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François Hollande, le président qui redonne de l’espoir à tous les petits gros à lunettes dégarnis qui galérent pour pécho…

Le triple JE / JEU de François Hollande

Hollande et son triple Je/ Jeu

 

–   Il s’était lui-même défini comme un président normal, ce qui laissait supposer que la normalité française, c’était un peu sa tronche…

–   Il avait promis qu’il tiendrait tête à l’Europe pour prouver qu’il était capable d’agir en homme, et l’on comprend mieux aujourd’hui qu’il ait du baisser, une fois n’est pas coutume, son pantalon devant Angela.

–   Il avait assuré l’érection de la croissance pour cette année, mais la seule courbe qu’il ait réussi à inverser fut celle des ventes du magazine Closer.

Mais ne vous fiez pas aux apparences, François Hollande restera à jamais, comme il l’avait indiqué avec fierté, à Tulle, le soir de son élection « LE PRÉSIDENT DE L’ESPOIR ».

En témoigne la déclaration officielle encore fumante de notre Chef des armées au sujet de sa vie privée quelque peu mouvementée ces derniers temps:

 

« JE fais savoir que J’ai mis fin à la vie commune que JE partageais avec Valérie Trierweiler. »

 

Certes le triple JE en dit long sur sa modestie, mais quoiqu’il en soit, on avait bien saisi depuis son illustre anaphore télévisée « Moi Président de la République », que le félin sans crinière se prenait déjà pour le roi des animaux, la faute, peut-être, à un régime hyper-protéiné qui aurait trop duré.

On relèvera également l’emploi du pléonasme « LA VIE COMMUNE QUE JE PARTAGEAIS », lapsus Ô combien révélateur qui démontre bien ici la générosité de l’homme qui fait vie commune avec un sens du partage indéniable, photo ci-dessus à l’appui, en flagrant délice de TRIPLE JE/ JEU. Car nous apprendrons plus tard dans l’auto-biographie de Ségolène Royal, que Monsieur François H. lui aurait fait part de ses regrets concernant leur ancienne « vie commune » alors même qu’il déposait sa Valoche officiellement. Quant à la belle Julie, elle serait entrée en JE – à moins que ce ne fût l’inverse- il y a déjà deux ans.

Alors, qui a dit qu’ils n’étaient pas sexy nos socialistes???

 

Mais au-delà de ces accablantes révélations sous-tendues (…), force est de constater que derrière ce communiqué se dessine un nouvel espoir pour tous ces français que Dame Nature a négligés et qui depuis toujours galérent pour … heu… disons-le, niquer.

 

"Moi président de la raie publique..." (pardonnez l'orthographe)

« Moi président de la raie publique… » (pardonnez l’orthographe)

Car toi l’ami qui as de vilaines cicatrices d’acné, toi qui arbores une culotte de cheval alors que t’es un mec (!), toi qui as été démoulé trop chaud, toi qui ne vois plus tes pieds quand tu es debout, toi qu’on ne choisissait jamais quand on faisait les équipes de basket dans le gymnase du collège en raison de ton physique à la Petrucciani, tu comprends tout à coup que l’avènement du petit grassouillet dégarni à lunettes sur le trône du Serial Fucker signifie que tout n’est pas perdu pour toi!!! Qu’en prenant un peu d’assurance, et en faisant rire les femmes, tu pourras peu à peu te faufiler, mine de rien, sur un terrain jusqu’alors réservé à la bogossitude.

Il te faudra d’abord commencer petit, le but étant de te forger une confiance en toi, et de démontrer aux plus gros poissons que tu es digne d’intérêt. Les femmes adorent la compétition. Au fur et à mesure de ton ascension de l’échelle graduelle féminine, tu constateras que tu auras de moins en moins d’efforts à faire étant donné que la qualité de tes conquêtes parlera d’elle-même. Tu sauras que tu es arrivé tout en haut du Col (tu auras deviné lequel) lorsque ta conquête arborera quelques 20 ou 30 ans de moins que toi, et lorsque, comme Monsieur Hollande vient de le faire, tu déclareras publiquement que C’EST TOI QUI AS BOUTÉ LA VILAINE HORS DU ROYAUME à grands coups de JE. La classe.

Durant la campagne électorale de 2012, le facétieux Luc Chatel s’était gaussé du rival de son protégé Sarko-Astérix en disant qu’il le préférait de loin à Babar. On ne pourra que constater que le pachyderme a bien su dissimuler sa trompe. Car même la crise gravissime que nous traversons n’aura pas réussi à la lui ligaturer. Juste une question: est-ce vraiment raisonnable de trimballer un éléphant sur un bateau qui coule?

Afida Turner, « une hôte presque pas refaite »…

afida turner

Elle est chevaline, elle a la voix et les intonations d’une Amanda Lear à qui l’on aurait greffé un noyau d’avocat sous le palais, mais inutile de vérifier à sa croupe si elle provient du même haras. Afida Turner est encore plus inqualifiable que son aînée blonde. En témoigne sa récente participation à Un dîner presque parfait, émission familiale désormais phare de « la petite chaîne qui monte », qui monte comme la bêbête dans l’entre-jambe d’une vieille prostituée portoricaine en manque d’hygiène, apparemment. Vous voyez de qui je veux parler ?! J’ai regardé l’émission avec force attention, et je vous en livre aujourd’hui le miellat. Attention, expérience…

 

Fake me I’m famous

Tantôt filmée avec 4 ados boutonneux qui la kiffent à mort, tantôt buvant du Champagne chez son coiffeur (qui le pauvre, croit vraiment se faire de la pub en reconnaissant publiquement que la Scarole hystéro qui pose à ses côtés est une de ses clientes…) l’émission débute sous le signe du raffinement.

La caméra nous emmène ensuite à l’entrée d’un immeuble Haussmannien cossu. L’ex Leslie Mess et actuelle Afida Turner nous reçoit en micro-robe en skaï  -à moins que ce ne fût un débardeur- et talons de Drag Queen pailletés, dans un appartement rempli de vieux livres et d’antiquités, en annonçant : « Voilà mon petit logis parisien ! » On y croirait presque dis !

Elle nous fait ensuite visiter les lieux, tantôt avec surprise, surtout quand elle croise un miroir, tantôt sur un ton de châtelaine, mi Lady Chatterley, mi Lady Chattounette, présentant un lustre chandelier « ayant appartenu je crois à Sissi l’Impératrice, ou une reine en tout cas ».

Bref, « M’dame Turner » -comme l’appellera élégamment son épicière avec un accent Titi parigot semblant sortir d’un film de Jeunet- place l’Art du FAKE, de  la Contrefaçon, de l’Imposture, à un niveau supérieur. Exactement comme Dieudonné avec l’humour. Et l’on ressent quasiment le même malaise. Surenchère 10ème degré ? Vraie mythomanie pathologique ? Où est le vrai du faux ? Est-elle vraiment le dindon farci à la sauce fécale dont seul M6 a le secret ? Ou est-elle consciente de cette parodie d’elle-même ?

Car Dame Turner, qui ne contrôle pas grand chose de ses mots et gestes, démontre une volonté acharnée de nous faire croire qu’elle maîtrise tout. C’est ainsi que l’on apprendra qu’il faut qu’un burger soit complètement cramé d’un côté (et la cuisine à moitié brûlée) pour que le vrai American Hamburger soit réussi. Idem lorsqu’elle cache les tâches de sa nappe du dîner de la veille en y superposant un drapeau américain pour le brunch du lendemain, qu’elle sert des œufs de lompe en annonçant que c’est du caviar à des convives pas dupes du tout, ou quand elle met un couvert de trop, puis compte jusqu’à six sur ses doigts griffus, et lance que c’est « fait exprès pour l’esprit qui va peut-être venir.. », le sien perhaps, Ouuuuuhhhhhh….

 

L’entrecuisse de Jupiter

Si la voix off feint, en se gaussant, de nous présenter Afida comme une Star (Je cite : « Elle marche sur les traces de son illustre belle-mère, Tina Turner »), ce n’est que pour mieux habiller de ridicule les images de la tigresse, qui classieuse, cite Jeanne Mas – en rouge et noir j’oublierai ma peur…, et nous donne divers aperçus de sa culotte, en levant la jambe continuellement, devant l’innocente Pleïade joliment reliée qui lui fait face et n’a rien demandé. Elle exhibera donc son « petit chez elle » une bonne huitaine de fois, car il faut savoir qu’à chaque fois qu’Afida, vêtue à ras la vulve, croise une surface plane, elle a le réflexe de s’y allonger – lit, sofa, table basse, banc, table de salon- et de lever la jambe SYSTÉMATIQUEMENT : réflexe de préservation ? Geste de superstition ? Souci de nerf sciatique ? Le mystère plane encore…

Si la voix off feint, en se gaussant, de nous présenter Afida comme une Star (Je cite : « Elle marche sur les traces de son illustre belle-mère, Tina Turner »), ce n’est que pour mieux habiller de ridicule les images de la tigresse

M6, facétieuse, sait choisir ses proies…

Un dîner Vieilles Pies :

J’aime la cuisine généreuse, nous dit M’dame Turner pendant qu’elle prépare, hystérique et cambrée en diable sur ses talons de 15 centimètres, un dîner justement intitulé « Diaboliquement Moi ». Culinairement parlant, on apprendra que les faux ongles taillés en pointes s’avèrent finalement pratiques pour piquer et vérifier la cuisson de « l’Innocent sacrifié », le gigot, même si une de ses griffes noir et or restera plantée dans la bête. Mais qu’importe, Afida en possède neuf autres qui lui serviront à malaxer avec sadisme de la viande hachée bien grasse, et les gros plans caméra sur les ongles farcis de notre hôte, ou sur ses pieds endoloris qu’elle soulagera dans le bac à légumes du frigo, finiront de nous mettre en appétit.

