoureux éberlué par la scène loufoque qui se déroule sous ses yeux…

4)	L’entre-deux voitures : LA solution que nous privilégions en ville à la nuit tombée lorsqu’aucun bistrot n’a eu la bonne idée d’ouvrir dans les 500 mètres à la ronde. Encore faut-il faire attention de ne pas faire pipi sur ses jolis escarpins en cuir de veau bois de rose non encore imperméabilisées. Encore faut-il vérifier avant qu’il n’y ait personne DANS la voiture derrière laquelle on se planque à la hâte…

5)   In a dark desert Highway…

Lorsque l’on fait tomber une tartine par terre, chacun sait qu’elle tombera fatalement du côté de la confiture. Idem pour le pipi urgent d’une fille au bord de la route. Ainsi, le bord de route archi désert où pas même le diable y planterait sa fourche ( « c’est bon je peux y aller, y’a pas un chat… ») deviendra comme par magie la Nationale 7 sitôt que tu te retrouveras toutes fesses dehors. C’est à croire qu’on paye des automobilistes pour ça! Bon à savoir en cas de panne….

 

6)   Le rhabillage en urgence :

L’entre-deux voitures ou le bord de route exigent une grande rapidité, mais aussi de l’ORGANISATION selon les vêtements que l’on porte. C’est du moins ce que tu apprends à tes dépends lorsqu’une autre femme s’approche discrètement de toi pour te dire un peu gênée que ta jupe est entièrement coincée dans tes collants (!!!), trente minutes après les faits, sachant que tu as traversé toute une rue piétonne et que tu es allée chercher tes enfants à l’école dans cette tenue…

 

7)   La plage :

Ne vous demandez plus messieurs pourquoi les femmes ont plus d’aptitudes à aller se baigner dans une eau à 16°. Elle ne sont pas plus courageuses non non. C’est juste qu’elles n’ont parfois pas le choix, contrairement à vous 😉 Mais bon, ça raffermit les chairs, parait-il…

 

En conclusion…

Souvent, lorsque j’ai affaire à une pimbèche, une femme autoritaire, sèche ou revêche, je ne peux m’empêcher de me raviser en pensant qu’elle aussi, un jour, s’est retrouvée dans une situation humiliante, alors que si elle avait été un homme, sa mémoire n’aurait pas gardé la moindre trace de ce moment.

 

« To pee or not to pee, that is NOT the question,

 

The question is: To pee NOW but WHERE THE FUCK???souvent, lorsque j’ai à faire à une pimbèche, une femme autoritaire, sèche ou revêche, je ne peux m’empêcher de me raviser en pensant qu’elle aussi, un jour, s’est retrouvée dans une situation humiliante, alors que si elle avait été un homme, sa mémoire n’aurait pas gardé la moindre trace de ce moment.

 

Isn’t it sista 😉

 

Alors PARLONS-EN!!!!!!!!

Normal Zombie Apocalypse

zombiehollandeIl s’était auto-proclamé chasseur de Zombies au cours de l’hiver 2012, en mentionnant dans un discours percutant, « l’Adversaire sans visage » ni âme qu’il traquerait avec acharnement.

Comme chacun sait, le Zombie est un mort-vivant qui n’a qu’une seule obsession: se goberger salement de viscères humains jusqu’à satiété. Les personnes mordues deviendront à leur tour des zombies affamés d’entrailles humaines et ainsi de suite. François Hollande avait ce jour-là clairement identifié l’ennemi: LE MONDE DE LA FINANCE. Si bien que nous l’imaginions déjà armé d’un sabre, à couper des têtes partiellement décomposées avec la détermination et la loyauté en sautoir. (Car la seule façon de tuer un zombie est de viser le crâne, le libre choix de l’arme est laissé au héro).

Dans le manuel du traqueur de zombies, il est fait mention de quelques rarissimes cas humains naturellement immunisés contre les morsures, et je ne pense pas me tromper en affirmant que beaucoup voyaient l’Élu en lui.  Mais depuis quelques mois, un air d’épouvante souffle sur l’Elysée et cette question, dans tous les esprits, peine à filtrer tant on craint d’être mordus à notre tour:

« François Hollande est-il devenu Zombie après s’être fait mordre par la Finance? Ou au contraire, doit-on continuer à lui faire confiance dans sa traque des Morts-Vivants??? »

.

