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Ouvrez ouvrez la cage aux hamsters….

On le croyait à demi fossilisé dans le permafrost sibérien mais Gégé revientOn le croyait à demi fossilisé dans le permafrost sibérien, et à dire vrai, il ne nous manquait pas. Nous avions même oublié son existence. Mais pourtant…

IL REVIENT

Non, ce n’est pas de Staline que je vous parle, mais bien du délicieux GERARD DEPARDIEU. De quoi faire monter les larmes aux dieux…

En effet, nous sommes tous plus ou moins tombés récemment sur cette publicité pour Canalsat, qui, altruiste, s’est apparemment donné pour mission de réintroduire une espèce dans son milieu naturel, après un an de captivité dans une Lada immatriculée Belgium. Moche.

Prudente, l’équipe Canalsat a bien saisi que toute réintroduction doit se faire en douceur. C’est pourquoi seule la voix de la bête nous apparaît clairement, émanant, charretière, du corps d’un… hamster. En peignoir Pardonnez la tenue, je sors de la douche, de surcroît. . Classe. Ainsi, lorsque le public se sera à nouveau familiarisé avec les vociférations incohérentes du gros Gégé, il est fort probable qu’une réintroduction physique (dans tous les sens du terme d’ailleurs 😉 ) soit programmée. Mais voyez plutôt:

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Toutefois, on peut être amené à se demander combien Monsieur Depardieu, fort grossier envers les français qui l’ont conduit au succès, a été payé pour cette publicité, histoire de connaître le prix de la dignité. A-t-il exigé son cachet en roubles, en euros ou en graines ??? Interrogeons-nous également sur l’immense respect que témoigne Canal envers les français qui payent leurs impôts en France (ce n’est donc pas M. Thévenoud qui s’en sentira offensé)

Mais par-delà la critique vicieuse et gratuite à laquelle je m’adonne ici, il faut reconnaître que Canalsat nous donne ici une grande leçon de biodiversité. Sans le gros Gégé, il manque un maillon à la chaine alimentaire. Mais en le réintroduisant pro-gres-si-ve-ment, on habitue la masse de brebis aux cris du prédateur. Ainsi, ce dernier n’aura même pas besoin de montrer patte blanche pour se retrouver à nouveau accueilli dans la bergerie. Espérons toutefois que les brebis auront meilleure mémoire que les poissons rouges du fisc.

Et, puisque la biodiversité est l’affaire de tous, je propose à BNP Paribas, LCL, Société Générale, Carrefour, SFR, LVMH, et toutes les autres multinationales qui égorgent les brebis, de faire un geste pour l’environnement en réintroduisant tous les affreux tombés récemment en disgrâce. Pourquoi ne pas réinsérer Monsieur Cahuzac en fourmi, Frigide Barjot en VIeille Pie, DSK en lapinou, Brigitte Bardot en bébé phoque, Christine Boutin en tyrannosaure, Gad Elmaleh en écureuil, et Jean-François Copé (qui ne supporterait pas d’être « à poils ») en requin tigre.

Attention toutefois, il demeure évident que ces espèces (de c…) ne pourront pas être réintroduites dans le même milieu. Il paraitrait en effet que le phoque ne peut cohabiter avec la vieille pie et le tyrannosaure sous peine d’extermination totale de l’espèce. Préférez les placer avec le petit lapin blanc, à condition de lui ôter ses piles Duracel…

Nous sommes les 99%, nous avons le pouvoir de dire NON.

 Ce soir-là j’ai compris que par la force des choses, cette fille, reflet de beaucoup d’autres avait été mondialisée, lobotomisée puis robotisée. Et qu’on l’avait programmée pour parler, séduire, convaincre, et écraser l’autre. Ne pas cheminer. Ne pas creuser. Juste faire du fric. Du fric elle en a. Mais elle n’est riche de rien. Juste être au top. Pour mieux se jeter dans le vide. Elle sait animer une réunion en anglais, Powerpoint à l’appui, mais elle ne sait pas demander son chemin dans la même langue. Ni comprendre des chansons.

