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Football et Prime d’Éthique: merci mon chien!

Football et prime d'éthique, merci mon chien

C’est une vraie ré-vo-lu-tion dans le monde du travail ! Et, une fois n’est pas coutume, c’est l’entreprise du football professionnel qui montre l’exemple à tout le patronat (Pierre Gattaz, prend des notes stp) en valorisant ses honnêtes travailleurs de la manière la plus juste qui soit par la création d’une Prime d’Éthique mensuelle visant à récompenser la citoyenneté de ses poulains.

 

Prime d’Ethique, Késako ?

L’affaire est ressortie récemment dans les médias alors que le délicieux Serge Aurier, joueur ivoirien et accessoirement arrière droit au PSG, donnait libre cours à sa liberté d’expression homophobe, en traitant de fiotte Laurent Blanc, son entraîneur, pendant un tchat vidéo dans la nuit de samedi à dimanche. Depuis, ses patrons se demandent si oui ou non, ce petit glissement mérite que celui qui se surnomme lui-même « l’ambiançeur » se voie retirer sur le champ –pelouse- sa prime d’éthique, c’est à dire de bonne conduite basique, qui s’élève à 20 000 euros mensuels. Car c’est un fait, depuis l’arrivée des Qataris, tout joueur qui se comporte comme un être humain et non comme un animal, en s’abstenant d’insulter, molester, gifler, violer, ou cracher au visage de son prochain est dignement récompensé d’une prime allant de 20 000 à 40 000 euros mensuels.

 

Par cet incroyable exemple, le Monde du Football fait sans le savoir une vraie proposition à nos politiques pour lutter contre l’insécurité et en même temps, injecter une bonne dose de Viagra dans la courbe de croissance de notre pays ! Ainsi, cette prime pourrait être étendue à tous les salariés qui feraient preuve d’une citoyenneté de base dans leur entreprise. Mais voyez plutôt par l’exemple :

 

 

La prime d’éthique ? Pour qui?

Donc, toi, l’infirmière qui es à un doigt et demi de dire à cette rombière qui te sonne pour la quatorzième fois d’appeler SOS Détresse Amitié et de te lâcher la grappe (bordel),

 

Toi le cuistot Sodexo payé au lance-pierre qui recraches tes glaires dans le hachis Parmentier quand tu as les boules contre ta direction,

 

Toi qui ne parviens plus à rester professionnel,

 

Toi qui bâcles ton boulot vu que plus personne ne t’augmente depuis dix ans,

 

Toi qui te retiens très fort de coller un coup de tête à ton harceleur de chef plus jeune que toi,

 

Toi qui peux à peine te retenir de donner des surnoms humiliants à tes employés,

 

Et même toi, la mère de famille qui as besoin d’une vraie bonne raison pour ne pas claquer tes enfants en pleine allée centrale de Carrouf à la moindre bouffée de stress,

 

Et aussi toi, le mari à la sauce talibane qui ne comprends pas en quoi coller un arbre à cinq branches à ton Ispicedicounasse est répréhensible,

 

Oui, toi ! Quel serait le prix de ta citoyenneté ?

 

Et toi, c’est combien ta prime d’éthique? 

Prime variable en fonction du degré de civilisation (ou d'animalité) du salarié, selon l'image

Prime variable en fonction du degré de civilisation (ou d’animalité) du salarié, selon l’image

D’après mes calculs, la prime d’éthique s’élève en moyenne à 1/16ème du salaire mensuel du travailleur. Évidemment, le footballeur professionnel, du fait de son métier ingrat, touche en un an ce que quiconque ne touchera qu’en 40 années de bons et loyaux services à l’usine. Mais ce barème peut toutefois nous éclairer sur ce qu’il en sera de notre prime à nous, lorsque le gouvernement appliquera la prime d’éthique à tous les salariés.

Ainsi, toute caissière qui s’empêcherait de rétorquer « Tu l’as vu, çui-là ?! », majeur tendu vers le ciel, à un client qui lui demanderait de bien vouloir le faire passer alors qu’elle est sur le point de fermer sa caisse, toucherait environ 80 euros de prime mensuelle.

 

Tout enseignant se verrait verser 115 euros en évitant de gifler façon Bayrou un chérubin de quatorze ans qui prétend que les journalistes de Charlie, à la chair béante des massacres de la veille, ont bien largement mérité leur sort au nom de la vengeance d’un prophète. Et une prime supplémentaire de 20 euros afin de ne pas envoyer des parents se faire empapaouter sur une île grecque lorsqu’ils s’inquiètent de savoir pourquoi toi, le larbin, tu t’acharnes avec malveillance sur leur innocente progéniture en n’attribuant que des notes pourries sur ses copies quasi-blanches (quadrillées, en fait…) alors qu’il est « surdoué ».

 

Une esthéticienne pourrait se voir attribuer une prime d’éthique de 75 euros si elle daigne nettoyer ses gros doigts gourds et brosser ses ongles sales avant de poser ses mains sur l’innocent visage à traiter. Il lui sera demandé, pour un léger supplément de 20 euros mensuels, d’éviter de se curer le fond des narines pendant les soins.

