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Le mentor d’Emmanuel Macron serait Nabilla Benattias

Nabilla, maître à penser de Macron

Depuis quelques semaines, cette surenchère de petites phrases macroniennes d’une intelligence rare nous mettait la puce à l’oreille. Et outre le fait que nous avions bien saisi que Monsieur Macron est de très loin, THE président de la France qui n’aime pas du tout les français, les allégations allaient tout de même bon train:  Que cherche-t-il, au juste? Ambitionne-t-il d’aller au clash pour justifier une violente répression future? Prend-il un plaisir frénétique à insulter les classes populaires et moyennes qui tentent de défendre leur steak haché Lidl – enseigne « préférée des français » selon la pub (No comment…)  – face aux privilèges des fins gourmets? Ou est-il simplement un peu con immature, finalement?

Mais voilà, la dernière prouesse de Jupiter à propos de la jalousie des français, bien trop grossière et puérile, frôle résolument le plagiat de la citation originelle  » T’es dans ta jalousie, chuis dans mon jacuzzi… » et fait éclater une vérité finalement bien prévisible:

 

LE MENTOR D’EMMANUEL MACRON SERAIT NABILLA BENATTIAS. 

 

Nabilla tout court, quoi! Nabilla, la classieuse, Nabilla l’impertinente, Nabilla la passionaria, bien plus connue pour ses buzz lascifs que pour sa grande connaissance de la Pléiade. Et surtout, Nabilla, pur produit calibré d’un Star System où le gagnant prend tout, mais ABSOLUMENT TOUT. Créature hybride d’une mécanique où décence et indécence se confondent, de façon à rendre opaque la vulgarité et admirable la bêtise, de laquelle, bien entendu, on s’enorgueillit jusqu’à la RENDRE ENVIABLE auprès de l’instinct collectif des couches populaires, en recherche de valeurs et d’auto-estime. Nabilla, révélatrice d’un monde où la laideur de l’intention, où la vénalité, où l’avidité la plus pornographique se mesurent à leur résultat « glamour ». Nabilla, dont les maximes, juxtaposées à celle de notre président, démontrent bien, sur le fond, qu’elle n’est rien de moins que son maître à penser, son Socrate, son Maître Pangloss rien qu’à lui. Mais comparons plutôt:

 

De l’échelle des valeurs: 

« Vous n’allez pas me faire peur avec votre Tee-shirt. La meilleure façon de se payer un costard, c’est de travailler. »

N’entendez-vous pas :

« Allo, t’es une fille et t’as pas d’shampoing, nan mais allo quoi! »

ou encore:

« Chuis une serviette, c’est un torchon, la fille…! »

 

 

De la différenciation sociale:

Il y a une majorité de femmes, qui sont pour beaucoup illettrées

VS

Aucun swag, les baleines

 

De la coexistence subie:

« Une gare, c’est un lieu où on croise les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien »

VS

Je ne me mélange pas, les aigles ne volent pas avec les pigeons

 

De la prise en compte de la pensée d’autrui:

 

Certains, au lieu de foutre le bordel, feraient mieux d’aller regarder s’ils ne peuvent pas avoir des postes là-bas

 

La citation originelle, un peu plus complexe tout de même:

 

Quand on est belle, on reste trop concentrée sur ses extensions, ses produits, ses ongles, pour avoir le temps de penser à autre chose. C’est le privilège des moches, elles n’ont que ça à faire!

 

De la vision des gargantuesques écarts de richesses en France:

Je ne cèderai pas au triste réflexe de jalousie française

THE phrase originelle:

T’es dans ta jalousie, chuis dans mon jacuzzi, quoi!

 

De la notion de RÉUSSITE SOCIALE:

Bien avant Macron, Nabilla déclarait, hautement clairvoyante:

je trouve ça triste pour un président de ne pas avoir de buzz. Heu, je sais pas, faudrait qu’il fasse un truc, je sais pas, une Sex tape, un truc marrant, quoi…

VS

L’économie du Net est une économie de superstars. Il faut des jeunes Français qui aient envie de devenir milliardaires.

 

En conclusion, celui qui a également déclaré qu’il ne cédera rien « ni aux fainéants, ni aux cyniques » n’a pas à se glorifier de son grand travail discursif. On a beau savoir que derrière chaque grand homme oeuvre une femme, il n’est guère étonnant de s’apercevoir que derrière chaque petit homme se cache une inénarrable cruche. Tous deux ont cela de commun qu’ils croient dur comme fiel que l’adoubement est une fin en soi, profitant à l’envi d’une France en perte de repères dont on stimule sans cesse l’instinctif afin de contrer toute réflexion, tout discernement, et toute révolte. 

 

Et si l’on s’indignait?

 

Estelle Bee.

Il drogue Nicolas Hulot, et lui fait du chantage (?)

Sarkozy l’a dragué. Hollande lui a caressé l’échine. Hamon serait descendu un poil plus bas. Mélenchon, avec son programme basé sur la transition écologique, lui a soutiré des éloges sans pour autant obtenir son engagement dans la France Insoumise. Et, contre toute attente,  Macron l’a fait!

Voir entrer Nicolas Hulot dans un gouvernement libéral éhonté, c’est un peu comme découvrir un éléphant rose portant un jean slim taille 36 dans son T2. Légèrement heu… surprenant.

Mais vous qui en avez conclu, à la hâte, que Macron est un génie du commerce qui pourrait convaincre une daurade royale de faire du porte à porte pour vendre des hameçons, vous êtes, en réalité, bien loin du fin mot de l’histoire.

 

Il se murmure en effet que Nicolas Hulot serait en fait victime d’un chantage sans précédent.

 

Tout aurait commencé à l’entre-deux tours. Emmanuel Macron aurait donc convié Monsieur Hulot dans le restaurant parisien Dans le noir, afin de tenter de témoigner à son convive son aveugle admiration pour l’ensemble de son oeuvre. Heurté de plein fouet par le désintéressement du pugnace écologiste, Macron, armé de lunettes infrarouges, aurait donc décidé de déclencher le plan Orsec:

Au moment du dessert, il aurait subtilisé son fondant au maté vegan, et l’aurait remplacé discrètement par un énorme muffin bourré de 250 grammes de la plus pure hawaïenne. Vingt minutes plus tard, Gilbert B, un client qui prenait sa pause cigarette devant l’entrée du restaurant, aurait entendu Monsieur Hulot confier à Emmanuel Macron qu’il décelait en lui « le petit lémurien orphelin qu’il avait été dans une vie antérieure », et qu’il passerait « le reste de son existence à le venger des méchants braconniers qui avaient emporté ses parents loin de leur île natale, dans un zoo de la périphérie de Bucarest ». Les deux compères auraient alors fait un pacte de sang à l’aide du couteau suisse de Nico, avant de s’enlacer fraternellement. « Ils paressaient tous deux très émus », ajoute Gilbert. Monsieur Hulot aurait ensuite annoncé « qu’est-ce que je suis content! » avant de vomir généreusement sur son pantalon Quechua beige de la collection printemps-Été 2009. « Il faut dire que dans ce restaurant, les portions sont généreuses! Je vais d’ailleurs lui mettre 4 étoiles dans Trip Advisor! », conclut Gilbert.