Estelle Bee.

Ce bref Instant où j’ai aimé le foot

Ce moment si fragile, si éphémère, où le sportif, le guerrier extenué oublie, pendant cinq petites minutes qu’il va toucher le Jack Pot.Pareille à une geisha qui se prépare à l’amour, méticuleusement, je vérifie mes placards en vue de la soirée tant attendue : Chips à l’ancienne ok, tarama ok, toasts ok, mini saucisses ok, olives ok, pop corn ok, soda ok. Je suis donc PRÊTE, tout mon être se languit, et tous mes sens se bousculent dans une incroyable fission atomique, j’en salive d’avance. Car ce soir c’est LE Grand Soir, le soir où le voyeur sadique devant 11 chaises électriques assiste enfin à l’exécution en règle des kékés de l’Equipe de France et de tous les grands pontes, sponsors et hauts administrés qui leur ont donné ce sentiment d’impunité 4 années durant. Et là, devant le gibet, je prendrai mon pied en me disant : « Et dire qu’ils comptaient faire grève ces cons!!!! »

 

Ce soir, c’est le soir où la Nature reprend ses droits, où le Sport démontre qu’il est plus fort que l’Argent à millions, ce fric outrancier aussi efficace que Léon le Nettoyeur, qui permet de passer au détergeant ou à l’acide les bavures morales et les dégueulis verbaux les plus résistants. Ce fric à lui seul soigne les maladies les plus graves comme le syndrome de la Tourette qui frappa naguère les délicieux Anelka, Ribéry et Nasri entre autres victimes sans défense.

 

20h52 : le plan général du cameraman sur le stade de France m’abasourdit littéralement. Car l’IMMENSE FERVEUR des supporters m’amène à penser qu’ils n’ont pas du voir le match aller… Et surtout qu’ils n’ont pas eu vent des comportements détestables des joueurs depuis quatre années. Qu’ils ne savent rien des incivilités, de l’irrespect – d’autant moins pardonnable qu’il frappa les supporters-, des rixes indignes de ce qu’ils représentent, de leurs « grèves » outrageantes et inacceptables, de leur exil fiscal systématique…

Mais voilà ce que je vois : du bleu, blanc, rouge absolument partout, répartis selon de scrupuleux axes de symétrie, des chants puissants étrangement justes et à l’unisson. Et surtout une Energie Supérieure qui traverse l’écran. Je reçois ces vibrations d’espoir en plein poitrail, et l’énergie de tous ces gens qui y croient encore, dans la débâcle et la laideur du système, me fait le même effet, je vous jure, que celle qui me transperça la première fois que je visitai Notre Dame de Paris, lieu quand même foutrement chargé de siècles d’ardeurs et de fanatisme. A ce moment-là, je pense à Karl Marx, je me dis que le Foot est le nouvel Opium du peuple.

 

Car l’opium (et je le sais depuis que je me suis pété le coccyx l’an dernier 😉 ) est un puissant-antidouleur. Je me dis alors qu’il n’est pas impossible que les gens se ruent dans les stades pour, eux aussi, oublier un capitalisme sans élasthanne et bien trop tendu qui leur fait terriblement mal au cul crâne.

 

Et à cette idée, je retrouve tant bien que mal mon cynisme originel et je fais fi de l’émotion qui m’a traversée juste avant. La domination des bleus sur le terrain m’agace, et les deux premiers buts me donnent des acidités gastriques.