Car quiconque ayant déjà vu des films de Zombies aura forcément remarqué qu’il y a toujours un passage, vers la fin, où le héros coupeur de têtes finit par se faire mordre. Dans ce cas-là deux scénarios sont possibles dans les minutes qui suivent: soit il n’a pas tout de suite conscience qu’il a été contaminé, et revient taper la discussion à ses protégés (planqués) comme si rien n’était:

     – Au fait qu’est-ce qu’on bouffe ce soir? J’ai une furieuse envie d’andouillettes!

Soit il se rend compte qu’il est devenu mort-vivant, mais il tente de le cacher à ses acolytes pour ne pas se faire trucider à son tour:

     – Quoi mon visage? Nooon c’est juste un orgelet et un peu de sauce tomate de ce midi…

zombie H

Alors, pour en avoir le coeur net, j’ai fébrilement recherché les signes qui nous permettrons de savoir si notre Président de la République est toujours normal ou déjà zombie. Voici ce que j’ai trouvé:

 

1. Eclat de violence

« Les zombies ou personnes infectées, sont motivées uniquement par l’appétit, la chair fraîche, et attaquerons toute personne, y compris les propres membres de leur famille. »

Quiconque ayant suivi la vie privée de notre Chef de l’Etat ses dernières semaines s’inquiètera de ce premier critère, la chair fraîche semblant en effet être son premier leitmotiv en ces temps de crise, surtout dans ses supporters politiques. A cette inquiétude s’ajoutera cette question de François Hollande devant caméra au salon de l’agriculture après avoir déjà englouti au moins 6 saucissons et trois tomes des Pyrénées:

     – Alooors, qu’est-ce que j’ai pas encore goûté???

 

2. Perte de mémoire et de la parole

« La caractéristique principale des personnes infectées et transformées en zombies est de ne plus pouvoir communiquer verbalement, juste par quelques grognements… »

Il est vrai que depuis l’inversion de la courbe des ventes du magazine Closer (à défaut de celle du chômage), François Hollande ne s’est plus beaucoup exprimé publiquement. Prémices de la zombification???

« Ils semblent ne pas reconnaître les choses qui leur étaient familières (personnes, visages, lieux…).   Néanmoins, certains rapports (non confirmés) signalent des zombies qui tentent de retourner à leur ancienne habitation, preuve sans doute de quelques résidus de mémoire de leur ancienne vie humaine. » 

Cette caractéristique pose question depuis que notre président a été retrouvé en situation d’égarement, loin de son foyer, sur un scooter en plein Paris, le casque intégral étant peut-être une ruse pour dissimuler l’aspect Carpaccio de son nouveau visage. Quelques heures plus tard, ses résidus de mémoires le conduisirent à nouveau à l’Elysée quelque peu groggy.

« Un certain niveau de perte de Q.I. accompagne les symptômes de cette maladie » est le critère qui semblerait le plus aiguiser les soupçons. Car il y a deux ans Monsieur Hollande élaborait son champs d’action en ces mots:

« Avant tout, je vais vous dire qui est mon adversaire, mon Véritable adversaire :

Il n’a pas de nom,

Pas de visage,

Pas de parti,

Il ne présentera jamais sa candidature,

Il ne sera donc pas élu,

Et pourtant il gouverne:

Cet Adversaire c’est le Monde de la Finance. »

Aujourd’hui, on apprend que François Hollande multiplie les accords avec le patronat et appelle désormais  « charges sociales » ce qu’il nommait jadis « cotisations sociales ». Entre autres promesses non tenues, il n’obligera pas les banques françaises à sortir des paradis fiscaux. Syndrome de Stockholm ou réelle contagion?

.

3. Perte de coordination

« Un des autres effets notables de ce syndrôme de zombification est la perte de coordination physique. Néanmoins, méfiez-vous car les Zombies restent encore capables de quelques mouvements brusques !  » Et ce n’est certainement pas Julie Gayet qui contredira cela. Enfin j’espère… L’on regrettera juste que les quelques sursauts restants n’aient pas été utilisés dans le projet de Grande réforme Bancaire.