 

Selon d’autres sources partiellement aléatoires, l’ex futur président et le militant écologiste auraient fini la soirée dans la forêt de Giverny, où Nicolas Hulot se serait baigné nu parmi les nymphéas, avant de tenter de se sécher en se frottant avec force conviction contre l’écorce d’un saule pleureur centenaire. Alerté par des flashes incessants d’appareil photo, le garde-forestier aurait alors accouru, apercevant, au loin, un homme à la raie sur le côté vêtu d’un costume sombre qui s’enfuyait en vociférant « Parce que c’est notre PROJEEEEEEEET! ». Il aurait alors retrouvé « un gars ressemblant étrangement à Monsieur Nicolas Hulot » à plat ventre sur un sol recouvert de lichen. Ce dernier lui aurait confié, au bord des larmes, sa frustration de ne pas avoir pu « féconder la terre, à cause d’un repas bien trop arrosé ».  Professionnel, le garde-forestier aurait alors appelé un taxi afin que « l’homme à la coupe au bol » puisse rentrer chez lui en toute sécurité.

 

Deux semaines plus tard, Nicolas Hulot, qui avait par le passé fermement condamné la politique libérale d’Emmanuel Macron, faisait une entrée inattendue à Matignon. Chantage photographique? Simple coïncidence? Le doute plane encore…

 

 

Parce qu’il vaut mieux en rire qu’en mourir,

 

 

Estelle Bee.

Cessez de m’allumer! Parole d’Insoumise.

Cessez de m'allumer, parole d'insoumise.

Une semaine que ça dure.

Une semaine qu’il ne se passe pas deux heures sans qu’on me racole.

Vulgairement.

Que l’on me touche,

Salement.

Une semaine que les passablement-pensants sont officiellement devenu les bien-pensants.

« Nan mais tu comprends, si tu t’abstiens tu ouvres une autoroute au FN!!! »

« Nan mais tu vois, si tu votes blanc, tu fais le jeu du FN!!! »

 » Nan, mais attends, tu comptes en fait sur nous pour faire le sale boulot, c’est ça?! »

Insoutenable…

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Parce que le job, j’estime l’avoir déjà fait, moi.

J’ai milité.

Des mois.

J’ai porté l’Avenir en commun de mes petites mains avec parfois en bandoulière le sentiment d’abreuver des bouches asséchées par la résignation,

Je l’ai porté avec le peu de temps libre que la vie veut bien m’octroyer,

Je l’ai porté en rêvant de cette lumineuse transition écologique qui aurait créé des millions d’emplois,

Je l’ai porté en songeant à ces mères en galère qui tranquillement, auraient pu laisser leurs enfants gratos à la cantine afin de pouvoir retrouver une vie sociale et professionnelle,

Je l’ai porté en toute fraternité envers mes semblables d’autres couleurs,

Je l’ai porté pour que mon facteur sache où j’habite,

Je l’ai porté au nom de la Paix,

Je l’ai porté en cessant enfin de me reluquer le nombril,

Je l’ai porté pour nos enfants,

Je l’ai porté pour qu’on cesse enfin de taper sur les plus fragiles,

Je l’ai porté par respect envers tous nos aïeux qui se sont battus pour nos droits sociaux,

Je l’ai porté parce que seul CE projet-là nous permettait de les conserver,

Je l’ai porté au nom d’une future démocratie réelle,

Je l’ai porté contre vents et marées médiatiques orientés,

Je l’ai porté contre l’esbroufe politicienne,

La manipulation des consciences,

Je l’ai porté contre les J.T,

Contre les journaleux des marécages,

Contre les assoiffés du buzz,

Les boulimiques des fakes,

Les ivrognes du clash,

Les carnassiers de l’image,

Les charognards des ondes,

Contre la mauvaise foi dévorante,

Contre les je-m’en-foutistes des lendemains,

Contre les inconscients de l’Avenir.

Je l’ai porté de tout mon coeur.

Et justement…

C’est là que le poignard blesse…

 

Voilà qu’à peine le poignard planté en ce soir du 23 avril,

Voilà qu’à peine je saigne,

Qu’à peine je respire,

Qu’à peine je comprends, même,

 

Qu’à peine que je prends conscience dans un profond chagrin et dans un bain de sang intérieur de ce à quoi nous allons renoncer, que déjà, ILS M’ASSAILLENT:

« Il faut appeler à voter Macron pour faire barrage au FN!

– Heeeuuuu ….

– Ben ouiii! Non mais Le Pen! Le fascisme, Hitler, Mussolini, Franco, tu connais???!!!

– …. »

À DIRE VRAI, CES GENS-LÀ M’ONT MANQUÉ DE RESPECT.

 

Ils m’ont manqué de respect car ils ne m’ont pas laissée faire mon deuil.

Et ils m’ont attouchée de leurs phrases racoleuses,

De leurs mains sales,

J’étais cette veuve que l’on essayait de remarier de force avec le ravi du village,

J’étais cette fille prude à qui l’on léchouillait l’oreille d’une langue râpeuse et chargée,

J’étais cette meuf du quartier que l’on coince dans la cage d’escalier,

Cette passante à qui l’on colle une main aux fesses,

Cette stagiaire à qui l’on malaxe les épaules dans l’intimité d’un bureau,

Cette fillette que l’on pousse à faire des dégueulasseries en la menaçant de s’en prendre à sa famille…

 

À moi qui sais justement que le libéralisme engendre le fascisme,

À force d’appauvrir les masses pour faire se goberger quelques immondes millionnaires,

À moi qui ai milité contre l’un pour éviter l’enfantement de l’autre,

On me demande de plébisciter le père!