Mais le clou le mieux planté de la soirée fut sans nul doute LA MISE À LA PORTE D’UNE INVITÉE PAR NOTRE HÔTE DE CHARME, une première dans l’émission ! On avait bien saisi d’entrée de jeu que Djamila, 35 ans, ne pouvait pas piffrer notre VIP, et c’est avec la condescendance en sautoir qu’elle tentait de l’égratigner verbalement. Qu’importe, Afida, masquée à la Eyes Wild Shut, prétextera « l’Animation de  la soirée », au milieu du dîner, pour lui demander de la suivre, lui remettra un carton vide en guise de présent et lui claquera la porte au nez, sans avoir oublié de lui lancer un très cordial et distingué : Je vous remercie d’être passée Darling ! 

 

Les phrases culte :

Afida Chez la manucure :

Chui fatiguée en ce moment parce que je me suis cassé encore un ongle, alors tu sais c’que j’ai besoin… Non, c’est quoi tu veux ???

 

Les convives débrieffant l’atelier manucure :

Henri, gentleman, improvisé manucure pour Kitty, 45 ans… Hey, chui en tran d’te rénover hein !

Henri, il a pas trop débordé, il a bien limé, il m’a pas fait mal. Dira Kitty qui finalement en redemande.

 

Afida et la déco :

Le noir, c’est pour le diabolique, et puis c’est BON le noir : c’est aussi l’espoir, la finesse, l’énergie, dans le positif bien évidemment. Cela va sans dire…

 

Voilà l’endroit où j’écris, et où je lis ce que j’écris …. No comment…

Mon dessert aux fruits rouges IRA en adéquation avec la couleur de la nappe. Mais pas avec celle du Bescherelles…

 

Je change d’avis 2 fois par jour, comme je change de culotte. Et dire que je connais des gens qui changent encore plus souvent d’avis…

 

Oooooommmm … C’est vraiment un endroit où je médite, sur le trône. On est quand même soulagés de la découvrir sur un banc d’église du XVIIIème siècle, même la jambe en l’air.

 

 

Postface

Afida Turner est, je le rappelle, est une adulte tuée dans l’oeuf par la vision de sa mère assassinant son bourreau de père, et que l’on a jetée en pâture aux  journaleux des marécages. Depuis, via la presse people, on se régale de savoir qu’elle s’est faite virée du tapis rouge à Cannes (alors que DSK y est accepté…) ou qu’elle galère, outre-Atlantique, avec des hommes rappelant un tantinet son paternel (Mike Tyson ou Rony Turner, fils d’Ike l’uppercut…) tout en feignant de vivre « l’American dream » lorsqu’elle est conviée sur les plateaux parisiens. Bon, depuis Loana, on avait compris que cela se fait, apparemment, d’exhiber des gens malheureux, délirants ou inconsistants afin de rassurer le téléspectateur sur sa médiocre condition. Ce qui m’a frappée en réalité, ce sont surtout les commentaires des internautes les jours qui ont suivi la diffusion. Car la mise à la porte de ladite Djamila a véritablement déchaîné les passions. Sous les nombreux articles relayant les images de l’émission s’étalaient des leçons de bonne tenue, des opinions divergentes et passionnées, des insultes, des disputes virtuelles entre supporters d’Afida ou de Djamila par centaines…

Cette folie furieuse m’a ramenée à un texte datant de 1932, d’un auteur britannique excessivement visionnaire, qui traite de la manipulation des peuples par les élites à travers la diffusion quasi exclusive de programmes ne faisant appel à aucun approfondissement, et à remplir, toujours REMPLIR leur temps de fakes, et d’images d’images de tristes clowns ou de monstres de foire mis pour exemple ou contre-exemple.

« L’idéal serait de formater les individus dès la naissance en limitant leurs aptitudes biologiques innées. (…) Un individu inculte n’a qu’un horizon de pensée limité et plus sa pensée est bornée à des préoccupations médiocres, moins il peut se révolter. On diffusera massivement, via la télévision, des divertissements flattant toujours l’émotionnel ou l’instinctif. On occupera les esprits avec ce qui est futile et ludique. (…)

On mettra la sexualité au premier rang des intérêts humains. Comme tranquillisant social, il n’y a rien de mieux. En général, on fera en sorte de bannir le sérieux de l’existence, de tourner en dérision tout ce qui a une valeur élevée, d’entretenir une constante apologie de la légèreté ; de sorte que l’euphorie de la publicité devienne le standard du bonheur humain et le modèle de la liberté.(…) »

L’homme de masse, ainsi produit, doit être traité comme ce qu’il est : un veau, et il doit être surveillé comme doit l’être un troupeau. Tout ce qui permet d’endormir sa lucidité est bon socialement, ce qui menacerait de l’éveiller doit être ridiculisé, étouffé, combattu. » Aldous Huxler, Le meilleur des mondes.

La stratégie de la diversion consiste à détourner l’attention du public des pb importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes. Stratégie également indispensables pr empêcher le public de s’intéresser aux connaissances essentielles, dans le domaine de la science, de l’économie, de la psychologie. Loin des pb sociaux, captivés par des sujets sans importance réelle.

Tout l’équipe du G8 vous souhaite une bonne année 2014!

La télé-réalité a cela en commun avec la pornographie qu’elle émousse la réflexion, l’imagination et le libre-arbitre de ceux qui n’ont pas d’autre modèle, et encourage le public à trouver « cool » le fait d’être bête, vulgaire et inculte, bref, à se complaire dans la médiocrité. d’autant que le rêve de faire un jour « le buzz » a enfoncé le clou chez les nouvelles générations. On nous diffuse massivement des « clashes » qui trop souvent sont préfabriqués, et encore plus chez les politiques, qui au bout du compte, finissent par manger à la même table. Car la conscience politique a été elle-aussi remplacée par la Politique-Réalité. On regarde, tel un arbitre assoiffé, des gens s’étriper en direct pour notre bien, et l’on ne retient rien de l’ignominie du fond, et encore moins du dénivellement qui ronge les sociétés. Car ce que l’on retient, c’est QUI a mouché l’autre, QUI a porté l’estocade. IL ou ELLE? Et NOUS dans tout ça? On « vote utile », comme on nous a bien dit de le faire. Voter utile? Utile pour QUI?

Et si l’on pensait un peu à NOUS, à nos enfants, et ce que l’on va bien pouvoir leur léguer? Si l’on résistait à la putasserie dans laquelle on veut que nous nous roulions pour nous occuper un peu de NOS intérêts, ça donnerait quoi?

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Et si l’on s’indignait???La stratégie de la diversion consiste à détourner l’attention du public des pb importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes.

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Estelle Bee.

 

 

Miss France 2014: Foucault la Fripouille au Pays des Rêves

La plus grande surprise de la soirée fut pour moi l’attitude un poil familière de notre très politiquement correct Jean-Pierre Foucault, parfois même à la limite de la grivoiserie.Cette année encore j’ai salement sacrifié un samedi soir pour vous relater à ma façon les tribulations de Jean-Pierre Foucault, de Sylvie Tellier et des 33 brebis laquées Saint Algue lors de la « prestigieuse cérémonie » de l’élection de Miss France 2014. D’autant que cette année j’avais l’âme en peine du fait de la démission d’Alain le Tripoteur de la présidence du jury, surnom implicitement confirmé par l’anecdote de Marine Lorphelin qui nous confia lors d’un petit reportage, que Tonton Alain lui aurait susurré dans l’oreille, à la seconde-même de son sacre : « Ne pleure pas, t’es trop belle, tu mérites, ouuuiiii tu mérites… ». fin de citation. Mais voilà, comme vous le savez, la balance d’Alain finit par pencher extrêmement à droite, du côté de Marine la Blonde, laissant la Brune orpheline, et certainement un peu traumatisée.

Toutefois cette année, trois grands axes se dégageaient de cette soirée dont le thème était « la magie du conte de fée » Mais la magie retomba légèrement lorsque le rideau s’ouvrit, et que Jean-Pierre Foucault s’exclama :

« BOOON-SOOOOIR DIJOOOON !!!!!!! » Et pourtant j’adore la moutarde à l’ancienne.