 

Pourtant, la deuxième mi-temps s’ouvre à nouveau sur un plan panoramique du stade plein à craquer. Et à nouveau, je ressens l’Espoir incommensurable de toutes ces personnes, qui pour la plupart, se sont littéralement saignées aux quatre veines pour venir assister à ce match. J’imagine la galère du covoiturage, de la nuit entière serrés comme des sardines dans un car aux accoudoirs défectueux, de la promiscuité dans l’Etap Hotel, du RER B… Ce que je perçois dépasse même la simple espérance. Car depuis le but de Benzema (le 2ème donc), on a, si je puis dire,  dépassé un stade : les supporters n’ESPERENT plus le miracle, ILS S’Y ATTENDENT tout simplement,  et c’est ce qui fait toute la différence. Et à ce moment-là, personnellement, je m’y attends aussi, et avec un début de sourire.

les supporters n’espèrent plus le miracle, ils s’y attendent tout simplement. Et à ce moment-là, personnellement, je m’y attends aussi, et avec un début de sourire.

Vous connaissez bien évidemment la suite… ! Et pour ma part, le « Et un, et deux, et trois zéro !!! » qui résonne après le troisième but me renvoie avec exactitude à mes 20 piges, ce qui finit donc par me rendre totalement perméable à la liesse générale. Et au coup de sifflet final, je suis transportée par l’incroyable triomphe de la Ferveur sur la Morosité.

Je regarde même avec sympathie les joueurs, ivres de joie, qui se montent les uns sur les autres comme des lapinous. Je me surprends même à trouver Evra pas si moche, alors que depuis qu’il avait souhaité « retrouver la taupe » (qui avait déterré le magistral « sale fils de pute » d’Anelka à Domenech) au lieu de faire un mea culpa public, je lui avais souhaité bien souvent de périr salement étouffé dans son vomi.

 

Je réalise qu’à ce moment TRES précis, on est pile poil dans l’’INSTANT T. Ce moment si fragile, si éphémère, où le sportif, le guerrier extenué oublie, pendant cinq petites minutes qu’il va toucher le Jack Pot. Il oublie qu’il va tout rafler pour ne rien laisser ou presque à ses concurrents, qui pourtant n’ont pas démérité. Il oublie qu’il ne saura plus quoi faire de son argent par la suite tellement il sera pété de thunes, et qu’il sera du coup fortement sensible aux propositions de juteux placements que lui auront proposé quelques démarcheurs suisses très discrets. SIMPLEMENT IL VIT. Il vit juste sa victoire dans la plus grande Sincérité de son âme de sportif. Il vit ce moment orgasmique où le bonheur est si fort qu’il est presque douloureux. Il est son enfant intérieur, il est ce mec qui peut-être a cottoyé la misère, ou simplement la galère. Il est un homme qui a vaincu, il EST ce qu’il exprime, sans voile et sans filet. Il est BEAU dans sa victoire, même Ribéry… Et je savoure ce moment comme on scrute une éclipse solaire.

 

Pourtant, je ne sais pas pourquoi, mais l’un de ces joueurs restera plus longtemps que les autres dans un état second, puisque l’on entendra Ribéry en personne -qui rappelons-le n’est pas forcément le mieux câblé de tous- répondre aux journalistes que l’équipe de France devait « sa victoire aux supporters » (ce qui ma rappelé qu’il fallait toujours profiter de l’orgasme de son partenaire pour lui demander s’il nous aime).

Francky a vu très juste à ce moment-là, parce que tous ceux qui ont daigné voir ce match pourront affirmer que les Bleus ont été littéralement portés par des supporters à l’ardeur colossale.

J’espèrent que ces petits mecs toniques en bleu, qui ont hier soir touché du doigt le ciel de Rio et son Christ Corcovado, se rappelleront, au moment de transférer la majorité de leurs capitaux sur quelques îles paradisiaques ou au pays de Ricola, que cet argent, ils l’arrachent aussi à ceux qui leur ont permis d’être là où ils sont. Que cet argent, il doit circuler là où il a été rendu palpable. Que cet argent, il servira aussi à la collectivité, une notion qu’ils connaissent bien sur le terrain, mais qu’ils oublient dans la vraie vie. Que cet argent, ils le dérobent à ceux qui toutes les semaines s’accroupissent chez Carrouf pour choisir leurs boîtes de conserves, mais les suivent dans les stades comme un chien derrière son maître, avec l’Amour de ce sport en bandoulière, et par extension, l’Amour de ses protagonistes. Oui j’espère qu’ils n’oublieront pas cela, et que cette idée viendra les percuter à d ‘autres moments qu’à l’Instant T.

