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Le Petit Prince et la Crise

un article excellent paru dans le Monde diplomatique qui m’a fait comprendre « en gros » où va notre monde, et pourquoi il y va. Je précise « en gros » parce qu’évidemment, n’ayant pas la maîtrise de tous les paramètres (économiques notamment), je me suis bêtement basée sur le BON SENS commun, la logique quoiIl n’y a pas si longtemps, j’ai lu un article excellent paru dans le Monde diplomatique qui m’a fait comprendre en gros où va notre monde, et pourquoi il y va. Je précise EN GROS parce qu’évidemment, n’ayant pas la maîtrise de tous les paramètres (économiques notamment), je me suis bêtement basée sur le BON SENS commun, la logique quoi.

Souvent, j’ai remarqué au cours de discussions passionnées entre amis, ou dans l’actualité, que plus on maîtrise un sujet scientifique, religieux ou économique dans les moindres détails, plus on a tendance à s’éloigner du message principal de ce sujet : toutes les religions sans exception prônent l’Amour de son prochain. Pourtant, Frigide Barjot, en fervente catholique tient un discours séparatiste. Un jihadiste pourra te réciter par cœur des versets et s’en émouvoir sincèrement. Pourtant, il continuera de plastiquer des bagnoles garées devant des écoles maternelles. Un scientifique s’émerveillera devant la nature ou la perfection du corps humain. Pourtant, il sera tout émoustillé devant la perspective d’un clonage humain.

C’est donc tout aussi bêtement que j’en suis arrivée à me demander si avoir trop de connaissances sur une même notion ne nuisait pas tout simplement au bon sens ??? Si finalement, il n’était pas nécessaire que chaque homme ou femme exerçant un pouvoir exécutif ou consultatif (médias) ne soit assisté par un simple d’esprit, qui, avec la candeur d’un enfant, le rappellerait innocemment à l’ordre sur le pas de la porte de la dérive ???

J’ai ainsi imaginé quelques échanges entre d’illustres puissants et Le Petit Prince sur des thèmes pas anodins du tout :

 

De l’interdiction du port d’arme

 

Au lendemain du massacre de Newton, Barak Obama a pleuré les enfants dont le cœur ne pourra plus jamais s’émouvoir puisqu’il a cessé de battre, dont les yeux ne pourront plus jamais contempler, puisqu’il se sont fermés à jamais.  Au lendemain du massacre de Newton, Barak Obama a pleuré les enfants dont le cœur ne pourra plus jamais s’émouvoir puisqu’il a cessé de battre, dont les yeux ne pourront plus jamais contempler, puisqu’il se sont fermés à jamais.

Et le Petit Prince a dit :

« Je vois que tu es un homme de valeur Barak, ton empathie est sincère. Pourquoi ne prendrais-tu pas la décision d’interdire enfin le port d’armes ?

–       Parce qu’il y a des enjeux économiques dont tu ne saurais imaginer l’importance, ne serait-ce que dans le financement pharaonique des campagnes électorales!!!

–       Mais Barak, qu’y a-t-il de plus important que la vie, que le sourire d’un seul enfant dans ce monde ? Crois-tu que l’on t’aurait donné le Prix Nobel de la Paix si l’on ne croyait pas en toi? »

De l’attribution des logements vides

 

A la mi- novembre, Cécile Du Flop annonçait des mesures contre la crise du logement, d’autant qu’un mois avant noël, on n’avait jamais vu autant de SDF se les geler pendant que les honnêtes travailleurs s’adonnaient aux achats de noël.   A la mi- novembre, Cécile Du Flop annonçait des mesures contre la crise du logement, d’autant qu’un mois avant noël, on n’avait jamais vu autant de SDF se les geler pendant que les honnêtes travailleurs s’adonnaient aux achats de noël.

Et le Petit Prince a dit :

« Autant d’êtres humains à la rue, de mères isolées en détresse dépouillées par des marchands de sommeil, et toujours plus de logements inoccupés ! Pourquoi ne pas les abriter dans ces appartements qui ne servent à personne ?

– Crois-tu que cela soit si simple ? Et que connais-tu, toi, de la politique ???

– Rien, justement, je n’y connais rien… » répondit le Petit Prince.

De l’annulation de la dette

Nicolas est tombé de ses talonnettes et a sué à grande eau en apprenant que sa patrie avait perdu son triple A, la faute à la vilaine cricrise. Ce fut le début de tentatives d’économies de bout de chandelle au détriment des vrais gens qui eux suent sang ET eau pour se sustenter.

Pourtant, tous les politiciens, même les mieux intentionnés, une fois au pouvoir, en abusent rapidement, en jouant forcément le jeu des richissimes, puisque c’est avec leur argent qu’ils ont fait campagne !