 

1)   La sensualité

Cette année la pouliche de compétition semblait faire corps avec les éléments, comme pour remercier Dame Nature de sa générosité à son égard. En tout cas, c’est ce qui ressortit des portraits en image des candidates :

Miss Roussillon par exemple, qui déambulait dans des jardins en caressant les buissons et les fleurs, crut judicieux de confier à la caméra qu’elle était « pour ainsi dire, née à cheval », image effrayante qui du faire resserrer les jambes de bon nombre de femmes ayant connu une césarienne en urgence.

Miss Guyane, plus coquine, semblait préférer le contact rugueux de l’écorce des arbres qu’elle frôlait avec érotisme, tandis que Miss Tahiti reniflait avec un naturel sans pareille une fleur de Tiarée, à moitié allongée sur un cocotier penché.

Miss Midi Pyrénées, en mini robe rouge, fit monter la température d’un cran en frôlant avec sensualité des feuilles de vignes, tandis que Miss Provence, rude compétitrice, se mît carrément à tâter de sa blanche main de lourdes grappes bien mûres gorgées de soleil. Mention spéciale pour Miss Poitou-Charente, pas rancunière, louant le ciel de sa terre natale en se promenant sur une berge, une délicate ombrelle à la main, par un temps archi dégueulasse.

Même les prénoms des jeunes filles étaient en symbiose avec leurs éléments naturels comme c’était le cas pour Flora, ou Vanille alias Miss Guyane. Je supposai même un instant que Miss Rhône Alpes se prénommait Rosette et Miss Pas de Calais Maroilles.

 

2)   Le naturel

Pour parfaire ces tableaux, la production crut bon de rajouter quelques petites touches de naturel et de spontanéité, en réaction sans doute au fiasco des récitations mal apprises de l’an dernier. Et en terme d’image, on sentait clairement la volonté de montrer les jeunes filles naturellement belles et sans artifices, des nanas like us donc. Quelle française ne s’est donc pas reconnue en la personne de Miss Aquitaine déambulant, gracile, dans les caillasses perchée sur des talons aiguilles ? Quelle fille lambda ne s’est pas retrouvée, à l’instar de Miss Tahiti ou de Miss Corse, à s’enfoncer lamentablement dans le sable avec bonne humeur sur des plates-formes en osier de 14 centimètres, en parlant avec émerveillement de ses projets de vie ? Hein qui ? En tout cas pas moi. Et quelle virtuose n’a jamais joué de la clarinette au fin fond d’un bois en plein cœur du Limousin bordel???!

Quelle fille lambda ne s’est pas retrouvée, à l’instar de Miss Tahiti ou de Miss Corse, à s’enfoncer lamentablement dans le sable avec bonne humeur sur des plates-formes en osier de 14 centimètres, en parlant avec émerveillement de ses projets de vie ? Hein qui ?

D’ailleurs, cette année, la prod s’est donné pour mission de trouver une passion à chaque candidate, ce qui n’a pas du être de tout repos si l’on en croit les images d’une spontanéité inouïe. A commencer par une « fervente danseuse de salsa » qui semblait bien embêtée avec son corps, et qui maladroitement s’essayait à cette diablerie de musique -sûrement jamais entendue avant- avec la grâce d’un coton-tige. Idem pour la Zumba sur une autre pauvre victime. Egalement beaucoup de sportives cette année : une basketteuse toute voûtée, malhabile et mollassone, avec gros plan sur un panier réussi, mais curieusement la joueuse avait disparu du champ de la caméra, mince alors ! Idem pour une « joueuse de badminton » mal à l’aise qui regardait le volant avec l’air de se dire : « Mais elle est OÙ la balle ? », ou d’une nageuse confirmée dans le bassin d’une piscine municipale, bonnet de rigueur sur la tête mais Smocky Eye de soirée IM-PEC-CA-BLE s’il vous plait !

Concernant les esthètes, on découvrira une Miss Pays de Loire « passionnée de Déco » en train de caresser des nappes et dérouler des toiles cirées avec une concentration impressionnante. Mais ma préférée reste encore Miss Provence –la tâteuse de grappes- improvisée peintre, un art qui la « déstresse ». Un magnifique travelling sur elle, debout en mini jupe, bouche gourmande et talons compensés, devant un chevalet sur la place pavée d’un village provençal, et un pinceau à la main, nous en dira long sur le quotidien de cette jolie blonde. Mais le cameraman, apparemment tête en l’air, ne filmera que le dos du chevalet et RIEN de l’œuvre de notre Frida Kahlo en herbe, même pas une toile déjà achevée ne nous sera révélée, par pudeur peut-être…

 

3)   Les Private Jokes loupées de Jean-Pierre Foucault :

La plus grande surprise de la soirée fut pour moi l’attitude un poil familière de notre très politiquement correct Jean-Pierre Foucault, parfois même à la limite de la grivoiserie.

En témoigne le clin d’œil qu’il fit à « l’humoriste » Titoff, qui avait revêtu pour l’occasion l’impartialité et le sérieux d’un membre du jury et soulignait donc la poésie du tableau auquel il venait d’assister (les 1001 nuits) :

 

« Eh, z’êtes sûr qu’il y a que la poésie que vous regardiez hein???!!! », phrase à la fin de laquelle il ne manquait plus qu’un « Mon salaud » pour que la forme colle parfaitement avec le fond. Le pire dans l’histoire étant l’habile façon dont Titoff se tira de cette question piège en précisant qu’il « prenait son rôle très au sérieux », laissant ainsi le pauvre Foucault tout seul dans sa tentative de boutade complice, et finalement dans son caca.

 

Même tentative loupée de Private Joke avec d’autres membres du jury, Jean-Pierre Pernaud et son épouse Nathalie Marquay, qui fut d’ailleurs Miss France il y a 27 ans et c’est justement l’âge qu’on lui donne… 27 ans.

« Eh, chère Nathalie, c’est la 2ème fois que vous vous retrouvez dans ce rôle, mais jcrois bien que vous n’aviez pas vu grand chose du spectacle assise à côté de Jean-Pierre Pernaud la dernière fois nan ?!! »

Un ange passa et Nathalie esquiva la boutade avec pudeur –elle qui avait pourtant dépeint avec détail ses premiers ébats sur le sol avec son époux dans son autobiographie- ce qui finit de faire passer l’outrecuidant J.P.F pour un type qui revient de la fête de la bière de Munich.

Même tentative loupée de Private Joke avec d’autres membres du jury, Jean-Pierre Pernaud et son épouse Nathalie Marquay, qui fut d’ailleurs Miss France il y a 27 ans et c’est justement l’âge qu’on lui donne… 27 ans.

Il ne manquait plus qu’il lance à la pudibonde Sylvie Tellier, très enceinte pour l’occasion un :

« Ben alors ma coquine ? On s’est faite encore engrossée ??!!! » pour que son rôle de gueux soit tenu à la perfection, mais il s’abstint malheureusement.

 

Il poussa toutefois à la faute le Président du jury, Garou, lorsqu’il lui demanda pourquoi il avait accepté de tenir cette haute fonction. Ce à quoi le chanteur répondit :

« On m’avait fait confiance pour juger à l’aveugle dans The Voice, mais ce soir on a bien été obligé de me débander pour l’occasion ».

Et même si le québécois fit un geste en direction de ses yeux, on ne put que remarquer que le verbe débander avait déjà percuté l’esprit tordu de sa jury de voisine, Elodie Frégé, qui explosa de rire et obligea le caméraman à se détourner de la table d’honneur avec empressement.

 

Mais cela aurait pu être pire : Foucault aurait pu lui demander des nouvelles de ses gosses… (comprenne qui pourra)

 

Bon, vous connaissez la suite hein : des candidates qui appellent à voter pour le téléthon, à donner pour les Philippines (« pour faire de leur vie un rêve » sic), qui parlent justement d’accomplir ses rêves  ou de  terre d’inspiration  en costume traditionnel régional, comme Christian Clavier récita naguère Prévert en string léopard dans Les Bronzés. Des accoutrements qui donnent à la chanson de Maxime le Forestier « Né quelque part » tout son sens : a-t-on les mêmes chances d’être élue quand on est Miss Alsace avec un énorme Bretzel sur la tête, Miss Languedoc avec une ignoble coiffe fermée qui rendrait la burka presque érotique, ou quand on danse le Tamouré le nombril à l’air ?

La seule probabilité parfaite, l’absolue certitude de tous ces faux-semblants, lisses et ouatés étant qu’à la fin, la nature reprendra ses droits, et que la  gagnante se retrouvera comme toujours avec la couronne de travers 😀

 

Parce qu’il vaut mieux en rire qu’en mourir, et parce que mourir, c’est dangereux pour la santé,

.miss france vache

Estelle Bee.