À moi qui ai soutenu la démocratie participative, on me scande que le dirigeant du mouvement que je soutiens commet une faute grave en laissant se prononcer sa base!

Seraient-ils devenus TOUS FOUS???!!!

 

À présent, je vous serais gréée de balayer devant votre porte tous les reliquats de vos votes dénués de conscience citoyenne,

d’ôter vos gros doigts boudinés de mon désarroi,

de cesser de vous frotter à ma peine tels des chihuahuas en rut,

d’arrêter de me souffler vos recommandations fétides en plein pif alors que je peine à réouvrir mes poumons à cette promiscuité électorale.

 

En bref, cessez de m’allumer, et laissez-moi seule souffler sur mes propres braises. Merci.

 

Une insoumise.

Chasse au burkini: LA technique infaillible pour mater sur la plage

Burkini

Voilà. Cela fait presque deux mois. Et aujourd’hui, je commence à avoir mal aux oreilles, aux lobes temporaux, mais aussi à ma feuille d’impôts. Car si j’ai bien compris, une partie non négligeable de mes revenus durement gagnés consiste à payer de hauts fonctionnaires en mal de notoriété pour qu’ils nous donnent,  le jour comme la nuit, et en continu, leur misérable point de vue sur le port du burkini sur nos bonnes vieilles côtes françaises. Et ce, pendant que les plus petits fonctionnaires, ceux qui portent l’uniforme bleu, vivent d’insoutenables journées de labeur qui consistent à ratisser nos plages dans le seul but de mater des culs et des nichons toute la sainte journée aux frais de l’Etat s’enquérir de la bonne tenue des citoyennes venues se rafraîchir en ces temps caniculaires. On se croirait pour le coup dans un épisode des gendarmes de Saint Tropez…

 

Bourse(s) au mérite

Force est d’admettre en ces temps troublés que les policiers n’avaient pas démérité. Depuis les boucheries successives perpétrées au nom d’un dieu que personne n’a jamais vu, une pression grandissante pesait sur leurs carcasses, et leur temps de loisirs s’était vu peu à peu élimé par les réunions à la chaîne, conférences et autres formations sur les nouvelles directives du Ministère de l’Intérieur en matière de sécurité nationale. Beaucoup de cas de burn out furent d’ailleurs dénombrés depuis. C’est pourquoi, je ne suis pas mécontente de les savoir à ce jour récompensés pour leur bravoure. En temps de guerre, il faut savoir remonter le moral des troupes afin que chaque combattant ait à coeur de puiser au plus profond de lui-même le courage de tenir bon… pour la France, of course.

 

Le travail c’est la santé

À en croire des sources parfaitement aléatoires, nombre d’agents de police auraient écourté leurs traditionnelles vacances en famille afin de prêter main forte aux malheureux collègues qui n’avaient pas eu la chance de bénéficier de quelque pause estivale pour souffler, et s’étaient vus confier cette lourde mission de surveillance de haut vol. Une preuve d’altruisme inouïe qui, une fois de plus, nous démontre que la Police est une grande famille. Il se murmure même que les propositions d’heures supplémentaires abondent à un niveau record depuis la mi-juillet, et que les volontaires, si déterminés qu’ils sont dans cette lutte acharnée pour la sécurité et la défense des libertés de notre pays,  ne réclament même plus de majoration horaire.

Il demeure néanmoins une ombre au tableau puisqu’à ce jour, une bonne centaine d’épouses d’agents se seraient plaintes des répercussions de cette mission sur la santé de leurs compagnons. Nombres d’entre eux seraient à ce point investis dans leur tâche qu’ils seraient dans l’incapacité totale de décrocher durant leurs journées de repos. Ainsi, Viviane F, compagne d’un agent basé sur une grande plage varoise aurait révélé que son fiancé ne serait plus le même depuis la polémique: « Je ne le reconnais plus. Dès qu’il foule un sol sableux, il se met instinctivement à l’affût et ne peut s’empêcher de s’infliger de constants allers et venues sur la plage. Il est désormais incapable de se détendre. » Marie-Christine B enfonce le clou, scindée entre fierté et inquiétude lorsqu’elle témoigne à son tour:  » Quand j’ai demandé à Gérard de décrocher le temps d’un week-end, il m’a répondu qu’il fallait que je comprenne qu’il faisait tout cela pour la France. Et pourtant, nous nous trouvions sur une plage du Cap d’Agde, c’est dire s’il prend sa mission à coeur. »

 

Une journée type

L’agent chargé de veiller à la bonne tenue des citoyennes sur la plage n’est pas choisi au hasard. Il est recruté pour son grand discernement, puisqu’il doit être en capacité visuelle de faire la différence entre un bikini, un trikini, un burkini ou un tanga dès le premier coup d’oeil, c’est dire s’il doit être affuté. Mais, dureté du climat méditerranéen oblige, son oeil de faucon serait mis à dure épreuve ces derniers temps en raison des vagues de brume de chaleur qui font rage sur nos plages. Ainsi, afin d’éviter toute confusion ou omission, chaque policier passerait en moyenne une vingtaine de secondes par paire de fesses/ nibards citoyenne afin d’être certain de se trouver face à un sujet en string ficelle, et non à une facétieuse porteuse de burkini couleur chair. Pour faire passer le temps qui s’égraine au compte-gouttes, les agents de police des plages échangeraient sur le temps qu’il fait, la mondialisation, les différentes marques de glacières, et la faune sous-marine… C’est un des avantages de l’être humain sur les animaux: lorsqu’une situation devient insoutenable, il est capable de détourner sciemment l’attention de son prochain afin de le protéger d’une dure réalité. Et c’est ce que fait le gouvernement français via ses putassiers médias: détourner notre attention de l’échec et la corruption politique en nous faisant tourner les mêmes images de burkini en boucle depuis deux mois. Et le pire, c’est que ça fonctionne toujours aussi bien!

 

Contre le détournement de l’actualité à des fins de dissimulation politicienne

 

Inidignons-nous!!!

 

 

Estelle Bee.

 

 

 

 

 

 

 

 

LE BREXIT, ÇA M’EXCITE…

le brexit, ça m'excite...

Voilà, c’est fini. Et apparemment, la nouvelle surprend tout le monde. Est-il donc si extraordinaire qu’un peuple décide pour lui-même, et non pas pour le marché mondial? Est-il si illusoire de penser qu’une des plus grandes puissances du Vieux Monde ne trouve pas ses intérêts et son bonheur individuel à jouer à la gueguerre capitaliste avec le Nouveau Monde et la Chine? Est-il si insensé que des gens comme nous, des étudiants, des bosseurs, des parents, des vies de chair et d’os quoi, puissent exprimer leur sentiment d’être maltraités, d’être asphyxiés par la pression de ce corset aux fils de fer que l’on serre toujours plus pour les astreindre à un régime qui va à l’encontre de leur nature?