 

Transmission et traitement de la maladie de zombification

Il semble désormais clair que les morts-vivants s’attaquent à tout être humain normal ayant des ambitions politiques de haut rang. Il est donc recommandé que vous gardiez vos distances des zones où vous savez que les zombies se trouvent pour éviter toute contamination.

« Aucun remède ou vaccin n’est connu à l’heure actuelle. Mais des professionnels de santé, indiquent qu’ils sont capables de traiter plusieurs des symptômes et sont en train de tester un anti-dépresseur afin de contrôler les pulsions violentes des personnes infectées. »

 

Normal Zombie Apocalypse II, le retour?

La question qui se pose enfin, c’est de savoir si François Hollande n’est pas tout simplement un stratège génial qui feint d’avoir été mordu, et joue les infiltrés pour mieux surprendre lors d’un deuxième volet qu’on intitulerait The revenge of Normal Zombie. Il cohabiterait ainsi avec les morts-vivants en totale immersion, afin de s’imprégner de leurs us et coutumes, se forçant à manger des intestins grêles et feignant de rire de leurs blagues putrides en expectorant de grosses glaires rougeâtres entre deux grognements. Enfin, il parviendrait à obtenir sa revanche en se retrouvant candidat contre Marine Le Pen au second tour, et profiterait de ses 73% pour tomber le masque, et trucider, dans une hargne bestiale, toutes les faces de Carpaccio à la Kalashnikov. On s’y croirait presque non?

Alors? Zombie ou Normal? A vous de juger…

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« FROGLAND », ou le pays où les grenouilles ont de l’eau jusqu’au cou…

« Frogland », ou le pays où les grenouilles ont de l’eau jusqu’au cou…un matin, je découvris quatre minuscules grenouilles gisant au fond du bocal le ventre en l’air, donc apparemment pas très en forme. Leurs mutants de frères et sœurs, indifférents à la tragédie, semblaient couler de paisibles heures agglutinés les uns aux autres contre la paroi du bocal, tels des hippies attendant un concert de Lennon sur les pelouses de Woodstock. J’avais 14 ans. Quand je les vis, s’agitant dans cette mare d’eau au cours d’une balade dans les collines qui surplombent les barres HLM du quartier de mon enfance, je décidai d’en adopter quelques uns. Pas seulement parce que mon petit frère trépignait à l’idée de les exhiber fièrement à ses copains, mais surtout, je l’avoue, parce qu’ils me rappelaient les schémas de mes cours de SVT sur la reproduction, LE cours que nous attendions tous fébrilement dès notre arrivée en quatrième, et pendant lequel nous ricanions comme des hyènes pendant que le professeur nous projetait, avec un sérieux admirable, la coupe transversale d’une verge humaine d’un mètre cinquante. C’est ainsi que nous repartîmes avec environ trois douzaines de têtards frétillants dans un sachet plastique.

 

Littéralement hypnotisées par le ballet qui s’offrait à nous dans l’aquarium improvisé, une camarade de classe et moi échangions philosophiquement sur le sujet :

 

« Wow, t’imagine la taille des boules du type qui a des spermatozoïdes aussi gros !

-Ouaaaais, c’est le géant vert le mec !!!

-C’est claaaaair !!!!!! Et tu crois qu’il fait « Ho ho ho » quand ça sort ????!!!

-Naaan, ça c’est le Père Noël !!!

-T’es conne !!! »

 

Une fois par semaine, je plongeais des algues au fond du bocal afin d’alimenter « mes bébés », mais ce soir-là, je remarquais leur métamorphose. De petits bourgeons latéraux avaient poussé et leur donnait une allure hybride, un peu comme l’adolescente que j’étais alors. Sauf que mes bourgeons à moi étaient blancs cerclés de rouge, et se concentraient périodiquement sur mon front, voire juste sur le bout de mon nez lorsque je cédais à la tentation du Malin personnifié en un saucisson sec au poivre. Bien souvent ils finissaient lamentablement explosés contre le miroir de la salle de bain. J’étais une ado classique.

C’était deux semaines avant le drame.