J’ESPERE tout ça bien sûr, même si au lieu d’espérer, je préfèrerais M’Y ATTENDRE.

 

Ouvrons l’oeil…J’espèrent que ces petits mecs toniques en bleu, qui ont hier soir touché du doigt le ciel de Rio et son Christ Corcovado, se rappelleront, au moment de transférer la majorité de leurs capitaux sur quelques îles paradisiaques ou au pays de Ricola, que cet argent, ils l’arrachent aussi à ceux qui leur ont permis d’être là où ils sont.

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Estelle Bee.

 

Gégé, DSK, et le Syndrome de Stockholm

Jpuisqu’il se trouvait à ce moment-là à New York sur le tournage du film sur l’affaire DSK, personnage que lui même incarne. Sur le moment j’ai cru à un poisson d’avril. Puis j’ai réfléchi au point de trouver logique qu’un type qui a chastement baisé la France se retrouve dans le rôle de celui qui l’a presque entièrement baisée au sens propre, et salace. ’ai entendu dire à la radio que Gérard Depardieu n’avait pas pu assister à son procès pour conduite en état d’ivresse, puisqu’il se trouvait à ce moment-là à New York sur le tournage du film sur l’affaire DSK, qu’il incarnera prochainement. Sur le moment j’ai cru à un poisson d’avril. Puis j’ai réfléchi au point de trouver logique qu’un type qui a chastement baisé la France au sens figuré se retrouve dans le rôle de celui qui l’a fait au sens propre, et moins propre. Ce qui prouve bien ce que je pressent depuis quelque temps : l’Ere de l’Hypocrisie touche à sa fin. Aujourd’hui enfin, la Mode est à l’Impunité dans l’Abomination, au SORDIDE DECOMPLEXE.

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Le principe

L’avantage, c’est que comme on ne se sent plus obligé de rendre des comptes (à la justice, au peuple souverain ou autre), on ne se cache plus de rien. Pourquoi Gérard le Rouge se rendrait-il comme Monsieur Tout le monde à son procès quand il a commis une infraction, alors qu’il est peinard au Sofitel à rejouer pour la 32ème fois (l’avantage de jouer bourré) LA scène où notre vieux libidineux a cru dominer le Monde au travers de la personne d’une pauvre femme en uniforme de ménage.

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Hiver très rude

Avec nos deux têtes d’affiche omniprésentes, Depardieu et DSK, on ne peut pas dire en effet que cet hiver a été placé sous le signe de la légèreté, ni de la viande hallal. Car si tout est bon dans le cochon, on aurait espéré se régaler d’autre chose que du groin et de la queue, en tire-bouchon ou pas d’ailleurs.Avec nos deux têtes d’affiche omniprésentes, Depardieu et DSK, on ne peut pas dire en effet que cet hiver a été placé sous le signe de la légèreté, ni de la viande hallal. Car si tout est bon dans le cochon, on aurait espéré se régaler d’autre chose que du groin et de la queue, en tire-bouchon ou pas d’ailleurs. Alors maintenant qu’approche la saison des maillots de bain, il semblerait que la grande majorité des français soient repus ou dégoûtés au point de ne plus pouvoir toucher à son assiette de Doumé ou de Gégé. Gaspillage ou pas, une chose me gêne : dans ces deux cas, on crie à l’Acharnement Médiatique, on entend chouiner: « qu’on me laisse en paix » depuis que l’un a dansé le Casatchok bourré devant les caméras et que l’autre se retrouve affublé de métaphores charcutières dans le roman de la facétieuse et caliente Marcela Iacub.