Et bien moi, au milieu de ce marasme hypocrite, de ce catastrophisme surjoué façon Sarah Bernard qui vise à diviser en semant la terreur, pour mieux régner, comme toujours, je l’avoue, je l’affirme, me le susurre pour moi-même, et finalement, le régurgite, le clame, le crie, l’exulte:

LE BREXIT, OUIIIIIIIIII, ÇA M’EXCITE!!!!!!!!!

 

Mais ça m’excite à un point, vous ne pouvez imaginer…

Tout d’abord, ça m’excite de googleliser le mot BREXIT et que le premier lien qui me soit présenté soit celui du Figaro qui titre que les bourses s’effondrent désespérément. Que voulez-vous, on ne peut rien contre la loi de la pesanteur. Je me demande même quel bruit ça fait, des bourses qui s’effondrent. Le grincement sourd du Titanic qui sombre? Tiens, faudra que je fasse un crochet par une maison de retraite pour enquêter sur le sujet…

Car ce qui m’excite, voyez-vous, c’est d’imaginer les banquiers, les traders, les courtiers en costard Armani en train de vociférer, suintant comme des taureaux camarguais en pleine manade, les muscles saillants, le bulbe éreinté, afin de rattraper in extremis toutes les bourses dégringolantes qui ne réagissent plus au Viagra libre-échangiste dicté par l’Europe. Je peux percevoir l’excitation engendrée par la peur, stimuli ambigus mêlant Eros et Thanatos dans une ultime étreinte avant la mise à mort. C’est un peu le réflexe physiologique du pendu, le même que celui qui fait rage chez nos agriculteurs que Bruxelles assassine par ses normes absurdes. Pauvres soldats de la City, pions de dirigeants irresponsables, eux qui étaient déjà en burn out, les voilà à présent affublés d’un burnes down. Herk, pas beau à voir.

Burn out burn down

Ce qui m’excite aussi, c’est de m’assoir sur mon canap’, et de mater à la télévision tous ces pauvres clowns tristes de politicards avec leur bouche en cul de poule façon José Garcia imitant Cindy Crawford, qui expectorent de fausses excuses de fraternité visant à écorcher l’affect des téléspectateurs. Bla bla bla les anglais ne nous aiment plus, et bla bla bla, nous sommes tous frères dans cette Europe utopique qui nous unit, sur un air de Hill the world qui ferait bondir Mickaël Jackson hors de son cercueil en alu, alors qu’ils n’en ont rien à carrer de nous depuis le départ. Et ce qui m’excite, c’est de penser que je ne suis pas la seule à leur adresser un majeur tendu, tranquille sur mon sofa, en sirotant une limonade.

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Car ce qui m’excite, c’est de les voir s’enfoncer dans leurs bobards, dans un contexte social qui les confond l’un après l’autre. Mais aujourd’hui, ils persistent et signent à la pointe de leur dernier sursaut de pendu, que l’Europe, telle qu’elle est conçue, est une chance, alors que la Loi du Travail est une demande de Bruxelles qui affecte TOUS les pays européens. Mais depuis des mois, on se garde bien de nous diffuser les images des mouvements contestataires voisins qui pourtant font rage. Dis donc, il a des limites, le libre-échange!!! Au contraire, l’on se régale à manipuler les faits de rue pour faire du pays de Charlie l’état le plus policé, pendant que les polissons éructent que l’on fait la part belle au FN, alors qu’en réalité, ils font TOUT pour se retrouver face à l’extrême droite au deuxième tour, pour être sûrs de gagner façon Chirac.

 

Oui, le Brexit, ça m’excite! La seule idée de mettre des taules en chaîne en déposant mon érotique X de BREXIT sur Lettre compte triple lors de mes futures soirées Scrabble m’émoustillait déjà beaucoup. Mais le fait de m’imaginer tous ces vendus de politiciens perdre leurs cheveux par touffes (sauf Juppé qui en perdra peut-être ses poils d’oreilles) en se disant que merde, ces cons abreuvés de désinformation et de football prennent quand même le chemin des urnes, me donne envie d’aller embrasser l’Angleterre qui a compris qu’on a pourri notre Europe, et qu’elle est juste un prétexte pour jeter un voile terne sur nos libertés et acquis sociaux pour ne faire prospérer que quelques gros poissons.

Le Brexit, ça m’excite tellement que j’ai des envies bizarres et soudaines de me siffler des pintes de Guinness, moi qui ai horreur de la bière, de boulotter des maquereaux à la framboise, de déposer une gerbe sur le pont de l’Alma, bordel!!! De regarder des films mièvres avec Hugh Grant, de faire l’amour dans un cottage, d’adopter un putain de Yorkshire qui aboie tout le temps comme un con, de m’empiffrer de Jelly tremblotante comme les fesses de Kim Kardashian, de boire du Whisky dégueu et de déposer, après tous ces mélanges, un autre type de gerbe au pied du parlement européen en attendant notre référendum à nous, en mai 2017!!! Putain, mais qu’est-ce qui m’arrive???

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dis-moi combien tu m'aimes

Oui le Brexit, ça m’excite, et je t’emmerde!

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Parce qu’ils nous ont volé notre Europe, indignons-nous!!!

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Estelle Bee.

 

 

 

 

Miss France 2016, la preuve qu’on peut encore trouver du travail dans le Nord-Pas de Calais.

Miss France 2016 est ch'ti. Comme quoi, on peut encore trouver du travail dans le Nord-Pas de Calais.