 

Car un matin, je découvris quatre minuscules grenouilles gisant au fond du bocal le ventre en l’air, donc apparemment pas très en forme. Leurs mutants de frères et sœurs, indifférents à la tragédie, semblaient couler de paisibles heures agglutinés les uns aux autres contre la paroi du bocal, tels des hippies attendant un concert de Lennon sur les pelouses de Woodstock.

 

Sélection naturelle ! Me dis-je, insouciante, en songeant à la vidéo que nous avions étudiée en cours, et pendant laquelle on nous avait expliqué que des millions de spermatozoïdes restaient sur le carreau après la fécondation de l’ovule.

 

Le lendemain, quatre autres malheureuses avaient manifestement rencontré la faucheuse, et elle ne les avait pas loupées. Je commençai à me dire que peut-être, quelque chose clochait. Je changeai l’eau, dans le doute. Mais les jours se succédaient et se ressemblaient. Woodstock s’était changé en Verdun, et je manquais de munitions. Je modifiai leur alimentation, sans plus de résultats. Vous imaginez bien sûr la suite. Toutes mes copines périrent les unes après les autres. Toutes sauf une. Depuis deux jours, elle était prostrée contre une partie sale de la paroi, hors de l’eau où séchait une vieille algue, et assistait à la tragédie grecque.

 

Trop zarbi, elle sait pas nager ou quoi ??? Pensais-je bien connement.

 

Et là, en une fraction de seconde je percutai violemment ! Les grenouilles, n’étant plus des têtards, avaient besoin d’air pour respirer. Leur organisme ayant muté, leurs besoins avaient changé, et il leur était vital de sortir de l’eau, pour s’oxygéner sur quelque île providentielle, à la manière d’un nouveau riche fort imposable sur les îles Caïman.

Frogland, le pays où les grenouilles ont de l'eau jusqu'au cou...

Après cette révélation, je me mis en chemin dès le lendemain pour libérer ma petite irréductible, la survivante à mon ignorance et mon manque de sources d’informations. La révolution Internet n’aurait lieu que quatre ans plus tard, je n’avais donc aucun accès à quelque tutoriel sur les amphibiens…

 

Ces jours-ci, je repensai à cela en me disant qu’aujourd’hui, NOUS, le peuple souverain, nous sommes ces têtards qui se noient lamentablement.

Je me disais que par exemple, nous étions englués dans une Cinquième République de 56 ans d’âge, et que nos « propriétaires » nous observaient derrière la vitre pendant que nous nous asphyxiions. Ont-ils le même sentiment d’impuissance que moi, l’écervelée, vingt ans auparavant ? La même incrédulité ? La même insouciance ?

Lorsque des élites politiques, des économistes chevronnés, de brillantissimes énarques, bref DES ÉRUDITS, constatent une catastrophe comme s’ils ne l’avaient pas prévue, sans jamais tenir compte de nos bourgeons -signes extérieurs d’une Ère Nouvelle- ils n’ont en aucun cas l’excuse de l’ignorance. C’est soit un parti pris, soit de l’incompétence.

EN QUOI donc toutes leurs connaissances servent-elles la société ? En rien.

 

DONC :

 

Est-ce qu’avoir fréquenté Sciences-Po trop longtemps est un gage d’incompétence quasi systématique ? JE LE CROIS.

 

Et lorsqu’un candidat nouveau, naïf et ambitieux, nous tend un nénuphar en parlant de VIème république, de « refonte », de « rupture », de nouveau système électoral, nos gros crapauds ont bien vite fait de le discréditer:

-Il ne tient pas la route économiquement

-il ne tient pas compte des enjeux financiers

-il ne porte pas de costume Kenzo

-il a un charisme de poisson-lune

-c’est un gros facho

 

Amis amphibiens, nos bourgeons sont nos poings, nos jambes, et l’on a créé un système qui nous interdit de nous en servir. Alors accrochons-nous à la petite algue séchée jusqu’à ce que l’on nous demande à nouveau notre avis, et allons chercher par-delà les abysses du « vote utile » notre propre oxygène. Et en cas d’urgence, faisons-nous la courte échelle pour sortir de l’asphyxie plus vite que prévu.Ces jours-ci, je repensai à cela en me disant qu’aujourd’hui, NOUS, le peuple souverain, nous étions ces têtards qui se noient lamentablement.  Je me disais que par exemple, nous étions englués dans une Cinquième République de 56 ans d’âge, et que nos « propriétaires » nous observaient derrière la vitre pendant que nous nous asphyxiion

Sérieusement, vous en pensez CO ????