Pourquoi aujourd’hui est-il si indigeste d’entendre rabâcher des Vérités alors qu’on supporte plutôt bien le recyclage quotidien d’âneries ? Et comment s’y prendre pour contourner cette lassitude de la réalité qui profite bien trop à ceux qui nous trompent ?

Illusions et triste vérité

J’ai au fond de moi de la peine pour des gens comme Loana, Nabilla ou feu FX jetés en pâture aux journaleux des marécages, et qui se retrouvent invités à des pelletées de dîners de cons, entre autre chez Morandini ou Hanouna pour ne pas les citer. Car ces éternels enfants – adultes pathétiques et candides – ont à leur façon le cœur blanc. Ils sont les victimes collatérales d’un système qui tend à exhiber des gens toujours plus faibles, plus creux, plus hystéros ou tout simplement plus malheureux en guise de faire valoir. Alors, à la vue de son Jacquouille ou de son Sganarelle, le téléspectateur se trouve finalement normal voire beau voire même cultivé, et s’adoube lui même, occultant ainsi le fait qu’il n’est qu’une crotte aux yeux de ceux qu’il engraisse.

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J’ai au fond de moi de la peine pour des gens comme Loana, Nabilla ou feu FX jetés en pâture aux journaleux des marécages qui feignent s’intéresser vraiment à eux, et qui se retrouvent invités à des pelletées de dîners de cons, en autre chez Morandini ou Hanouna pour ne pas les citer.

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Et si les derniers épisodes en boucle de Gégé chez les soviets, et de Doumé de Fleury Michon-Merogis agacent, c’est qu’ils dévoilent une REALITE dans tout ce qu’elle a de glauque. Et çà, c’est déprimant. Déprimant de ne plus croire en l’Homme. Déprimant de repasser à l’Ere du « Tous pourris ». Je serais même prête à parier qu’Edwy Plenel, patron de Médiapart – et accessoirement cauchemar des élites au pouvoir – jusqu’alors apprécié par l’opinion publique, ne finisse par lasser, voire franchement gonfler les gens.

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La solution 

Pour remédier à ce déni de la Réalité il serait bon, je pense, de mélanger les genres plutôt qu’attaquer tout le temps le problème sous un seul et même angle de vue. Interpréter plutôt que narrer. Couper des têtes avec le sourire. Ainsi les gens ne s’ennuieraient plus devant le même déferlement d’images et de mots :

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Culbuto titube mais ne tombe jamais

Justement, concernant notre Prostitué fiscal, je suis récemment tombée sur une vidéo de Chanteurs sans frontières : il faisait partie des charitables célébrités qui interprétaient la chanson Ethiopie, dont les dons étaient tous reversés à la banque alimentaire, vous vous rappelez ? J’avoue que voir Gégé bouger les lèvres (Torreton dit vrai, Depardieu ne connaît pas ses textes ) sur ces mots: Loin du cœur et loin des yeux, de nos villes, de nos banlieues… (cf vidéo à 1 min 45) au moment même où il quittait Paris pour Néchin, m’a amenée à penser qu’en étant loin des yeux et du cœur des réalisateurs, il finirait même par regretter notre système fiscal. Mais voilà, en ces temps où seul le fric et le buzz comptent, en ces temps d’avidité décomplexée, on fait encore tourner le Gros Culbuto.