LE DRAME: Alain Delon ne tripotera pas de Miss cette année!!!

le drame

En ouvrant le journal ce midi, je me dis qu’il faudrait que je me remette au Picsou Magazine tellement les nouvelles sont barbantes et désespérément prévisibles : « Philippines, une reconstruction laborieuse ». « Un homme handicapé de 89 ans agressé sur Marseille ». « La Crise et le système D». Mais soudain, je tremble !!! Elle est là, l’INFO CRUCIALE qui me retourne le cœur :

« À Dijon, les Miss travaillent d’arrache-pied à J-8 de l’élection»

Et tout à coup je me rappelle ce DRAME qui me fait me sentir orpheline:

ALAIN DELON N’EST PLUS PRÉSIDENT D’HONNEUR À VIE DE L’ELECTION MISS FRANCE !!! Et vu que le bougre n’a pas passé l’arme à gauche, je me posai cette question très conne mais néanmoins obsédante : peut-on logiquement se démettre de ses fonctions de son vivant quand on porte le titre de Président à Vie ? Pour finir par en conclure que ce n’était pas ma question qui était conne, mais le titre en lui-même.

Mais passé ce cap, le mystère demeure toujours sur LA grande question :

QUI DONC SERA À LA HAUTEUR POUR REMPLACER LA STAR INTERGALACTIQUE À LA PRÉSIDENCE D’HONNEUR À VIE DE LA CÉRÉMONIE ???

 

Car il n’aura pas échappé à ceux qui ont cédé, l’an dernier, à leurs plus bas instincts télévisuels, que Feu Monsieur le Président à Vie avait pris son rôle très au sérieux, en se montrant toujours prêt à intervenir pour donner de sa personne auprès des candidates en lice, et pas qu’envers elles d’ailleurs.

Souvenez-vous de Camille Muffat, la nageuse médaillée–qui pour l’occasion portait une robe pailletée dos nageur, ça ne s’invente pas – qui avait du subir les assauts du vieux libidineux placé à côté d’elle toute la soirée: vas-y que je te malaxe l’épaule (heureusement que la nageuse à le dos large) en te parlant de la pointe de la langue dans l’oreille, ou que je pose ma mimine sur la tienne en signe de complicité indéfectible.

Souvenez-vous aussi de l’un des magnifiques tableaux présentés par les Miss, où comble de malheur pour elles, les demoiselles devaient envoyer, sur la chanson Happy birthday Mister Président, un baiser de la main à notre Président du jury, le Barbon au regard lubrique dans lequel on pouvait lire, chaque fois qu’une jeune pucelle lui envoyait un kiss : « Si tu viens sur les genoux de papa, ce soir tu as toutes tes chances d’être la reine mon p’tit bout ».

Souvenez-vous aussi de cette explication de Mireille Darc –alias Mimi-, elle aussi assise à côté d’Alain Delon, à une journaliste surprise de se faire caresser la main par l’animal : « il était plus sauvage quand il était jeune. Avec le temps il est devenu très tactile, très demandeur d’affection. Il a besoin de sentir les gens. », image qui n’était pas sans rappeler la brillante prestation d’Alain Chabat en Labrador dans Didier.

A la fin de la cérémonie, celui qui incarna jadis Rocco au cinéma était chaud comme une bonne braise fin prête à accueillir une côte de bœuf bien tendre, et c’est sûrement la raison pour laquelle sa bise de félicitations à l’heureuse élue ripa malencontreusement sur le coin de ses lèvres ainsi que dans le creux de son cou. Personnellement, j’en eus des frissons…

le drame delon2

Cela ne sembla pas déranger le comité qui s’enorgueillissait de la présence de la vedette. Quand on pense que Sylvie Tellier s’était offusquée par le passé de la présence de plusieurs Miss à la poitrine refaite – d’ailleurs la sienne en ce 8 décembre semblait bizarrement gonflée à l’hélium – force est de constater que voir ses pouliches se faire peloter n’égratignait pas le moins du monde sa bienséance légendaire. Encore faut-il que la dame soit bien sur son séant, chose dont je doute étant donné son postérieur osseux.

Mais voilà, notre Alain national, patriote décomplexé jusqu’au bout des serres, n’ayant pas pu s’empêcher le mois dernier de réaffirmer que sa couleur préférée était le Bleu Marine, n’a pas apprécié que le bienséant comité se désolidarise de son orientation politique, et s’en est allé comme un Prince (de Lu, rapport à sa couleur) après ce désaveu trop lourd pour son Ego et ses chevilles manifestement infiltrées.

 

Qui remplacera donc Alain alias le Renifleur de vierges avec autant d’implication ? Quelques propositions :

1)   Doc Gynéco :

Le petit plus : il aime les femmes, au point de faire son grand retour avec un album qui chante leurs louanges, et de défier verbalement Booba, le rappeur misogyne qui a révélé très élégamment qu’il pourrait se faire faire un  « manteau en poils de chatte » étant donné le nombre élevé de ses conquêtes…

Le moins : Le pétard : Risque de fou rire communicatif en pleine cérémonie devant un tableau navrant, et lenteur de diction peu propice au direct étant donnée la place accordée aux annonceurs.

2)   Francky Vincent (pour que le mystère reste antillais….)

Le petit plus : son intérêt pour les femmes bien plus jeunes que lui, l’interprète de Alice ça glisse n’en loupera pas une miette

Le moins : Un humour perlé de métaphores maraîchères (fruits et légumes) peu propice à la French Touch. Possibilité d’orientation des votes vers Miss Guadeloupe

3)   Rocco Siffredi :

Le petit plus : sa connaissance de l’anatomie féminine

Le moins : une envie subite et irrépressible de fesser la pudibonde Miss Bretagne, toute de bigoudène vêtue, ou de traîner Sylvie Tellier par les cheveux en la traitant de fille de mauvaise vie

4)   PPDA :

Le petit plus : son Amour pour LA femme, son côté esthète

Le moins : son autre Amour, la langue française, qui sera fortement mis à mal durant les discours des Miss : risque élevé d’AVC par conséquent…

5)   DSK :

Le petit plus : C’est le plus approchant d’Alain le Renifleur : un vernis en granit qui dissimule un gros obsédé sexuel. A défaut d’être président de la France, il pourra être Président à Vie (jusqu’à nouvel ordre) de l’élection des miss, c’est déjà ça…

Le moins : La durée (très longue) de l’émission, peu compatible avec la libido obsessionnelle de Doumé qui a physiologiquement besoin d’honorer une femme toutes les 90 minutes environ

 

En conclusion :

Après avoir rédigé le présent article, je m’enquiers ENFIN de la Vérité grâce à un modeste Métro négligemment jeté sur un comptoir :

Cette année, la cérémonie sera présidée par « un juré de Prestige » dit l’article :

« le chanteur québécois (orthographié « quebéquois ») GAROU » !

Eh voilà, bien ouéj ! Cette année encore le Loup sera dans la bergerie : AAHOOOUU !!!

 

La suite la semaine prochaine 😀

le drame delon

Estelle Bee.

Quand CANDY CRUSH sauve ton couple

On précisera, pour ceux qui viendraient juste d’être libérés d’une prise d’otage de 3 ans dans la jungle guatémaltèque, que Candycrush n’est pas un simple jeu mais LE jeu auquel IL FAUT jouer si l’on se respecte en tant que détenteur de Smartphone ou espion Facebookien. (Mais si vous n’en êtes pas, ce qui suit pourra quand même vous intéresser, patience…) Le jeu consiste à faire exploser des lignes de bonbons de même couleur en les alignant ad libitum, ce qui n’est pas sans nous rappeler le bon vieux Tetris, plus freudien, qui impliquait que l’on fasse aussi exploser des lignes en comblant des trous avec des quadrilatères de différentes longueurs et largeurs.Je vous parle d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître. Je me souviens qu’à l’époque de mes parents, le danger pour le couple c’était la petite secrétaire tailleur moulant et lunettes à écailles (femme à lunettes… femme qui voit mal), celle qui se plaisait fort à ramasser minutieusement les dossiers que monsieur laissait choir, un peu trop souvent d’ailleurs, sans que le soupçon d’une quelconque maladie de Parkinson n’effleure l’esprit de ses collègues de bureau. Généralement, elle s’appelait Alice, Linda, Florence, Ingrid alors que votre  mère se prénommait Liliane, Simone, Odette ou Chantal, ce qui déjà, lui accordait un but d’avance -en pleine lucarne- en terme de sensualité sonore.