Afida Turner, « une hôte presque pas refaite »…

afida turner

Elle est chevaline, elle a la voix et les intonations d’une Amanda Lear à qui l’on aurait greffé un noyau d’avocat sous le palais, mais inutile de vérifier à sa croupe si elle provient du même haras. Afida Turner est encore plus inqualifiable que son aînée blonde. En témoigne sa récente participation à Un dîner presque parfait, émission familiale désormais phare de « la petite chaîne qui monte », qui monte comme la bêbête dans l’entre-jambe d’une vieille prostituée portoricaine en manque d’hygiène, apparemment. Vous voyez de qui je veux parler ?! J’ai regardé l’émission avec force attention, et je vous en livre aujourd’hui le miellat. Attention, expérience…

 

Fake me I’m famous

Tantôt filmée avec 4 ados boutonneux qui la kiffent à mort, tantôt buvant du Champagne chez son coiffeur (qui le pauvre, croit vraiment se faire de la pub en reconnaissant publiquement que la Scarole hystéro qui pose à ses côtés est une de ses clientes…) l’émission débute sous le signe du raffinement.

La caméra nous emmène ensuite à l’entrée d’un immeuble Haussmannien cossu. L’ex Leslie Mess et actuelle Afida Turner nous reçoit en micro-robe en skaï  -à moins que ce ne fût un débardeur- et talons de Drag Queen pailletés, dans un appartement rempli de vieux livres et d’antiquités, en annonçant : « Voilà mon petit logis parisien ! » On y croirait presque dis !

Elle nous fait ensuite visiter les lieux, tantôt avec surprise, surtout quand elle croise un miroir, tantôt sur un ton de châtelaine, mi Lady Chatterley, mi Lady Chattounette, présentant un lustre chandelier « ayant appartenu je crois à Sissi l’Impératrice, ou une reine en tout cas ».

Bref, « M’dame Turner » -comme l’appellera élégamment son épicière avec un accent Titi parigot semblant sortir d’un film de Jeunet- place l’Art du FAKE, de  la Contrefaçon, de l’Imposture, à un niveau supérieur. Exactement comme Dieudonné avec l’humour. Et l’on ressent quasiment le même malaise. Surenchère 10ème degré ? Vraie mythomanie pathologique ? Où est le vrai du faux ? Est-elle vraiment le dindon farci à la sauce fécale dont seul M6 a le secret ? Ou est-elle consciente de cette parodie d’elle-même ?

Car Dame Turner, qui ne contrôle pas grand chose de ses mots et gestes, démontre une volonté acharnée de nous faire croire qu’elle maîtrise tout. C’est ainsi que l’on apprendra qu’il faut qu’un burger soit complètement cramé d’un côté (et la cuisine à moitié brûlée) pour que le vrai American Hamburger soit réussi. Idem lorsqu’elle cache les tâches de sa nappe du dîner de la veille en y superposant un drapeau américain pour le brunch du lendemain, qu’elle sert des œufs de lompe en annonçant que c’est du caviar à des convives pas dupes du tout, ou quand elle met un couvert de trop, puis compte jusqu’à six sur ses doigts griffus, et lance que c’est « fait exprès pour l’esprit qui va peut-être venir.. », le sien perhaps, Ouuuuuhhhhhh….