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Marathon  Man

Concernant DSK, je trouve bien regrettable que l’on ait retenu uniquement les détails salaces de sa liaison avec Madame Iacub. Parce qu’à la limite, Si Monsieur Strauss Kahn préfère se faire tartiner le corps de faisselle à 0% plutôt que de faisselle à 40% (régime oblige) on s’en fout un peu quand même. Mais ce qui est surtout intéressant c’est le CONTEXTE. Car la petite sauterie s’étend de janvier à août 2012. Donc à une période où TOUTES les caméras du mondes étaient braquées sur lui !!! Pour faire court: après l’affaire Piroskja Nagi , après l’épisode riche en images du Sofitel (garde à vue, libération sous caution colossale accordée in extremis), après sa longue assignation à résidence, après l’affaire prescrite de Tristane Banon, et en pleine affaire du Carlton !

en pleine affaire du Sofitel, du Carlton, de Tristane Banon, de Piroska Nagi, DSK continuait de batifoler avec Marcela Iacub. Quel homme!Le moins que l’on puisse dire est que notre vieux Lucky Luck n’en a pas perdu ses moyens ! Dire que certains sont décontenancés par un sommier qui grince, ou parce que le chien les regarde, force est de constater que notre ancien président du FMI a démontré qu’il avait, à la manière d’un marathonien portant la flamme olympique, qui trébuche, mais se relève à chaque fois, un vrai mental d’acier. Et si l’on avait abordé la situation sous cet angle, on aurait peut-être saisi à quel point ce Monsieur est un GRAND MALADE et qu’il est absolument essentiel que tous les pervers, les menteurs, les tricheurs, les voleurs et les amnésiques ayant joui de trop de pouvoir pendant trop longtemps soient démasqués, mitraillés par les flashes, décortiqués et dépossédés sans que cela ne nous agace et que l’on crie Stop. Car la pêche aux gros s’avère bien prometteuse pour les mois à venir. Alors même si vous trouvez bien monotone de manger la même chose tous les jours, dîtes-vous bien que c’est ainsi que l’on rétablira la chaine alimentaire. On demandera juste aux journaux de varier l’asaisonnement. Merci.

Moralité

Lorsqu’un scandale anti-populaire éclatait il y a à peine deux siècles, la tête sanguinolente de son auteur se retrouvait en haut d’un piquet, et les passants lui crachaient dessus lorsqu’ils passaient devant. Il est donc inconcevable de parler d’Acharnement lorsque des élites censées représenter l’idéal de ce que nous sommes sont indignes de leurs titres et cristallisent des monstruosités.

Et si l’on cessait de plaindre nos ravisseurs hein?Image de prévisualisation YouTube

Estelle Bee.

Au royaume des toutous les monstres sont rois

stephanehessel jeuneCette semaine J’avais prévu initialement de vous parler de ce grand chef d’oeuvre télévisuel qu’est Camping Paradis, téléfilm d’une rare finesse qui fait sa part d’audience sur Tf1. Mais il y a quelques jours, Monsieur Stéphane Hessel a quitté ce monde d’exilés mentaux pour aller voir ce qu’il se passe de l’autre côté en terme de justice et de démocratie. L’auteur du manifeste Indignez-vous a fait de sa vie un exemple d’espoir, de combativité et de sagesse et avait trouvé également dans la poésie un exutoire et un outil pour faire passer des messages universels. La rubrique Indignons-nous de ce blog est à ce propos le fruit de mon admiration pour ce grand Monsieur. L’idée première de ce blog, de la vengeance de l’abeille  -le peuple- a émergé de cette notion de colère saine. C’est donc en guise de modeste hommage que je vous ferai partager cette semaine une fable satirique que j’ai écrite après avoir lu ledit manifeste, il y a de cela 9 mois. Il était temps que je mette bas… Le camping, lui, pourra attendre…!