Le danger pour le couple c’était aussi la voisine d’en face, jeune maman célibataire fraîchement divorcée qui trimballait sa progéniture -et sa poitrine hautaine de jeune fille très légèrement vêtue- d’un bout à l’autre du palier pour vous demander de la dépanner en sel,  farine ou lait, surtout les soirs où il y avait Dallas à la télé, et que votre mère avait laissé son repassage de côté pour s’enquérir, fébrile, du sort de Bobby que son salopard de frangin voulait sceller. La légende dit que le danger, c’était aussi le facteur ou le plombier. Car souvent, Liliane était mère au foyer, c’est à dire femme assignée à résidence en raison du nombre incalculable de tâches ingrates à remplir chaque jour sans jamais en tirer la moindre gloire. Et la venue exceptionnelle d’un dépanneur de chair et de sang au sein de son humble demeure devait constituer l’événement le plus exotique ET érotique qu’elle ait vécu de toute l’année.

Le danger c’était aussi la belle-mère, intrusive, qui vous faisait sentir que quoi que vous fassiez d’héroïque au sein du foyer, vous ne seriez jamais qu’une sorte de petite crotte malodorante qui ne mérite pas sa progéniture : Aaaah, vous ne repassez pas les torchons ? Ça alors, en voilà une idée… (air pincé puis rictus de dégoût)

le danger pour le couple c’était la petite secrétaire tailleur moulant et lunettes à écaille (femme à lunettes… femme qui voit mal), celle qui se plaisait fort à ramasser minutieusement les dossiers que monsieur laissait choir, un peu trop souvent d’ailleurs, sans que le soupçon d’une quelconque maladie de Parkinson n’effleure l’esprit de ses collègues de bureau.

Heureusement, les temps ont changé. Les tristes histoires de belles-mères, de plombiers et de sténo-dactylos vraiment très impliquées ont été reléguées au rayon Vintage des préoccupations humaines depuis que les nouvelles technologies ont vu le jour. Car forcément, les journées n’ayant pas rallongé depuis les années 80, il demeure évident que l’on a du instaurer des priorités : choisir entre Facebook et Pouffie la secrétaire, entre Twitter et Dédé le facteur, entre Candy Crush et la belle-mère. Et ce fut vite vu…

 

ALORS JE ME POSE JUSTE CETTE QUESTION: INTERNET NE SERAIT-IL PAS L’AMI DU COUPLE… FINALEMENT…???

 

Parce que, bête que je suis, il y a encore quelques semaines, je pensais strictement l’inverse, à savoir que Smartphones, tablettes et P.C portables finissaient par nous séparer de corps et par conséquent d’esprit. Fatalement.

Si je m’interroge sur ce point, c’est parce qu’une de mes meilleures amies m’a raconté une anecdote qui m’a secouée jusqu’aux tréfonds de moi même. Elle a évoqué un couple de trentenaires de sa connaissance qui avait frôlé la rupture parce que Mademoiselle était devenue accro à Candy Crush. On précisera, pour ceux qui viendraient juste d’être libérés d’une prise d’otage de 3 ans dans la jungle guatémaltèque, que Candy Crush n’est pas un simple jeu mais LE jeu auquel IL FAUT jouer si l’on se respecte en tant que détenteur de Smartphone ou espion Facebookien. (Mais si vous n’en êtes pas, ce qui suit pourra quand même vous intéresser, patience…) Le jeu consiste à faire exploser des lignes de bonbons de même couleur en les alignant ad libitum, ce qui n’est pas sans nous rappeler le bon vieux Tetris, plus freudien, qui impliquait que l’on fasse aussi exploser des lignes en comblant des trous avec des quadrilatères de différentes longueurs et largeurs.

 

Mon amie Caro m’a donc confié que la demoiselle que nous appellerons Gwendoline avait reçu une invitation via Facebook à jouer à Candy Crush. Elle tenta l’expérience et devint accro dès la première prise. Elle téléchargea l’application sur son Smartphone et commença à s’adonner à l’alignement frénétique des bonbecs pugnaces dès qu’elle avait un moment : à la pause dej’, en salle d’attente, au feu rouge, aux toilettes, à table, puis le soir après manger, jusqu’à tomber de sommeil. A force, Ludo, son homme, commença à s’agacer de dîner, regarder la télé et aller se coucher invariablement SEUL :

« Tu viens te coucher ou quoi ???!

–       Attend, je viens de passer au palier supérieur c’est TROOOOP important !!!

(40 minutes plus tard)

–     Alooors, ça y est ???

–     Dans cinq minutes, promis mon chat !!! »

 

Gwendoline pensait vraiment arrêter dans cinq minutes, mais le jeu était devenu plus fort qu’elle. Heure du coucher : 2h44. Dernier câlin avec son homme 18 jours, puis 21, puis…

Candycrush n’est pas un simple jeu mais LE jeu auquel IL FAUT jouer si l’on se respecte en tant que détenteur de Smartphone ou espion Facebookien.

Elle en faisait même des cauchemars :  une nuit, elle se réveilla en sueur après avoir rêvé qu’elle se rendait chez un concessionnaire pour acheter une voiture, et, dans le parking, elle constata avec frayeur que les véhicules n’étaient pas alignés par couleur, vous imaginez quand même l’épouvante ! Alors elle se mit à ouvrir toutes les voitures au pied de biche (oui, un vrai pied de biche sauvagement arraché à Bambi) pour les aligner comme il se doit, mais arrivé à la dernière, elle s’aperçut qu’il n’y avait pas assez de véhicules bleu glacier pour former une ligne AAAAAAAAHHHHHHHHHH !!! Cette nuit-là, Ludo lui posa un ultimatum : arrêter les bonbons, ou leur histoire.

Et c’est là que c’est intéressant. Le joueur de Candy Crush est adaptable, et plein de ressources, à force d’esquiver le danger. Gwendo réfléchit toute la journée à ce qu’elle allait bien pouvoir faire, car en effet, Ludo était devenu hyper chiant avec le temps, et ne cherchait plus du tout à la comprendre : un tyran quoi. Toutefois, elle se dit que ce n’était quand même pas une raison pour capituler, et se mit à réfléchir à ce qui pourrait sauver son couple.

 

Le soir, elle rentra à la maison avec une mine réjouie et lui tint ce discours :

 

« Chaton, tu sais bien que je t’aime et que tu es ma priorité, mais vois-tu, ce qui me ferait plaisir c’est nous fassions une partie tous les deux avant que je renonce DEFINITIVEMENT à Candy Crush… »

 

Touché par la décision raisonnable de Gwendoline, Ludo accepta, non sans anticiper mentalement les futures soirées d’amoureux qu’ils allaient passer à nouveau, comme avant.

 

Et à la première partie, Ludo devint, comme prévu par Mademoiselle, complètement ACCRO à Candy Crush… !

Aujourd’hui, Gwendo et Ludo passent leur vie à aligner des bonbons et à éviter cette saloperie de gélatine qui leur tombe dessus sans prévenir. Rien ne vient perturber leur bien-être : ni secrétaire, ni plombier, ni belle-mère. Leur intimité se résume à se donner généreusement « une vie » lorsqu’ils sont Game Over. Ils forment un couple modèle : jamais un reproche, ni d’impatience, ni de pression, UN COUPLE SANS HISTOIRE quoi !

 

Alors oui, on va dire que les nouvelles technologies sont, d’une certaine façon, amies du couple… ELLE EST PAS BELLE LA VIE?!

 

Néanmoins, j’encourage tous ceux dont les invitations quotidiennes à jouer à Candy Crush FONT CORDIALEMENT CHIER à partager cet article pour l’annoncer clairement à leurs contacts en le faisant précéder peut-être par cette phrase de Brel :

 

« J’ vous apporté des bonbons, parce que les fleurs c’est périssable, tout comme le café, l’apéro ou la vie sexuelle… »

 

 

Parce qu’il vaut mieux en rire qu’en mourir…Et à la première partie, Ludo devint, comme prévu par Mademoiselle, complètement ACCRO à Candycrush… !

 

 

Estelle Bee.

Chasseuse de primes ou l’égalité des sexes

C’était il y a un peu plus d’un an. A l’époque où Beyonce inondait les ondes d’un émouvant et naïf « If I were a boy », on nous a enfin parlé d’exemplarité et de parité rigoureuse dans le corps ministériel: Hommes - Femmes : 17 partout, car, disait-on, c’est aussi cela, la justice. Pourtant, la nausée a commencé à monter en moi, curieusement. Au début, je pensais que mon dégoût était juste le fruit de mon grand orgueil, car en tant que femme, je n’aurais jamais supporté l’idée que peut-être, j’avais décroché un poste de ministre grâce à mes chromosomes, et non pour mes aptitudes professionnelles. C’était il y a un peu plus d’un an. A l’époque où Beyonce inondait les ondes d’un émouvant et naïf « If I was a boy », on nous a enfin parlé d’exemplarité et de parité rigoureuse dans le corps ministériel: Hommes – Femmes : 17 partout, car, disait-on, c’est aussi cela, la justice. Pourtant, la nausée a commencé à monter en moi, curieusement. Au début, je pensais que mon dégoût était juste le fruit de mon grand orgueil, car en tant que femme, je n’aurais jamais supporté l’idée que peut-être, j’avais décroché un poste de ministre grâce à mes chromosomes, et non pour mes aptitudes professionnelles. Être le bouche-trou de service, et le faire-valoir d’un seul homme, non merci.