 

L’entrecuisse de Jupiter

Si la voix off feint, en se gaussant, de nous présenter Afida comme une Star (Je cite : « Elle marche sur les traces de son illustre belle-mère, Tina Turner »), ce n’est que pour mieux habiller de ridicule les images de la tigresse, qui classieuse, cite Jeanne Mas – en rouge et noir j’oublierai ma peur…, et nous donne divers aperçus de sa culotte, en levant la jambe continuellement, devant l’innocente Pleïade joliment reliée qui lui fait face et n’a rien demandé. Elle exhibera donc son « petit chez elle » une bonne huitaine de fois, car il faut savoir qu’à chaque fois qu’Afida, vêtue à ras la vulve, croise une surface plane, elle a le réflexe de s’y allonger – lit, sofa, table basse, banc, table de salon- et de lever la jambe SYSTÉMATIQUEMENT : réflexe de préservation ? Geste de superstition ? Souci de nerf sciatique ? Le mystère plane encore…

Si la voix off feint, en se gaussant, de nous présenter Afida comme une Star (Je cite : « Elle marche sur les traces de son illustre belle-mère, Tina Turner »), ce n’est que pour mieux habiller de ridicule les images de la tigresse

M6, facétieuse, sait choisir ses proies…

Un dîner Vieilles Pies :

J’aime la cuisine généreuse, nous dit M’dame Turner pendant qu’elle prépare, hystérique et cambrée en diable sur ses talons de 15 centimètres, un dîner justement intitulé « Diaboliquement Moi ». Culinairement parlant, on apprendra que les faux ongles taillés en pointes s’avèrent finalement pratiques pour piquer et vérifier la cuisson de « l’Innocent sacrifié », le gigot, même si une de ses griffes noir et or restera plantée dans la bête. Mais qu’importe, Afida en possède neuf autres qui lui serviront à malaxer avec sadisme de la viande hachée bien grasse, et les gros plans caméra sur les ongles farcis de notre hôte, ou sur ses pieds endoloris qu’elle soulagera dans le bac à légumes du frigo, finiront de nous mettre en appétit.

Mais le clou le mieux planté de la soirée fut sans nul doute LA MISE À LA PORTE D’UNE INVITÉE PAR NOTRE HÔTE DE CHARME, une première dans l’émission ! On avait bien saisi d’entrée de jeu que Djamila, 35 ans, ne pouvait pas piffrer notre VIP, et c’est avec la condescendance en sautoir qu’elle tentait de l’égratigner verbalement. Qu’importe, Afida, masquée à la Eyes Wild Shut, prétextera « l’Animation de  la soirée », au milieu du dîner, pour lui demander de la suivre, lui remettra un carton vide en guise de présent et lui claquera la porte au nez, sans avoir oublié de lui lancer un très cordial et distingué : Je vous remercie d’être passée Darling ! 

 

Les phrases culte :

Afida Chez la manucure :

Chui fatiguée en ce moment parce que je me suis cassé encore un ongle, alors tu sais c’que j’ai besoin… Non, c’est quoi tu veux ???

 

Les convives débrieffant l’atelier manucure :

Henri, gentleman, improvisé manucure pour Kitty, 45 ans… Hey, chui en tran d’te rénover hein !

Henri, il a pas trop débordé, il a bien limé, il m’a pas fait mal. Dira Kitty qui finalement en redemande.

 

Afida et la déco :

Le noir, c’est pour le diabolique, et puis c’est BON le noir : c’est aussi l’espoir, la finesse, l’énergie, dans le positif bien évidemment. Cela va sans dire…

 

Voilà l’endroit où j’écris, et où je lis ce que j’écris …. No comment…

Mon dessert aux fruits rouges IRA en adéquation avec la couleur de la nappe. Mais pas avec celle du Bescherelles…

 

Je change d’avis 2 fois par jour, comme je change de culotte. Et dire que je connais des gens qui changent encore plus souvent d’avis…

 

Oooooommmm … C’est vraiment un endroit où je médite, sur le trône. On est quand même soulagés de la découvrir sur un banc d’église du XVIIIème siècle, même la jambe en l’air.