Jean-Pierre Foucault nous avait pourtant prévenus lorsqu’il lança la cérémonie en annonçant que rêve et réalité alterneraient toute la soirée… Il ne pensait pas si bien dire, car lorsque Sylvie Tellier déboula sur la musique du film Ghost, nous ne savions déjà plus trop si c’était bien la mère maquerelle qui s’avançait vers le public, ou bien David Bowie vêtu d’une robe de soirée, et affublé de faux nichons. Effrayant. Même le bon vieux Jean-Pierre en fut surpris, il me semble, puisque sa langue fourcha d’emblée lorsque Ghost arriva à sa hauteur et qu’il lui dit: « C’est oun énormé plézilll de vous recevoir, ma chère ». Mais peut-être revenait-il d’une longue villégiature à Lisbonne (ou d’une escapade au Bois de Boulogne), qui sait…

Toutefois, il était fort notable cette année que le Comité Miss France avait tiré quelques précieuses leçons  des erreurs passées. À commencer par le choix du Président du Jury. Sans doute las de devoir soudoyer des avocats pour que les demoiselles retirent leur plainte pour attouchements sexuels à l’époque de Delon le Tripoteur, et peut-être agacés par les pantalons de cuir moule-pruneaux de Patrick Bruel, le choix du président s’était porté cette année sur l’inoffensif Jean-Paul Gauthier. Et le plus étonnant, surtout, est que le monsieur ait accepté le job!

Une autre correction avait été également apportée cette année: tenter de gommer le côté mièvre des donzelles, et apporter du piquant à leur vidéo de présentation. Mais le dosage du piment fut à peu près le même que quiconque mangeant créole pour la première fois de sa vie: un peu trop… disons… ambitieux… Et beaucoup de téléspectateurs à l’esprit bien moins tordu que le mien ont dû tout de même tiquer un peu devant des tableaux ou mises en scène dignes d’un bien mauvais Jacquie et Michel.

 

Faire l’amour à la nature, Tome I

Miss France 2016 est ch'ti. Comme quoi, on peut encore trouver du travail dans le Nord-Pas de Calais.

Le dénominateur commun de toutes les vidéos de présentation cette année fut que les demoiselles avaient la lourde tâche d’évoquer avec sérieux leurs ambitions humanitaires dans des postures à faire rougir les putains de la rade (oui, j’adore citer des chanteurs de droite décomplexée). Autant dire que l’importance du son a du s’avérer plutôt relative chez la plupart des téléspectateurs.

Ce fut donc notre jeune ch’ti qui ouvrit le bal des C.V en traversant lascivement une forêt, perchée sur des talons de 12 centimètres, sourire chevalin impeccable – en même temps, elle souhaite devenir chirurgien dentiste- et qui nous parla ainsi de la mission dont elle se sentait investie, en maillot deux pièces triangle rouge avec contre-plongée sur les cuissots mouillés par le jet d’une cascade.

Miss Limousin, la coquine, sûrement interrompue en pleine cueillette de cèpes, dut chevaucher un tronc d’arbre moussu dans un sous-bois en tout petit maillot de bain. Bon nombre de spectateurs a du se demander à quel moment le chasseur bourru allait faire son entrée dans le bois afin d’enseigner à la jeune prude les rudiments de la vie sauvage… Une classe folle.

2016 Miss

De la même manière, Miss Saint-Pierre et Miquelon caressera le rêve de « faire parler de son archipel » avec travelling avant sur ses seins moulés. Miss Guyane évoquera « la pluralité de la France », compressée dans un corsage à lacets de cuir. Miss Bourgogne, traversant un vignoble en Stiletto de 14 centimètres, comme d’habitude, souhaitera « ouvrir des portes sur des cultures méconnues » en effleurant des grappes de raisin et en faisant blobloter ses gros doudous dans une démarche un peu trop énergique. Miss Réunion évoquera vaguement « des valeurs à défendre », en pose de Jane alanguie dans une forêt dense sous la moiteur de Juillet. Miss Provence, 18 ans à peine, sera elle aussi propulsée dans ce cadre bucolique et classieux sans aucun préliminaire. Et Miss Roussillon nous apprendra, foutrement cambrée en bikini contre l’écorce rugueuse d’un chêne, qu’elle souhaiterait devenir prof de langue.

Heureusement, cette année encore, l’effroyable accent aux senteurs de cassoulet de Miss Languedoc nous ramena illico sur notre canapé Ikéa. Oui, on est bien sur Tf1. Devant la cérémonie de Miss France. Un samedi soir. Ouf! (ou pas…)

 

Faire l’amour au public

JPF l’avait annoncé en ces mots avant les vingt premières minutes de pub: après la pause, nos Miss vous feront vivre des rêves enchantés, avant d’aller sauver le Monde en maillot de bain. Véridique.  Et c’est d’ailleurs ce qui nous avait permis de tenir jusque là.  

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Le premier défilé s’ouvrit sur la B.O de Pirate des Caraïbes. Miss Ch’ti s’avança la première en Sexy Jack Sparrow venant apparemment de se faire trousser, puisque son pantalon avait tout bonnement disparu, et laissé place à son calbut rayé. Puis vint le défilé Pompom girls en talons de 12, chaussettes de rugbymen, et épaulettes du futur, accompagnées par – Ô comble d’originalité- de la B.O de Eye of the tiger, et, enfin, le tant attendu Wonderwoman  On assista également à un tableau SPA avec des chiens en laisse, dont un caniche royal -peut-être plus tout jeune- qui expira manifestement un peu fort dans le visage d’une demoiselle accroupie qui grimaça aussitôt. Je passe sur le moment où  les donzelles se retrouvèrent toutes à agiter mollement leurs longs bras pour imiter l’envol d’un oiseau (ou une nage indienne?), (à moins que ce soit le mouvement d’une pagaie sur le lac Titicaca), pile poil sur le contre ut de All by myself: « Anymoooooooreeeeeee!!! »

Le tableau en costumes traditionnels, mon préféré à l’accoutumée, avait été excessivement amélioré cette année, puisque des créateurs régionaux avaient clairement dépoussiéré les vieilleries vestimentaires. Mais voilà, toutes les régions n’étant pas équitablement pourvues en créateurs, toutes les Miss ne furent pas mises en valeur de façon égale. Si l’Outre-Mer tire toujours son épingle du jeu, en paréo et couronne de fleurs, ce sera encore une coiffe Bretzel pour l’Alsace, une bigoudène de malheur pour la Bretagne, une énorme croix  sur le derrière du Roussillon, une robe têtes de vaches rousses, blanches et noires pour Dame Normandie, une tenue rouages d’horlogerie pour Miss Franche-Comté. et une tonne de fausse glace sur la tête de Miss Auvergne (mais quand on connait les températures d’Aurillac, on comprend aisément pourquoi). Miss Ile de France, la pauvre, a fortement pâti des attentats de Paris, puisqu’on lui a collé cette année une coiffe de statue de la liberté dorée horrible qui lui donnait de faux airs de Télétubbie.

Mais le moment star de la soirée fut évidemment le tableau Mère Noël, élégant costume que des personnalités haut de gamme comme Miley Cirus ou Mariah Carey avaient déjà expérimenté par le passé. 