Quelque temps après, la guerre des PRIMES éclata :

Quelques sénateurs furibards manifestaient pour ne pas que l’on revoie à la baisse leurs 4623 euros annuels de « prime de chauffage ». On ne pouvait que crier au scandale, jusqu’à ce que les médias ne nous balancent les images de ces pauvres nonagénaires malingres et déplumés que la suppression de ladite prime aurait forcément conduits  tout droit à la morgue…

Justement, l’affaire Guéant suivit, avec l’exhumation de bon nombre de cadavres évalués à 20 millions d’euros de primes annuelles, non imposables et en liquide, ça coule de source.

La question des femmes, elle, et notamment de la parité salariale, pffffft… envolée !

A ceux qui auraient l’hypocrisie de contredire ce constat, je souhaiterais répondre que oui, une femme peut SURVIVRE avec des poils aux pattes, des cheveux gras et informes coupés à la serpe, avec la peau qui pèle, sans soutif ni jupe ni talons ni tampon qu’elle remplacera par de la sphaigne (sorte de lichen absorbant) qu’elle aura ramassée dans la forêt, mais en aucun cas elle ne peut VIVRE ainsi.

Pourtant, il y a quelques jours, une enquête démontrait que 64% des hommes apprécieraient que Mademoiselle partage l’addition au restaurant dès le premier rendez-vous…Ce paradoxe m’a donc amenée à me demander s’il ne devenait pas urgent, en plus d’une totale égalité de rémunération avec ces Messieurs, que chaque femme ne touche en plus une PRIME DE FEMINITE afin d’être défrayée des dépenses intrinsèques liées à sa seule condition de femme, tout en participant équitablement aux frais du ménage.

 

Note de frais 

Pour les messieurs qui n’auraient pas saisi le sens de ma démarche, je propose ICI un glossaire de tous les achats supplémentaires auxquels seules les femmes doivent faire face. Pardonnez-moi d’avance d’être crue :

 

1)   Tampons et serviettes hygiéniques, environ 90 euros par an. Sur ce thème, personne, je crois, ne me contredira

2)   Epilation : qu’elle soit faite en institut ou à la maison, elle est loin d’être gratuit et encore moins remboursée par la sécu. Aucune femme n’étant supposée ressembler à Chewbacca, cette dépense ne peut donc être considérée comme un luxe : se retrouver avec aisselles, maillot, jambes (moustache pour les moins chanceuses…) nets a un coût, quelle que soit la méthode utilisée

3)   Sous-vêtements : le soutien-gorge reste quand même un impératif, sauf si l’on souhaite adopter la mode Massaï esthétiquement parlant. L’hiver, on ne crachera pas sur 3 ou 4 paires de collants minimum –car éphémères- afin de réchauffer notre postérieur bleui par la bise (c’est combien chez vous ?) et le froid qui s’engouffre par ce vêtement béant que l’on appelle la jupe, ou la robe, et qu’apparemment, Messieurs, vous appréciez.

4)   Coiffeur : le seul coup de ciseau coûte de 2 à 3 fois plus cher pour une femme, sauf si l’on se rend dans une école de coiffure et qu’un étudiant inexpérimenté se met en tête de vous faire ressembler à Godefroid de Montmirail pendant que son prof  -censé le surveiller- boit son café et fume sa cloppe à l’extérieur de l’enceinte de l’établissement. On rajoutera deux fois sur trois une couleur ou un balayage, ainsi que l’indispensable SOIN sans lequel nous ressortirions toutes avec une toison d’alpaga sur la tête. La douloureuse : entre 200 et 400 euros par an.

5)   Papier toilette : ne me demandez pas pourquoi, nous en utilisons bien plus que vous messieurs, cela a aussi son prix 😉

6)   Maroquinerie : une femme sans sac à main, c’est un peu le Père Noël sans sa barbe, ou DSK sans ses vices : insensé. C’est pourquoi on ne peut en faire l’économie. Idem pour les chaussures, que nous sommes contraintes d’adapter aux circonstances que la société induit : talons, baskets, ouvertes, fermées, classe, urban, bottes, bottines.

7)   Electricité : forcément, à cause du séchoir tous les deux jours, de l’épilateur électrique et autres accessoires, notre facture est forcément supérieure à celle des hommes

8)   Cosmétiques, soins et accessoires : Dieu a été injuste envers les femmes sur ce coup-là puisque je n’ai que très rarement entendu un homme dire que sa peau tiraille, ce qui nous coûte cher en hydratants corps, visage et mains. Nous avons également le mauvais goût de vieillir moins harmonieusement que vous Messieurs (les grossesses peut-être…), c’est pourquoi passés 35 ans, nous avons besoin d’un petit attirail quotidien pour rattraper notre retard. Le minimum vital reste un soin anti-âge, un petit fond de teint, un anti-cernes, un mascara, un rouge à lèvres et un khôl, un gommage ou un masque hebdomadaires… On rajoutera aussi les produits capillaires, rapport à l’alpaga susnommé.

 

A ceux qui auraient l’hypocrisie de contredire ce constat, je souhaiterais répondre que oui, une femme peut SURVIVRE avec des poils aux pattes, des cheveux gras et informes coupés à la serpe, avec la peau qui pèle, sans soutif ni jupe ni talons ni tampon qu’elle remplacera par de la sphaigne (sorte de lichen absorbant) qu’elle aura ramassée dans la forêt, mais en aucun cas elle ne peut VIVRE ainsi. Pourquoi donc PERSONNE NE PARLE JAMAIS DE CELA???

De toute façon, Messieurs, vous n’aimez pas les femmes « négligées » qui planquent leurs cheveux filasses sous une capuche ou un infâme chouchou aux motifs provençaux. Celles qui ont déjà capitulé. Celles que l’on retrouve sur M6 entre les mains de Critiiiiina Cordula qui rendra ses « chériiiiies » à nouveau MA-GNI-FAÏKS après les avoir enlacées et bisoutées dans une manifeste complicité à jamais scellée par LE PACTE DE CELLES QUI SAVENT :

Capituler…………… ou rester digne???

De toute façon, Messieurs, vous n’aimez pas les femmes « négligées » qui planquent leurs cheveux filasses sous une capuche ou un infâme chouchou en velours. Celles qui ont déjà capitulé. Celles que l’on retrouve sur M6 entre les mains de Critiiiiina Cordula qui rendra ses « chériiiiies » à nouveau MA-GNI-FAÏKS après les avoir enlacées et bisoutées dans une manifeste complicité à jamais scellée par LE PACTE DE CELLES QUI SAVENT :

 

a)    la contorsion que représente le quotidien d’une femme active ou au foyer (donc active hein !) qui lutte contre la montre tout en souhaitant garder, fofolle qu’elle est, sa dignité de femme

b)   le boulot que c’est de trouver le temps de s’épiler ne serait-ce qu’un seul sourcil quand on est mère, travailleuse à plein temps, cuisinière et femme de ménage à mi-temps (et portugaise…)

c)    la schizophrénie que suppose la lutte permanente entre la Maman et la Femme (l’éternel duel entre la Madone et la Putain)

d)   le parfait équilibre à respecter pour être saine et coquette sans avoir l’air superficielle ou colmatée à la truelle et au mastic (Homme, tu es prié de ne plus avoir la naïveté de croire qu’une femme se réveille avec un teint abricot et les cheveux lisses et soyeux, comme dans les films américains)

e)    l’énergie que cela demande de ne pas s’écrouler tout de go dans son lit une fois les enfants couchés et le lave-vaisselle rempli

f)     la déception qu’elle ressent lorsque son homme ne remarque et/ ou ne souligne les efforts qu’elle fait chaque jour pour être toujours jolie

g)    (Et c’est paraît-il, le point le plus important;)) Le stress voire la colère réprimée lorsque Monsieur se montre impatient et râle à chaque fois qu’elle se prépare, ou habille tout simplement ses yeux de Rimmel, travail de haute précision qu’elle finira dans la voiture entre cinq dos d’âne et trois nids de poule, puisqu’elle cèdera devant CELUI QUI NE SAIT PAS PUISQU’IL N’EST PAS ELLE… Ou pire encore, CELUI QUI NE VEUT PAS SAVOIR. Celui-là, il prendra -sans toujours le savoir-  le risque de perdre celle qu’il n’a jamais vraiment connue, celle qui jongle pour gagner au grand maximum les 3/4 de son salaire à lui, mais qui jamais n’aura cédé à la résignation de laisser ses putains de racines nouvellement grisonnantes s’exprimer à l’air libre, pour ne pas faire honte à la société mortifère qui la consume lentement, et qui a la mauvaise foi de laisser à penser tous les 5 ans qu’elle coupera la tête aux inégalités hommes-femmes.