 

Le montant de la prime sera le même pour un coiffeur si, en général, il se retient de menacer un jeune client trop remuant de lui planter sa paire de ciseaux entre les deux yeux s’il continue de gigoter ainsi. Et peut-être aussi pour lui donner la force d’écouter les détails navrants de la vie des clientes qui le prennent pour Macha Béranger sans leur éructer un Putain, tu m’a saoulé, la vieille ! Maintenant, tu veux pas la boucler, juste pour voir ? 

 

 

Un médecin urgentiste, quant à lui, toucherait 160 euros mensuels pour trouver le courage de réceptionner des clodos bourrés et pestilentiels qui lui crachent des insultes au visage, sans pour autant leur coller violemment une seringue de Propofol en travers du dos, façon péridurale (Mickael, si tu me lis…)

 

Et je ne parle même pas du montant de la prime à laquelle pourraient prétendre les politicards s’ils avaient la courtoisie de ne pas tremper dans la première affaire de détournement qui leur fait de l’œil…

 

Pourtant, en plein fantasme de ce Monde Meilleur, quelque chose vient me gâcher le paysage. C’est juste l’image furtive d’une cour d’école, mais elle me glace soudain l’échine:

Car je me demande juste si nos enfants continueront de nous respecter s’ils ne sont pas rémunérés en conséquence,

Je me demande juste si nos élèves s’abstiendront de traiter leurs enseignant(e)s de connards, de pédés, de sales juifs ou de grosses putes si nous ne les payons pas pour cela,

Je me demande si ces enfants daigneront même apprendre à lire et à écrire si, en retour, ils ne reçoivent pas des cartes d’abonnement pour assister à des matches de foot…

Car la vérité dans toute cette affaire, c’est que la recherche d’éthique ne peut se faire que sur des chiens…

L'Éthique du PSG au microscope

L’Éthique du football français au microscope

Par le choix de nos programmes, indignons-nous!

 

Mieux en rire qu’en mourir…

 

Estelle Bee.

Lettre de la banque UBS aux joueurs de l’équipe de France

En tant que citoyens suisses mais aussi en tant que vos banquiers, c’est avec une joie sans pareille que nous avions accueilli l’idée de jouer contre votre grande nation lors de ce match de Coupe du Monde. Nous savions compter sur votre bonne intelligence pour rendre à notre patrie la bienveillance que vous savez glorifier dans l’intimité de nos bureaux, ou lors d’un déjeuner étoilé face à l’un de nos discrets démarcheurs.

M. Sergio Ermotti

Direction UBS

Quai du Général-Guisan 

1204 Genève

SUISSE

M. Didier DESCHAMPS

Hotel Ribeirao Preto

                                                                                                                                                                                            Ribeirão Preto, 14055-098

                                                                                                             BRÉSIL

 

Genève, le samedi 21 juin 2014,

 

Objet : Clôture immédiate et définitive de 11 comptes bancaires UBS,

 

 

Monsieur Deschamps,

 

 

Nous vous serions grés, en tant que responsable des joueurs de l’équipe de France, de faire passer aux 11 futur-ex clients anonymes de notre banque le courrier suivant :

 

« Chers Messieurs,

 

En tant que citoyens suisses mais aussi en tant que vos banquiers, c’est avec une joie sans pareille que nous avions accueillie l’idée de jouer contre votre grande nation lors de ce match de Coupe du Monde. Nous savions compter sur votre bonne intelligence pour rendre à notre patrie la bienveillance que vous savez glorifier dans l’intimité de nos bureaux, ou lors d’un déjeuner étoilé face à l’un de nos discrets démarcheurs.

 

Quelle ne fut donc pas notre surprise lorsque nous constatâmes, au cours du match de vendredi soir, que M. Karim Benzema avait refilé le microbe de  l’ingratitude à tous ses collègues, qui de fait, se sont évertués à nous fesser allègrement et sans ménagement devant le Monde entier, jusqu’à ce que la peau nous pèle façon Carpaccio. Après TOUT ce que nous avons fait pour eux… !

 

POURQUOI DONC UN TEL ACHARNEMENT ? ÉLAN PATRIOTE INATTENDU ?

Si nous avions su, chers futur ex clients, que vous nourrissiez un tel Amour pour la France, nous n’aurions pas tenté de rendre hésitante votre orientation fiscale en moins de deux arguments, comme ce fut le cas avec la majorité d’entre vous, et je ne parle pas que des non-lecteurs qui constituent votre équipe.

De la même manière, votre entrée ce soir-là dans le stade nous avait amenés sur une fausse piste, lorsque, têtes renfrognées, vous aviez refusé d’aller signer quelques autographes à tous ces péquenauds alcoolos qui s’endettent chez Cetelem pour vous coller au train où que vous alliez, fidèles comme un chien derrière son maître. Ces mêmes franchouillards qui épongent, en plus de la vinasse, la dette que vous laissez à l’administration fiscale lorsque vous vous laissez séduire par nos agents qui savent habiller de grande classe la cupidité la plus putassière, et que nous savons rétribuer en conséquence. Et en ultime recours, c’est avec habileté et persuasion que nous savons salir la réputation des rares traitres qui souhaiteraient vous confondre en diffusant quelque listing clientèle comportant votre illustre nom. Ce n’est pas le repenti Hervé Falciani qui me contredira 😉 Ainsi, vous avez toujours pu compter sur notre loyauté.