MARIAH CAREY

En voyant ces images d’un raffinement rarissime, le comité Miss France a du se dire Banco. Ainsi, 12 Mère Noël vêtues de maillots de bain rouges, boules bringuebalantes d’un porte-jarretelles en fourrure blanche, et chaussées de pantoufles à talons de prostituées en fourrure, s’avancèrent vers un public médusé, bouche gourmande, l’air de dire: « Hé mon gros lapin, j’ai un petit cadeau pour toi dans ma hotte », en pointant les caméras de leur index vernis sur « All I want for Christmas is IOUUUUUUUU!!!!! » Miss Aquitaine, LA blonde à forte poitrine des 12, petit regard I want your Sex, avait même carrément l’air d’une Hardeuse. Geneviève, reviens!!!

Malheureusement, les membres du jury ne purent profiter de ce moment de grâce, puisque toute la neige artificielle envoyée généreusement sur la scène atterrissait sur eux, par effet de courant d’air,   et qu’ils ne savaient plus comment se sortir de cet ensevelissement en règle. Kendji  avait une tonne de flocons dans les yeux et pleurait abondamment, Laetitia Millot arborait les melons givrés des 13 desserts et une perruque blanche de l’académie française. Tous les jurés, toussotant, finirent avec leur gros carnet de note sur la tête pour se protéger de l’avalanche, pendant que deux des Miss se retrouvèrent avec les pompons de travers, ce qui de dos leur faisait une adorable petite queue de lapinou à la fin du tableau (voir image tête de page). Et lorsque JPF interrogea Michalak sur ses impressions de la chorégraphie, ce dernier ne put répondre tout de suite vu que des flocons lui obstruaient encore les voies respiratoires, et que tout le jury était pété de rire.

 

Les phrases cultes

Miss Côte d’Azur, l’air franchement constipé, confirme notre première impression: J’ai appris à ne jamais rien lâcher. Heureusement, y’a Dulcolax…

Je ferai en sorte que la Picardie rayonne partout où j’irai. Bon courage 😉

Quand j’ai entendu mon nom, j’ai pensé: « Ah bon, c’est moi?« . Miss Midi Pyrénées.

Apprendre la danse tahitienne, c’est super, car ça change de ce qu’on fait en Bretagne. J’imagine…

Je pense avoir acquÉRI le mental nécessaire par le sport. Miss Martinique.

Ca y est. On a pris nos choix. Kendji Girac, qui ne sait toujours pas parler, le pauvre (ça viendra).

Oulala, je me régaleuh, j’ai pas envie que ce soit la fin!!! Laetitia Millot, actrice de Plus belle la vie, après 3h20 d’émission…

Mais la palme revient sans doute aucun à Jean-Paul Gauthier regardant affectueusement Kendji: je peux vous as-su-rer qu’il n’y a pas eu de forcing, tout s’est passé dans la douceur (à propos des délibérations)

J.P Foucault: Jean-Paul, je suis sûr que vous êtes gourmand…

J.P Gauthier: Oui, bien sûr, d’ailleurs, derrière vous, je vois deux énormes gâteaux qui s’avancent. Plan américain sur deux gros malabars hipster déposant le décor « friandises ».

 

Conclusion

Le dernier tableau qui se conclut sur la musique de TITANIC devant une standing ovation résuma plutôt bien la soirée: tu sais que le bateau va couler, mais tu t’accroches quand même, au cas où un miracle se produirait… Précisons que la cérémonie se déroulait dans le Nord-Pas de Calais, région de notre Miss France 2015, c’est pourquoi toutes les candidates ont eu la chance de passer, pendant deux semaines, un magnifique séjour à Lille. Ce sont les mots de J.P.F, pas les miens, hein ;). Et il ajouta même qu’elles avaient eu un planning hyper chargé: tour de Grande Roue, partie de football féminin, cours de bonne tenue, massages, dégustation de Maroilles… Non, il n’y a pas à dire, nos 31 candidates sont venues insuffler des valeurs de TRAVAIL dans une région d’indécrottables chômeurs prêts à faire péter leur facture de portable pour que l’une d’eux décroche un CDD de un an. La preuve, c’est bien Iris Mittenaere la ch’ti qui décrocha la couronne!

« Au nooooooord, c’était les coroooooons,Merci qui? Merci Sylvie!

La teeeeerre, c’était le charbooooon… »

 

Merci qui?

Merci Sylvie Bowie!

 

Parce qu’il vaut mieux en rire qu’en mourir,

 

Estelle Bee.

Je ne suis pas macho MAIS…

je ne suis pas Macho MAIS...« Femme, femme, simplement j’te diis

Que j’t’aime, j’t’aaaaime

T’es comme un soleeil, qui brille,

Dans mes nuiits,

Et je prends racine en tôaaa… »

 

Qui ne connaît pas cette chanson, qui à l’instar des lasagnes surgelées, est un tube des 80’s prêt à consommer, à une époque où l’on a bien compris que chanter les femmes, c’est les honorer (?) En témoignent les pupilles humides des groupies aux cheveux bleus de Franck Mickaël, quand il entonne pour la 28 000ème fois de sa carrière Toutes les femmes sont belles en Live. Pas con le gars 😉

Car en 82, on entend également bêler  Femmes je vous aime à la radio, alors que trois petites années avant, un Vous les femmes suintait par tous les pores d’un certain Julio Iglesias, ce qui au demeurant, peut paraître logique pour un fils de gynécologue.

Pourtant, Patrick Juvet, plus taquin, se demandait en 1976 Où sont les femmes ? (Heu, sûrement pas dans les bars que tu fréquentes), d’autant que dans sa chanson il posait une véritable problématique puisqu’il se référait à LA femme d’une autre époque, la gentille qu’on aimait bien, la bobonne quoi.  Mais en cela il reconnaissait tout de même une valeur aux femmes : la valeur mercantile, LE POUVOIR D’ACHAT DE LA FOUFOUNE.

Car il se trouve que depuis les 70’s la foufoune achète des disques, puisque c’est bien de cela qu’on parle, et aurait tendance à TY-RAN-NI-SER les trop gentils messieurs depuis qu’elle a vu avancer ses droits. Et c’est ce que nous apprend en gros le Premier site homministe français, lacausedeshommes.com, mouvement revendicateur d’hommes signalant tout ce que notre société timidement paritaire contient de violent pour ces messieurs.