 

 

J’invite donc tous les hommes qui souhaiteraient être plus souvent invités au restau par leur compagne (qui s’en ferait un plaisir, je crois) à se joindre à nous, les profiteuses, pour réclamer la parité obligatoire des salaires, et en plus, une prime de féminité! Car m’a-t-on dit, il faut toujours demander 10 sous pour en obtenir 5.

 

Et si l’on s’indignait ???!!!

J’invite donc tous les hommes qui souhaiteraient être plus souvent invités au restau par leur femme à se joindre à nous, les profiteuses, pour réclamer la parité obligatoire des salaires, et en plus, une prime de féminité! Car m’a-t-on dit, il faut toujours demander 10 sous pour en avoir 5.

 

Estelle Bee.

Lettre d’Adieu à mon prince

 Ma terrible déception m’oblige donc à m’arracher violemment à toi et à m’extirper de ce conte de fée en papier mâchouillé. Ce n’est donc pas sans mal que je te dis Adieu, mon Prince…

 

Mon bien aimé,

Après 25 ans d’une union complice et sans nuages, je viens à toi pour t’annoncer, non sans une profonde tristesse, que toi et moi, c’est fini.

Tu connais mon irrésistible penchant à ton égard et mes difficultés à résister à tes contours… Aussi, j’aimerais que nous passions, si toi aussi tu le désires, un dernier instant en tête à tête devant un thé fumé de Chine comme à notre habitude. Te faire fondre une dernière fois avant de te déguster au nom de toutes nos escapades gourmandes et buissonnières depuis ma plus sage enfance jusqu’à l’âge de raison, raison qui aujourd’hui prend les commandes de mes envies les plus ardentes.

Car je suis aujourd’hui en âge de comprendre que nos liens me serrent la gorge de jour en jour et réduisent mon espérance d’aimer. J’aspire désormais à quelque chose de moins nocif à ma bien piètre existence, puisque je sais aujourd’hui que tu n’étais pas celui que je croyais. Ma terrible déception m’oblige donc à m’arracher violemment à toi et à m’extirper de ce conte de fée en papier mâchouillé. Ce n’est donc pas sans mal que je te dis Adieu, mon Prince… de LU. Toi qui regorges, derrière ta belle gueule pleine de dents, ta cape de sauveur de pucelles énamourées, et ta couronne de fils à papa, d’huile de palme hydrogénée faussement étiquetée « huile végétale », pour mieux abuser les candides, les âmes sensibles et les gentilles fifilles romantiques, celles qui ont pris pour argent comptant le destin de Cendrillon et de Blanche-Neige, et qui en ont fait un principe de vie : croire au prince charmant. A jamais. »

Adieu, mon Prince… de LU. Toi qui regorges, derrière ta belle gueule pleine de dents, ta cape de sauveur de pucelles énamourées, et ta couronne de fils à papa, d’huile de palme hydrogénée faussement étiquetée « huile végétale », pour mieux abuser les candides, les âmes sensibles et les gentilles fifilles romantiques, celles qui ont pris pour argent comptant le destin de Cendrillon et de Blanche-Neige, et qui en ont fait un principe de vie : croire au prince charmant. A jamais. »

Attention Mesdames, si vous le croisez, tournez les talons: ce type est un gros salopard

Ainsi échaudée par cet échec, je me suis alors demandée si, comme le Prince du goûter, les hommes à la belle gueule étaient plus susceptibles d’être de petits cachotiers que les petits gros balafrés. Attention, c’est l’été, on se lâche…

J’ai repensé à celui que j’ai surnommé plus tard Poupée de cire  à cause de son visage certes parfait, mais figé dans une impassibilité qui finissait par frôler la sévérité. Contrairement à la plupart de ses congénères mâles, il voulait « attendre » avant de passer à l’étape supérieure : rentabiliser l’Epeda. Il désirait que nous nous découvrions à pas de velours afin de « rendre ce moment encore plus exceptionnel » qu’il aurait pu l’être sans ces prémices (disons-le, interminables pour qui se rapproche de la trentaine… ) Là où le monsieur avait tout compris, c’est que cette attente m’avait ôté –à défaut de mes vêtements- toute capacité de discernement, et mon coup de cœur pour son regard démentiel se transforma en amour inconditionnel. Erreur ! Car deux mois plus tard le verdict tomba: le premier essai fut une CATASTROPHE INTERGALACTIQUE. Aucun tressaillement ni frisson. Aucun regard planté dans le mien. Aucun langage non verbal, ni verbal d’ailleurs. NADA. Juste un homme en pilote automatique, sensuel comme un informaticien devant une diode électroluminescente. Je me souviens même avoir chanté dans ma tête pour faire passer le temps, c’était Ironic  de Alanis Morissette. Cette manie de chanter dans ma tête, je la tiens de mon enfance, une façon de me mettre dans ma bulle pour fuir une dure –mais néanmoins courte… – réalité. La dernière fois que j’avais utilisé cette parade, c’était quand je m’étais retrouvée sévèrement frigorifiée à l’arrière d’une moto sur une autoroute orageuse au milieu de la nuit. Je n’avais pas prévu le coup et j’étais en petit short et mini Tee-shirt: j’avais chanté My heart will go on en boucle deux heures durant, je venais de voir Titanic.

Pour en revenir à mon Apollon, j’ai mis son incompétence du premier soir sur le compte du stress de celui qui a trop longtemps idéalisé ce moment. Mais les fois suivantes me confirmèrent, implacables, une sensualité plus proche de l’univers médico-légal que du tantrisme. Impossible de le faire dévier de sa logique pragmatique, un cauchemar. Le problème, c’est que j’étais comme un jury corrompu: trop amoureuse de lui pour considérer que son Zéro en note artistique avait vocation à le disqualifier. Une vraie arapède agrippée à un rocher nauséabond, une arapède maso, oui c’est ça. Résultat : je me suis coltinée le pire coup de l’Histoire durant 3 ans. Et le pire, c’est que c’est lui qui m’a congédiée, salement, comme une caissière de chez Carrouf qu’on a surprise à voler des yaourts périmés destinés à la benne… And isn’t it ironic, don’t you think ?

 

La beauté cachée des laids, des laids…

Aurais-je eu la patience d’attendre 2 mois pour faire Crac Boum Hue avec un type au physique médiocre ? Clairement non. Parce que je n’aurais pas compris qu’un Gérard Jugnot me fasse poireauter, moi,  en me promettant l’empire des sens ! Mais Poupée de Cire, lui, avec son visage parfait et sa voix grave qui résonnait loin dans mon ventre, avait ce pouvoir de dissimuler ses vices cachés, Une grande question demeure pourtant: Aurais-je eu la patience d’attendre 2 mois pour faire Crac Boum Hue avec un type au physique médiocre ? Clairement non. Parce que je n’aurais pas compris qu’un Gérard Jugnot me fasse poireauter, moi,  en me promettant l’empire des sens ! Mais Poupée de Cire, lui, avec son visage parfait et sa voix grave qui résonnait loin dans mon ventre, avait ce pouvoir de dissimuler ses vices cachés, puisque je ne focalisais que sur son enveloppe extérieure, celle qui me laissait présager le meilleur…

Dans la même logique, j’ai fréquenté également un très très bel homme qui oubliait tout le temps son porte-feuille lorsqu’il fallait régler l’addition, mon ami Béné a connu un beau méditerranéen qui s’avéra finalement bien trop marié à son goût, avant d’enchaîner sur le bellâtre que nous avons surnommé la Grande Zoa après qu’elle l’ait retrouvé face au miroir, moulé – cisaillé même- dans ses sous-vêtements Lise Charmel à 175 euros la parure, pour finir dans la série avec le sculptural J.P dit Le Cèpe, pour les raisons que vous imaginez…

 

Car une chose est sûre : le type pas jojo ne pouvant pas tout miser sur son physique développera forcément d’autres aptitudes pour compenser son déficit, tandis que le canon, lui, se permettra plus de travers planqués derrière sa belle gueule, comme cette petite enflure de Prince de LU.

Et j’ai la preuve de ce que j’avance : après avoir mené mon enquête dans le rayon biscuits d’un hyper et constaté que 93% des produits contenaient ladite –ou insinuée- huile ou graisse de palme, je me suis aperçue que les rares biscuits sains n’étaient pas les plus engageants physiquement :

 

Le mythique mais néanmoins grossier PETIT BEURRE au packaging inchangé depuis 1498 en fait partie. A tous ceux qui surfent sur la vague Bleu Marine, je voudrais dire : « Oui, le Petit Beurre te veut du bien l’ami, alors tu peux l’imaginer autrement que dans une cave de HLM à violer de jeunes et tendres collégiennes aux tresses blondes »

 

Du coup, je ne fus pas vraiment surprise que les biscuits les moins cachotiers du moment se nomment TRONCHES DE CAKE ! Car derrière leur mocheté indiscutable, que de bonnes surprises, ils s’engagent même à te vouloir du bien, eux.

