Et demain…

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Voilà trois jours que je cherche quoi dire sur demain. Non, pardon, sur Demain. Avec Majuscule.

 

Trois jours que je rate sciemment des occasions d’écorner des Macron, des Fillon, de Le Pen, déjà bien racornis par leurs propres conflits d’intérêts. Eeeeet oui, Macron aussi… Mais de ses affaires à lui, aucun media n’en parle, même pas du fait que les laboratoires Servier ont rédigé son programme santé. Même pas ça. Rien.

 

Mais comme il y a Demain, j’occulte tout ce qui est laid, et je me prends à rêver. De Fraternité. De projet commun. De bouffe saine. De vins bio. D’apéros sous la tonnelle. De musique. D’espoir. D’Amour profond. D’Amour physique. De confiance les uns dans les autres. De bienveillance. De rues dénuées de mendicité. De champs sans OGM. De découvertes scientifiques. De mon petit garçon qui foulera Demain un sol où l’on ne nous culpabilise plus parce que soit disant, on coûte trop cher. Parce qu’ici-bas, les pauvres coûtent plus cher que les riches…

 

Et soudain, ce clip… Ce clip me cueille… Et guide en cet instant ces mots malhabiles. Mais sincères.

 

Putain, Demain, c’est  presque aujourd’hui… Et je crois que jusqu’à présent, je ne m’en étais rendue compte que lors du compte à rebours de la nouvelle année…

 

Hier. Jean a collé sa dernière affiche. Hier,  j’ai distribué mon dernier tract. C’était à la conductrice métissée d’une voiture arrêtée à un feu rouge de mon quartier. Elle s’est exclamée en souriant: « Ah, c’est pour Mélenchon?! Ça va, alors…! », avant de redémarrer toute pimpante.

 

J’espère tant de ce dernier tract…

 

Hier, j’ai longuement échangé avec un couple d’espagnols engagés dans le mouvement Izquierdas Unidas, proche de Podemos. Ils ne parvenaient plus à se décider de partir, tant ils vivaient par procuration ce fol espoir de changement à côté duquel eux sont passés, par découragement, désintéressement, et désillusion. Il m’ont donné une énergie incroyable. Nous avons échangé nos coordonnées en guise de sceau, avant de nous embrasser fraternellement.

 

Ce fol espoir qui nous anime est partagé par tous les pays qui se sont laissés récemment aveuglés dans leur choix profond. Les états-Unis y compris.

 

Après l’Apéro Insoumis que chacun a préparé de ses petites mimines, afin d’offrir un moment de convivialité et de dialogue aux autochtones de ce quartier résolument marseillais, un militant sexagénaire et ami m’a accompagnée dans ma pause-cigarette (c’est pas bien, je sais…) pour me livrer jusqu’à la lie de son espoir:

 

« Tu sais… Cette énergie, je la respire, je la ressens… C’est la même qu’en 68. Et qu’en 81, à la veille de l’élection de Mitterand ! On sentait qu’il se passait quelque chose… Et bien là, je sens que quelque chose bouge. Et tu vois, je milite depuis des mois, et j’ai mal partout, mais… Mais j’ai l’impression d’avoir vingt ans. »

 

Dans son regard, des milliards d’étoiles, et entre ses lèvres encore entrouvertes de son dernier mot, le souffle d’une nouvelle ère que j’imagine -pressens- être … Celle du Peuple.

 

Les gens, donnez-vous cette chance…

Ne les laissez plus vous faire croire qu’il n’y a aucune autre alternative,

Que vous êtes trop bêtes pour penser,

Que cette fois encore,

Tout est joué d’avance.

Nous Sommes Les Importants,

Offrons-nous une vision douce de la société,

Un futur qui nous unit

Pour de vrai cette fois,

Car comme dit la chanson que je partage avec vous pour ce Demain:

 

Le temps passe

On l’évite

Ne passons pas trop vite… 

 

 

 HOPE …

 

 

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