Vous savez, cette société où les rémunérations des hommes sont supérieures de 24% à celles des femmes et où 40% des pensions alimentaires restent impayées par des pères insolvables, dont certains vont jusqu’à se percher en-haut d’une grue pour crier leur désespoir en cachant souvent la partie émergée de l’iceberg aux médias qui accourent, par l’odeur alléchés. Cette société où toute femme indépendante peut avoir le sentiment d’être coincée entre deux époques, et en transit dans un No Women’s Land dans lequel elle se fait prodigieusement avoir. Et chacun sait ce qu’un lent transit peut avoir d’inconfortable…

 

Le père idéal vu par les "homministes"...

L’égalité très finement vue par les Homministes…

CAR LES NOUVEAUX MACHOS NE SONT PAS FORCÉMENT CEUX QU’ON CROIT. Il ne se cachent pas toujours chez un prénommé Raoul à la pilosité surdéveloppée qui éructe un trop plein de houblon devant son écran plasma diffusant la finale de la ligue des champions. Le nouveau macho se veut plus subtil, mais surtout plus ambigu. Et lorsqu’il évoque la condition des femmes, il emploie souvent des phrases adversatives dans lesquelles la proposition subordonnée a tendance à prendre le pouvoir sur la principale, comme par exemple:

 

« Je ne suis pas macho, MAIS… »

 

En voici, pour votre grand plaisir, et surtout pour votre information quelques exemples bien réels.

 1.  Je ne suis pas macho, mais maintenant que vous avez obtenu l’égalité, ne vous plaignez pas d’être débordées (Ah ben tiens, pourquoi t’es pas débordé toi ???!!!)

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2.  Je ne suis pas macho, mais il est clair qu’une femme qui a eu deux ou trois congés maternité ne peut pas prétendre à la même retraite qu’un homme qui ne s’est jamais arrêté (Ben justement, c’est toi qui prends ton congé pater cette fois, comme ça on finira en même temps !)

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 3.  Je ne suis pas macho, mais tu ne pourrais pas faire les mêmes horaires que moi, on serait obligé de prendre une femme de ménage, et on n’a pas les moyens…

Si tu travailles plus, on sera obligé de prendre une femme de ménage, et on n'a pas les moyens

La femme moderne, by Carrefour

 4.  Je ne suis pas macho, mais ce n’est pas le temps qui te manque, c’est juste un peu plus d’OR-GA-NI-SA-TION ( TA RAAAACE….)

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 5.  Je ne suis pas macho, mais c’est vrai qu’une femme qui dit « Ta race », c’est tout de suite plus vulgaire que chez un homme…

 .

 6.  Je ne suis pas macho, mais les femmes sont beaucoup trop émotives pour évoluer en politique (à part peut-être Madame Thatcher ???)

je ne suis pas macho, MAIS

 .

7.   C’est pas pour être macho mais vous vieillissez quand même moins bien que nous ( Y’a qu’à voir ta maman hein !)

.

 8.  Je ne suis pas macho mais avoir des organes génitaux externes, c’est quand même plus hygiénique…

 

 9.  Je ne suis pas macho, mais faut pas s’étonner que Fred aille voir ailleurs, t’as vu comment elle est chiaaaante sa femme !!! (Ben tiens !)

Vendre du rêve aux fillettes...

Vendre du rêve aux fillettes…

 .

10.  Je ne suis pas macho, mais si tu me trompes, je crois que je te tue d’abord et moi après (Puisque je constate que tu me fais passer avant toi finalement, commence par me tenir cette porte, ça changera.)

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Je suis éprise de justice. Toutefois, il me semble que se servir de faits isolés d’hommes maltraités afin de les généraliser parce que l’on craint de perdre ses privilèges au sein d’une société encore très clairement patriarcale et encore bien trop machiste peut s’apparenter à de la xénophobie. Les nouveaux machos, à l’instar des nouveaux racistes (« Je ne suis pas raciste MAIS…) avancent masqués. A vous Mesdames de surveiller leur syntaxe 😉

C'était il n'y a pas si longtemps...

.

Parce qu’il vaut mieux en rire qu’en mourir, rappelons justement qu’aujourd’hui encore, 150 femmes meurent sous les coups de leur compagnon, en France. Alors, Messieurs les Homministes, soyez un peu sérieux je vous prie !

je ne suis pas macho MAIS

Parce qu’on revient de loin mais qu’il reste du chemin….

 

Estelle Bee.

A l’attention de celles qui ne font pas pipi debout

Cette petite injustice anatomique qui nous met, nous les femmes, dans une galère hautement stressante en cas d’urgence pipi, alors que nos partenaires mâles vivent cette même situation le cœur léger et en sifflotant tels des pinçons sur des cerisiers en fleur. Je suis une fille. Une de celles qui a tout le temps envie de faire pipi, surtout dans des situations/ lieux/ moments/ tenues inappropriés. Je précise que je suis jeune pour ceux qui d’emblée, auraient le réflexe de me joindre une pub pour les couches Confiance en guise de commentaire 😉

L’évènement du week-end étant la JOURNÉE DE LA FEMME, je me suis dit qu’il était grand temps d’aborder un sujet dont PERSONNE n’ose parler (surtout pas une femme du monde hein!) et qui me fait penser que Dieu est forcément un mâle :

 

Cette petite injustice anatomique qui nous met, nous les femmes, dans une galère hautement stressante en cas d’urgence pipi, alors que nos partenaires mâles vivent cette même situation le cœur léger et en sifflotant tels des pinçons sur des cerisiers en fleur.

 

Revivons donc pour l’occasion quelques situations –issues de conversations de filles- que l’on préfèrerait oublier. Voici donc 7 solutions de repli pour celles qui ne font pas pipi debout.

 

1)   Le bistrot :

 

Ne pouvant pas tutoyer les pylônes comme Monsieur, le café du coin est la base de repli n°1 d’une femme en situation d’impériosité. Et forcément, en femme civilisée, on prend quand même la peine de commander un café au passage qu’on boira froid ou qu’on ne boira pas, c’est selon. Résultat : 2 euros le pipi. Et c’est monnaie courante. J’en profiterais pour rendre hommage à ce gentil patron moustachu d’un bar-tabac à Aix-en-Provence qui me fit me sentir bien honteuse dans ma condition de femme. Alors que je m’engouffrais, tous voyants allumés, dans l’établissement bondé, je constatai qu’il n’y avait pas une seule table de libre pour y commander mon café. J’achetai alors un paquet de chewing-gum au comptoir du tabac, avant de me diriger vers l’escalier en colimaçon que je savais être la voie de mon salut. Pendant que je descendais les marches, une voix qui appelait « Madame ! Madame ! Madaaame ! » s’élevait dans le brouhaha. Mais ce n’est que lorsque la voix prononça « MademoisELLEUH ! » que j’eus le réflexe de me retourner, jeune trentenaire oblige. Car il se trouve que c’est bien moi que le gros patron appelait pour la quatrième fois, donc tous les regards des clients étaient braqués sur moi. Pliée en deux dans mon urgence, je questionnai du regard l’interlocuteur qui me lança :

–       Vous allez où là ?