Photo de classe des maîtres du monde

Quand François a repris le flanby (le flambeau, pardon), il s’est vite aperçu que la patate chaude brûlait les doigts, et qu’il allait devoir prendre des gants. Lors des divers G20 ou G8, tout le monde était d’accord :

« Il faut réduire la dette quoi qu’il en coûte et pis c’est tout ! » crièrent-ils à l’unisson.

Mais le Petit Prince a dit :

          « Mais, comment les modestes peuvent-ils rembourser une fortune ???

–       C’est très simple : en mangeant moins!  Répondit Angela.

–      Mais si les gens qui ne mangent déjà plus à leur faim cessent de s’alimenter, ils mourront, et ne pourront donc plus payer !

–      Où veux-tu en venir jeune dissident?

–       Si les pauvres, qui ont besoin d’argent pour vivre, doivent une fortune aux riches qui, eux, ne savent plus quoi faire de leurs deniers, pourquoi ne pas tout simplement ANNULER LA DETTE ???

–        ???????????? »

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Le Petit Prince, c’est vous, c’est moi, c’est toi, c’est nous tous. Lorsqu’on élit un homme politique, on a une fâcheuse tendance à penser qu’il est souhaitable qu’il ait fait l’ENA ou Polytechnique. On nous prend tellement pour des benêts que nous avons fini par croire que nous en étions vraiment. Alors, nous avons perdu confiance en notre discernement, et nous votons « utile » puisqu’ON (les médias) nous le demande...Le Petit Prince, c’est vous, c’est moi, c’est toi, c’est nous tous. Lorsqu’on élit un homme politique, on a une fâcheuse tendance à penser qu’il est souhaitable qu’il ait fait l’ENA ou Polytechnique.On nous prend tellement pour des benêts que nous avons fini par croire que nous en étions vraiment. Alors, nous avons perdu confiance en notre discernement, et nous votons « utile » puisqu’ON (les médias) nous le demande...

Pourtant, tous les politiciens, même les mieux intentionnés, une fois au pouvoir, en abusent rapidement, en jouant forcément le jeu des richissimes, puisque c’est avec leur argent qu’ils ont fait campagne ! Depuis quelque temps, et notamment grâce au blog d’Etienne Chouard, économiste couillu et touché par la grâce, fleurit l’idée de « tirage au sort électoral » pour remédier au problème de la perte de bon sens de nos politi(to)cards. Ce système s’inspire de la démocratie athénienne, dont la règle élémentaire était le tirage au sort des représentants du peuple. Les dirigeants (de tous niveaux sociaux et volontaires) sont élus pour un mandat non-reconductible –pas moyen de s’incruster sur le trône, donc pas de plan de carrière ni d’ambition dévastatrice de bon sens- et révocable à tout moment. Après son mandat, l’élu reprend sa vie d’avant. Le pouvoir émergeant du peuple souverain, il me semble que l’on parle bien ici, messieurs dames, de DÉ-MO-CRA-TIE, puisque le terme est toujours dans le dictionnaire.

Nous, commerçants, chômeurs, artisans, artistes, fonctionnaires, agents (…) NOUS SOMMES LE BON SENS, nous sommes notre solution. Parce que nos pieds touchent terre, parce que nous ne sommes pas englués dans des enjeux soit disant cruciaux qui nous dépassent.

Le Petit Prince, c’est vous, c’est moi, c’est toi, c’est nous tous. Lorsqu’on élit un homme politique, on a une fâcheuse tendance à penser qu’il est souhaitable qu’il ait fait l’ENA ou Polytechnique. On nous prend tellement pour des benêts que nous avons fini par croire que nous en étions vraiment. Alors, nous avons perdu confiance en notre discernement, et nous votons « utile » puisqu’ON (les médias) nous le demande...

Inutile de préciser qu’à la suite de son intervention au G8, Le Petit Prince fut porté disparu à jamais.

Et quand il arriva au paradis des enfants, le Petit Prince demanda à Dieu :

« S’il te plait, dessine-moi un mouton ! »

Le vieil homme prit sa plume, et dans le ciel azur, esquissa le visage … d’un homme. De l’HOMME.

Pour ma part, le seul profit que je tire aujourd’hui de la situation, c’est que lorsque mon petit garçon me demande si je peux lui acheter une glace, j’ai tendance à lui répondre :

« Je ne sais pas Chouchou. Demande à Angela ! »

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Et si l’on s’indignait ???Et quand il arriva au paradis des enfants, le Petit Prince demanda à Dieu :   « S’il te plait, dessine-moi un mouton ! »  Le vieil homme prit sa plume, et dans le ciel azur, esquissa la silhouette … d’un homme. De l’HOMME.

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Estelle Bee.