 

Moralité 

Une de mes amies d’enfance avait l’habitude de dire que la beauté ne se mange pas en salade. Force est de constater qu’elle ne se mange pas non plus au petit déjeuner, en accompagnement, en lasagnes, en poisson du vendredi Sain(t), en volaille anthropophage, et pire que tout, au goûter de nos enfants, qui eux, qui ne savent pas décrypter les vices cachés de l’étiquetage.

Mais suffit-il de savoir LIRE pour s’aventurer chez LU ? Non, car il faut aussi avoir une bonne vue : Donc Mesdames, munissez-vous d’une loupe, et avant d’embrasser votre Prince Charmant, vérifiez que le mot « crapaud » n’apparaisse pas en tout petit au dos de l’emballage…

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Par le choix –crucial- de nos produits de consommation, indignons-nous !!!

 

Mon ex, le Nutella

Règle n°1: ne jamais regretter ses ex…

 

Estelle Bee.

 

 

Mariage: équilibre ou Total Look?

Pourquoi renouveler ses voeux de mariage est très à la mode?

Equilibre ou Total Look?

 

La mode est au mélange des styles, cette tendance ne vous aura, j’en suis certaine, pas échappé. Une sorte de RÉÉQUILIBRAGE dans tous les domaines.

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Yin et yang

La fashionista recherchera ainsi l’équilibre parfait entre le moderne et le vintage dans sa tenue vestimentaire : la soie s’accoquine avec le cuir, la broderie anglaise s’encanaille avec le jean délavé, l’armée fait dans la dentelle, et j’ai même entendu murmurer que la laine filait du mauvais coton en flirtant avec les cuissardes. Personnellement je vote pour. J’ai toujours été pour la mixité.

Côté maison, les décorateurs avertis, quant à eux, équilibrerons bois et métal, cosy et industriel, ce qui revient qu’on le veuille ou non à une matérialisation onéreuse du yin et du yang pour gens fortunés.

En cuisine, exit le rustre confit de canard et sa poêlée de pommes persillées, ringardisé pour une bonne trentaine d’années par le sucré salé, et le chic doux acidulé sur fond de béton ciré. Et je ne vous parle même pas du mythique croquang gourmang de notre classieux Cyril Lignac, qui de sa voix James Bondesque distille des conseils que le bon français écoute d’un air approbateur, en mangeant du Saucisson Justin Bidou sans même en ôter la peau. On exalte les saveurs authentiques, et on les équilibre.

En cuisine, exit le rustre confit de canard et sa poêlée de pommes persillées, ringardisé pour une bonne trentaine d’années par le sucré salé, et le chic doux acidulé sur fond de béton ciré

Equilibre de couleurs et saveurs

Naturel et Equilibre forment aujourd’hui un duo aussi essentiel qu’Inspirer et Expirer, que Flexion et Extension, que Politique et Calvitie.

Il faut savoir qu’aujourd’hui, une femme passe un bon quart d’heure à se maquiller pour avoir l’air naturelle, alors qu’il y a vingt ans, sa mère mettait trois minutes montre en main pour se farder comme Julie Pietri.

On passe donc beaucoup de temps à se creuser le cervelet pour trois choses vitales : se loger, s’habiller, manger.

Pour résumer on en fait beaucoup, pour ne pas avoir l’air d’en faire trop.

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Dans ce contexte dépouillé, je me demande donc pourquoi diable de plus en plus de couples mariés veulent nous en remettre une couche en renouvelant leurs vœux d’époux devant maire, cureton et toute la famille, dans les films comme dans la vie??? C’est quoi cette déferlante ? Simple fantaisie d’un kitch à faire vomir Barbara Cartland –si elle était encore vivante-  ou réel réflexe de préservation d’une espèce en voie de disparition?

 

L’art de marier les tendances

Parce que normalement, soit on se marie, et ça dure jusqu’à ce que le Général Alzheimer fasse son coup d’Etat. Soit on divorce, non ? D’où vient cette tendance à en faire toujours plus ? Les années 80 seraient-elles en train de revenir à la mode, alors que même Jeanne Mas a troqué son Liner qui suinte pour du rose poudré et blond bébé?!

        La mode est au mélange des styles, cette tendance ne vous aura, j’en suis certaine, pas échappé. Une sorte de rééquilibrage dans tous les domaines. La fashionista recherchera ainsi l’équilibre parfait entre le moderne et le vintage dans sa tenue vestimentaire

Pieds de poule ou de nez?

Oui, j’ose l’affirmer, renouveler ses vœux de mariage relève pour moi du Total Look. C’est comme porter une blouse imprimée léopard avec un slim panthère. Ou dévoiler ses jambes et son décolleté en même temps. C’est vulgaire. D’ailleurs, si l’on suit ce raisonnement, un seul mariage qui dure est déjà kitch en lui-même. Trop vintage. (Je me demande même pourquoi les homos l’ont voulu…?) Il faut théoriquement l’équilibrer par un divorce bien moderne. Sauf si bien sûr cette union durable est équilibrée par des problèmes financiers, ou une grave maladie, alors là ok, je veux bien. Mais se marier alors qu’on l’est déjà mérite un carton rouge ! C’est comme avoir un caniche royal – un grand petit chien – comme animal de compagnie, c’est incompréhensible. Et moi, j’ai horreur de ne pas comprendre.

L’élégance se perd…

Déjà, je dois avouer que, comme dans la chanson d’Anaïs, j’ai un peu de mal avec les couples kissing gourami, qui à longueur de journée se ramonent les amygdales, se massent l’aile ou la cuisse, se textotent pour se demander s’ils ont bien reçu leurs textos, et se donnent des petits noms qui finissent par I ou par OU avec une petite voix ridicule sortie d’un dessin animé de chez Pixar. Dégoûtant. Enfin, je précise que ceux que j’exècre sont les couples qui font cela alors qu’ils ont passé le cap des deux ans. C’est dire si je suis tolérante.

Alors, comme je suis tolérante, j’essaye de comprendre ce qui motive cette petite sauterie de renouvellement de vœux. Serait-ce pour conjurer le sort ? En tout cas ça cache quelque chose…

L’abominable constat

        La mode est au mélange des styles, cette tendance ne vous aura, j’en suis certaine, pas échappé. Une sorte de rééquilibrage dans tous les domaines. La fashionista recherchera ainsi l’équilibre parfait entre le moderne et le vintage dans sa tenue vestimentaire

Total look?

A l’heure où un mariage sur deux débouche sur un divorce dans les grandes villes, l’union qui dure tend à devenir LA nouvelle exception. Et donc Madame peut se réveiller un matin à l’orée de son huitième anniversaire de mariage en se disant que damned elle ne connaît personne dans son entourage qui ait tenu neuf ans, et qu’il faut absolument trouver un moyen de gruger le système ! Comme si se marier à nouveau remettait les compteurs à zéro. Ouf, c’est fait, on est sauvé jusqu’en 2020 ! Ce qui reviendrait à une sorte de méthode Coué pour amoureux. Mais en fait, j’ose à peine me poser la question suivante : et si ça fonctionnait vraiment ?

Ce que ça cache…

Revenons à nos mariés. Si je ne m’abuse, avant de renouveler leurs vœux, pareils à un traiteur qui remue une vieille macédoine dont la mayonnaise a séché (pour ne pas que ça se voie), n’avaient-ils pas DEJA prêté serment ? Ne s’étaient-ils pas DEJA juré protection et fidélité jusqu’à ce que l’homme en noir ne les fauche? (Et je ne parle pas du percepteur) Alors que font-ils de plus pour leur second passage? Rien.

La mode est au mélange des styles, cette tendance ne vous aura, j’en suis certaine, pas échappé. Une sorte de rééquilibrage dans tous les domaines. La fashionista recherchera ainsi l’équilibre parfait entre le moderne et le vintage dans sa tenue vestimentaire

Donc si Chouchou et Kiki décident de refaire leurs vœux après avoir testé leur couple, comme on achète une voiture d’occasion après avoir fait un tour de pâté de maisons, c’est qu’en réalité ils n’étaient pas complètement sûrs d’eux la première fois qu’ils l’ont fait, non ? Donc là ils confirment. Ils avaient donc prêté serment dans le DOUTE les affreux! Quand je vous disais que ça cachait quelque chose !  Ces couples Total Look au nappage pur beurre sont des hérétiques qui ne s’essayent pas avant le mariage !

Parce que d’habitude, c’est quand un vêtement tombe superbement bien qu’on décide de le garder sur soi. C’est pourquoi Dieu a créé le concubinage ( !) Comme cela, au lieu de prêter serment dans le doute, et être obligé de renouveler ses promesses de gascon dix ans plus tard, on se marie en étant bien sûr de soi… Pour divorcer un an plus tard… Mais au moins on est à la mode!

NON AU KITCH POWER!!!!
Equilkitch

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Estelle Bee.