 

 

Postface

Afida Turner est, je le rappelle, est une adulte tuée dans l’oeuf par la vision de sa mère assassinant son bourreau de père, et que l’on a jetée en pâture aux  journaleux des marécages. Depuis, via la presse people, on se régale de savoir qu’elle s’est faite virée du tapis rouge à Cannes (alors que DSK y est accepté…) ou qu’elle galère, outre-Atlantique, avec des hommes rappelant un tantinet son paternel (Mike Tyson ou Rony Turner, fils d’Ike l’uppercut…) tout en feignant de vivre « l’American dream » lorsqu’elle est conviée sur les plateaux parisiens. Bon, depuis Loana, on avait compris que cela se fait, apparemment, d’exhiber des gens malheureux, délirants ou inconsistants afin de rassurer le téléspectateur sur sa médiocre condition. Ce qui m’a frappée en réalité, ce sont surtout les commentaires des internautes les jours qui ont suivi la diffusion. Car la mise à la porte de ladite Djamila a véritablement déchaîné les passions. Sous les nombreux articles relayant les images de l’émission s’étalaient des leçons de bonne tenue, des opinions divergentes et passionnées, des insultes, des disputes virtuelles entre supporters d’Afida ou de Djamila par centaines…

Cette folie furieuse m’a ramenée à un texte datant de 1932, d’un auteur britannique excessivement visionnaire, qui traite de la manipulation des peuples par les élites à travers la diffusion quasi exclusive de programmes ne faisant appel à aucun approfondissement, et à remplir, toujours REMPLIR leur temps de fakes, et d’images d’images de tristes clowns ou de monstres de foire mis pour exemple ou contre-exemple.

« L’idéal serait de formater les individus dès la naissance en limitant leurs aptitudes biologiques innées. (…) Un individu inculte n’a qu’un horizon de pensée limité et plus sa pensée est bornée à des préoccupations médiocres, moins il peut se révolter. On diffusera massivement, via la télévision, des divertissements flattant toujours l’émotionnel ou l’instinctif. On occupera les esprits avec ce qui est futile et ludique. (…)

On mettra la sexualité au premier rang des intérêts humains. Comme tranquillisant social, il n’y a rien de mieux. En général, on fera en sorte de bannir le sérieux de l’existence, de tourner en dérision tout ce qui a une valeur élevée, d’entretenir une constante apologie de la légèreté ; de sorte que l’euphorie de la publicité devienne le standard du bonheur humain et le modèle de la liberté.(…) »

L’homme de masse, ainsi produit, doit être traité comme ce qu’il est : un veau, et il doit être surveillé comme doit l’être un troupeau. Tout ce qui permet d’endormir sa lucidité est bon socialement, ce qui menacerait de l’éveiller doit être ridiculisé, étouffé, combattu. » Aldous Huxler, Le meilleur des mondes.

La stratégie de la diversion consiste à détourner l’attention du public des pb importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes. Stratégie également indispensables pr empêcher le public de s’intéresser aux connaissances essentielles, dans le domaine de la science, de l’économie, de la psychologie. Loin des pb sociaux, captivés par des sujets sans importance réelle.

Tout l’équipe du G8 vous souhaite une bonne année 2014!

La télé-réalité a cela en commun avec la pornographie qu’elle émousse la réflexion, l’imagination et le libre-arbitre de ceux qui n’ont pas d’autre modèle, et encourage le public à trouver « cool » le fait d’être bête, vulgaire et inculte, bref, à se complaire dans la médiocrité. d’autant que le rêve de faire un jour « le buzz » a enfoncé le clou chez les nouvelles générations. On nous diffuse massivement des « clashes » qui trop souvent sont préfabriqués, et encore plus chez les politiques, qui au bout du compte, finissent par manger à la même table. Car la conscience politique a été elle-aussi remplacée par la Politique-Réalité. On regarde, tel un arbitre assoiffé, des gens s’étriper en direct pour notre bien, et l’on ne retient rien de l’ignominie du fond, et encore moins du dénivellement qui ronge les sociétés. Car ce que l’on retient, c’est QUI a mouché l’autre, QUI a porté l’estocade. IL ou ELLE? Et NOUS dans tout ça? On « vote utile », comme on nous a bien dit de le faire. Voter utile? Utile pour QUI?

Et si l’on pensait un peu à NOUS, à nos enfants, et ce que l’on va bien pouvoir leur léguer? Si l’on résistait à la putasserie dans laquelle on veut que nous nous roulions pour nous occuper un peu de NOS intérêts, ça donnerait quoi?

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Et si l’on s’indignait???La stratégie de la diversion consiste à détourner l’attention du public des pb importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes.

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Estelle Bee.