–       Pardon ?

–       Oui Madame vous allez OÙ ??? Rajouta sa femme, une sorte de sosie de Yolande Moreau, le cœur en moins.

–       Heu, aux toilettes…

–       Non non remontez hein ! Les toilettes sont réservées à la clientèle ! S’indigna le bonhomme.

–       Heu… (l’ensemble de la salle attendait ma réponse) Je viens de vous acheter des chewing-gum… !

–       Non non c’est pas pareil ! Les toilettes sont pour les clients du  café, pas du tabac, d’accord Madame ??!!!

–       Non mais vous êtes hyper classe ici ! Répondis-je, clairement humiliée, avant de sortir en claquant la porte.

En sortant du café, je me parcourus du regard. J’étais correctement vêtue, j’avais les cheveux propres et des manières plutôt bonnes, et je venais de me faire jeter comme une clocharde pochtronnée et malpropre par un gros macho inélégant devant tout le monde, seulement parce que mon statut de femme m’imposait de faire une pause dans les plus brefs délais.

En sortant du café, je me parcourus du regard. J’étais élégamment vêtue, j’avais les cheveux propres et des manières plutôt bonnes, et je venais de me faire jeter comme une clocharde pochtronnée et malpropre par un gros macho inélégant devant tout le monde, seulement parce que mon statut de femme m’imposait de faire une pause dans les plus brefs délais.

2)   L’embouteillage :

Uriner au bord de la route n’est pas un souci pour ces messieurs lorsque, coincé dans un chassé-croisé pas vraiment prévu par Bison Futé, on se retrouve pris au piège et à deux doigts d’imploser. Mais compte tenu que toi la fille, tu ne peux pas faire pipi sans découvrir l’ensemble de ton intimité, tu te dois d’abandonner ta voiture pour aller te planquer derrière un fourré devant les regards amusés des autres usagers. En l’absence de végétation ou reliefs, comme en Camargue par exemple, tu devras courir très vite jusqu’à ce que tu disparaisses de leur champs de vision. Autant être entraînée….

 

3)   La piste de ski :

Trente minutes d’attente aux toilettes du restaurant d’altitude, c’est trop pour qui s’est contenue trop longtemps pour kiffer la poudreuse. Et alors que Chouchou n’a qu’à dezipper pour libérer son petit Shar Pei, tu es obligée de te surgeler les miches derrière un Mélèze après avoir crapahuté dans la montagne avec une démarche de spationaute bourré.

 

4)   L’entre-deux voitures :

LA solution que nous privilégions en ville à la nuit tombée lorsqu’aucun bistrot n’a eu la bonne idée d’ouvrir dans les 500 mètres à la ronde. Encore faut-il faire attention de ne pas faire pipi sur ses jolis escarpins en cuir de veau bois de rose non encore imperméabilisées. Encore faut-il vérifier AVANT qu’il n’y ait personne DANS la voiture derrière laquelle on se planque à la hâte… Comme par exemple ce couple d’amoureux éberlué par la scène loufoque qui se déroule sous ses yeux…

4)	L’entre-deux voitures : LA solution que nous privilégions en ville à la nuit tombée lorsqu’aucun bistrot n’a eu la bonne idée d’ouvrir dans les 500 mètres à la ronde. Encore faut-il faire attention de ne pas faire pipi sur ses jolis escarpins en cuir de veau bois de rose non encore imperméabilisées. Encore faut-il vérifier avant qu’il n’y ait personne DANS la voiture derrière laquelle on se planque à la hâte…

5)   In a dark desert Highway…

Lorsque l’on fait tomber une tartine par terre, chacun sait qu’elle tombera fatalement du côté de la confiture. Idem pour le pipi urgent d’une fille au bord de la route. Ainsi, le bord de route archi désert où pas même le diable y planterait sa fourche ( « c’est bon je peux y aller, y’a pas un chat… ») deviendra comme par magie la Nationale 7 sitôt que tu te retrouveras toutes fesses dehors. C’est à croire qu’on paye des automobilistes pour ça! Bon à savoir en cas de panne….

 

6)   Le rhabillage en urgence :

L’entre-deux voitures ou le bord de route exigent une grande rapidité, mais aussi de l’ORGANISATION selon les vêtements que l’on porte. C’est du moins ce que tu apprends à tes dépends lorsqu’une autre femme s’approche discrètement de toi pour te dire un peu gênée que ta jupe est entièrement coincée dans tes collants (!!!), trente minutes après les faits, sachant que tu as traversé toute une rue piétonne et que tu es allée chercher tes enfants à l’école dans cette tenue…

 

7)   La plage :

Ne vous demandez plus messieurs pourquoi les femmes ont plus d’aptitudes à aller se baigner dans une eau à 16°. Elle ne sont pas plus courageuses non non. C’est juste qu’elles n’ont parfois pas le choix, contrairement à vous 😉 Mais bon, ça raffermit les chairs, parait-il…

 

En conclusion…

Souvent, lorsque j’ai affaire à une pimbèche, une femme autoritaire, sèche ou revêche, je ne peux m’empêcher de me raviser en pensant qu’elle aussi, un jour, s’est retrouvée dans une situation humiliante, alors que si elle avait été un homme, sa mémoire n’aurait pas gardé la moindre trace de ce moment.

 

« To pee or not to pee, that is NOT the question,

 

The question is: To pee NOW but WHERE THE FUCK???souvent, lorsque j’ai à faire à une pimbèche, une femme autoritaire, sèche ou revêche, je ne peux m’empêcher de me raviser en pensant qu’elle aussi, un jour, s’est retrouvée dans une situation humiliante, alors que si elle avait été un homme, sa mémoire n’aurait pas gardé la moindre trace de ce moment.

 

Isn’t it sista 😉

 

Alors PARLONS-EN!!!!!!!!