Donc Par ce temps glacial je vous propose aujourd’hui de raviver la magie de Noël par ce petit conte qui, je l’espère, vous ravira de joie:

Au royaume chien chinoisIl était une fois, dans notre bon vieux continent, un royaume peuplé de millions de chiens. Des canidés de toutes races, ainsi que ceux qui en étaient dénués s’essayaient à la cohabitation. Car en effet ils avaient besoin les uns des autres pour que leur société soit pérenne. Ainsi, les simples bâtards, occupants de la niche du bas, déterraient les os à moelle, lesquels, après avoir transité par la race moyenne qui assurait leur répartition –et autres services annexes – allaient nourrir la niche du haut. Les débris d’os qui volaient en éclat depuis la niche du haut faisaient office de récompense et de festin à la niche du bas, qui s’en accommodait parfaitement, n’allant jamais envier le contenu de la gamelle des chiens de race, puisque les seuls débris leur donnaient la force nécessaire pour creuser 5 jours par semaine.

Mais une ère nouvelle arriva…

 

royaume chineOn aurait pu penser que si la chaine venait à se briser, elle devrait sa cassure au désœuvrement de la niche du bas. Question de logique. En fait, c’est l’inverse qui se produisit. Un jour, un Chihuahua décida que donner des débris d’os en guise de salaire représentait un gâchis terrible… pour lui. Ce n’est pas que son ventre en réclamait davantage, il était déjà bien assez plein. Mais il se dit qu’après tout, pourquoi concéder des débris aux bâtards de son propre royaume, alors qu’au Royaume des Fourmis la seule poudre d’os était la monnaie de rigueur. Et cela ne choqua apparemment personne, ni le Roi des Toutous, ni ses apôtres. La race du bas se trouva fort dépourvue quand la bise fut venue, d’autant que ce ne fut pas qu’une simple bise mais plutôt une grosse claque. Et elle tendit l’autre joue.

Elle alla déterrer d’autres os pour d’autres niches du haut. Mais le Chihuahua avait ouvert une brèche. Le Dalmatien suivit. Puis ce fut le Bull Terrier, puis le Bichon Maltais. A la fin presque tous allèrent confier leurs tâches aux fourmis ouvrières, et la pérennité vola en éclats.

Et ce ne fut pas tout…

 

mittal 2Les races aisées trouvaient encore après cela que le système du Royaume ne leur était pas pleinement favorable. En effet les très nombreux os à moelle non consommés étaient enterrés au coin de leur niche. Mais ces chers canidés du haut devaient contribuer au fonctionnement du Royaume des Toutous en en cédant une partie, plus ou moins importante. Et même s’ils avaient déjà mangé, plus que de raison, investi dans d’autres niches qu’ils louaient pour quelques juteuses baballes, et comblé tous leurs désirs de promenades et ceux de leurs chiots, cet impôt leur apparut comme une injustice. Pourquoi donner alors qu’ils pourraient juste… ne pas le faire ??! Ils décidèrent alors d’aller enterrer leurs os, carcasses et croquettes ailleurs. Non pas au Royaume des Fourmis, non non, pourquoi renvoyer l’ascenseur à ceux qui nous font prospérer ?!! Mais au Royaume des Dauphins. Et le Roi des Chiens laissa faire.

Pendant ce temps, le Royaume du Bas n’ayant plus rien à déterrer pour personne commença à crier famine. Leurs cris ne trouvèrent pas d’écho à la tête du Royaume. Ou presque pas. On leur accordait par exemple 2 ou 3 croquettes de plus pour envoyer leur chiots à l’Agility, et cela suffisait à faire stopper leurs aboiements, comme un collier électrique. Ils étaient si fatigués à lutter pour leur survie que l’idée de la juste révolte ne leur effleurait même pas l’esprit. Il faut dire que le prix des niches, même celles infestées de puces, les dépouillait de tous leurs débris d’os. Alors qu’au Royaume des Dauphins, les énormes carcasses ne profitaient à personne.

mittal manifRendons toutefois à César ce qui lui appartient. Les rois successifs tendaient la patte à la niche du bas, après leur accès au pouvoir, pour tenir la promesse qui leur avait été faite juste avant. Disons-le, pour leur faire fermer la gueule. On leur avait accordé des débris minimum mensuels qui augmentaient donc tous les 7 ou 5 ans. Ainsi, les races moyennes, que nous appellerons les caniches, se confondaient de plus en plus avec les meutes du bas. Leurs difficultés devinrent quasiment similaires. Toutefois ils ne s’unirent pas pour autant… Car en effet, les rois canins et leurs apôtres malinois veillaient en permanence à leur faire croire tour à tour que les uns chassaient sur le territoire des autres, et que les autres creusaient sur des terres bien plus pourvues.

Chienchien à sa mémère

 

La chasse aux privilèges commença à alimenter les gazettes. Ainsi, sur toutes les roues des voitures, à chaque coin de rue, au pied de chaque pylône, sur chaque touffe d’herbe anarchiquement surgie des pavés, et partout où chaque chien pouvait lire et laisser des informations lors de sa promenade matinale, on pouvait découvrir combien le bâtard était roublard, et à quel point le caniche était fainéant. Pourtant tous avaient ce point commun : on coupait les débris en quatre et l’on réfléchissait à deux fois avant de consulter le vétérinaire… Mais où diable étaient donc passés tous les os à moelle du Royaume ???

au royaume bahamasPendant ce temps, au Royaume des Dauphins, de nouveaux reliefs modifiaient la géographie locale sans qu’aucune plaque tectonique n’ait eu besoin de chevaucher l’autre. Les amas osseux agglomérés formaient de véritables massifs, pareils à de colossales tours d’ivoire. Tours qui au demeurant restaient vides. Logique, puisque les races du haut vivaient toujours paisiblement au Royaume des Toutous dont ils profitaient à l’envi. Ils en avaient les avantages sans les inconvénients. Normal, puisqu’on les avait laissé faire… Dire que le Basset, Roi des Clebs cinq années durant, avait pointé du museau les bâtards en leur rappelant qu’ils n’avaient pas que des droits mais aussi des devoirs. Force est de se demander pourquoi cette règle du renvoi de baballe n’avait pas été rappelée d’abord aux détenteurs de toutes les croquettes du Royaume. Surtout en période de disette !

Moralité

 

Qui sont donc les vrais voyous qui gangrènent le système ?

Les dealers qui te font « psssst !!! » au détour d’une rue ?

Cette femme qui vole une boîte de raviolis dégueulasses chez Carrouf pour nourrir ses 4 enfants ?

Ces jeunes capuchonnés qui n’ont plus d’espoir de gravir les échelons et préfèrent donc creuser de plus en plus profond ?

Ce fonctionnaire qui se fait défoncer la tête à la CAF ?

Cette prof qui fait une dépression ou qui se fait poignarder ?

Le travelo du bois d’en face qui fait honte à la société ?

Le flic que l’on oblige à faire son quota de PV mensuel ?

au royaume monstreLes nouveaux voyous qui nous ont dépouillés, divisés, méprisés et rendus méprisables ne font pas leurs commissions chez Intermarché, mais chez Fauchon, Bulgari, Cartier, Vuitton, Chanel et portent des Rolex, des vraies. Leur frigo est toujours vide, contrairement à vous, parce qu’ils ne mangent jamais chez eux. Et surtout, surtout, ils ne savent pas qu’ils sont des voyous. Ils ignorent que, pareils à Dieu qui a créé l’homme à son image, ils ont enfanté de la misère, la haine, la promiscuité, l’improbable devenir, l’impossible révolte. Ils sont tous ces gens à la fois :

ils sont ce jeune noir à capuche qui caillasse,

ils sont cette mère qui vole pour manger mais continue de faire des gosses,

ils sont cette prostituée vulgairement fardée,

ils sont ce flic qui se pend pour en finir avec toute cette cour des miracles,

ils sont ce journaleux qui fouille dans des poubelles pleines de rats pour faire un scoop qui brisera des vies de famille.

Et si l’on s’indignait pour de bon ?La jeunesse aussi s'indignera

Estelle Bee.