 

Vous ne pouvez ignorer, Messieurs, que la Suisse, pays de la neutralité, n’avait pas du tout l’ambition de prétendre à un score qu’elle n’aurait pas mérité, mais se serait aisément contentée, comme à son habitude, d’un bon vieux match nul.

 

Mais un parfum de félonie a commencé à fleurer dès le début de ce match, auquel j’ai eu l’horreur d’assister depuis ma tribune présidentielle, tentant désespérément de faire coucou à mes 11 clients qui ne daignaient même pas m’esquisser un sourire, à moi le géant Sergio Ermotti, PDG d’UBS. Seul le lilliputien de l’équipe, Mathieu Valbuena, est à excuser. A cause de sa petite taille, il n’était absolument pas en mesure de m’apercevoir de si bas. Mais j’accuse tous les autres de la déloyauté la plus basse envers la générosité de notre pays.

 

Compte tenu de tous ces éléments, et en conséquence, nous nous permettons de vous rendre la monnaie de votre pièce en chocolat et vous invitons à transférer, pourquoi pas,  vos comptes au Pays de Jeff de Bruges dans les plus brefs délais. Car étant données vos récentes performances, nous ne voudrions surtout pas que l’anonymat dont vous jouissez chez nous vous coupe du monde, puisque c’est bien à cela que vous aspirez.

 

Veuillez agréer,  Messieurs les Bleus, l’expression de notre profonde gratitude. »

 

 

Sergio Ermotti

PDG UBS.

 

Pour l’exemplarité, contre les abus décomplexés, et par le choix de nos programmes, INDIGNONS-NOUS!

Quelle ne fut donc pas notre surprise lorsque nous constatâmes, au cours du match de vendredi soir, que M. Karim Benzema avait refilé le microbe de  l’ingratitude à tous ses collègues, qui de fait, se sont évertués à nous fesser allègrement et sans ménagement devant le Monde entier, jusqu’à ce que la peau nous pèle façon Carpaccio. Après TOUT ce que nous avons fait pour eux… !

Attention, cette lettre est malheureusement un Fake…

 

Ce bref Instant où j’ai aimé le foot

Ce moment si fragile, si éphémère, où le sportif, le guerrier extenué oublie, pendant cinq petites minutes qu’il va toucher le Jack Pot.Pareille à une geisha qui se prépare à l’amour, méticuleusement, je vérifie mes placards en vue de la soirée tant attendue : Chips à l’ancienne ok, tarama ok, toasts ok, mini saucisses ok, olives ok, pop corn ok, soda ok. Je suis donc PRÊTE, tout mon être se languit, et tous mes sens se bousculent dans une incroyable fission atomique, j’en salive d’avance. Car ce soir c’est LE Grand Soir, le soir où le voyeur sadique devant 11 chaises électriques assiste enfin à l’exécution en règle des kékés de l’Equipe de France et de tous les grands pontes, sponsors et hauts administrés qui leur ont donné ce sentiment d’impunité 4 années durant. Et là, devant le gibet, je prendrai mon pied en me disant : « Et dire qu’ils comptaient faire grève ces cons!!!! »

 

Ce soir, c’est le soir où la Nature reprend ses droits, où le Sport démontre qu’il est plus fort que l’Argent à millions, ce fric outrancier aussi efficace que Léon le Nettoyeur, qui permet de passer au détergeant ou à l’acide les bavures morales et les dégueulis verbaux les plus résistants. Ce fric à lui seul soigne les maladies les plus graves comme le syndrome de la Tourette qui frappa naguère les délicieux Anelka, Ribéry et Nasri entre autres victimes sans défense.

 

20h52 : le plan général du cameraman sur le stade de France m’abasourdit littéralement. Car l’IMMENSE FERVEUR des supporters m’amène à penser qu’ils n’ont pas du voir le match aller… Et surtout qu’ils n’ont pas eu vent des comportements détestables des joueurs depuis quatre années. Qu’ils ne savent rien des incivilités, de l’irrespect – d’autant moins pardonnable qu’il frappa les supporters-, des rixes indignes de ce qu’ils représentent, de leurs « grèves » outrageantes et inacceptables, de leur exil fiscal systématique…

Mais voilà ce que je vois : du bleu, blanc, rouge absolument partout, répartis selon de scrupuleux axes de symétrie, des chants puissants étrangement justes et à l’unisson. Et surtout une Energie Supérieure qui traverse l’écran. Je reçois ces vibrations d’espoir en plein poitrail, et l’énergie de tous ces gens qui y croient encore, dans la débâcle et la laideur du système, me fait le même effet, je vous jure, que celle qui me transperça la première fois que je visitai Notre Dame de Paris, lieu quand même foutrement chargé de siècles d’ardeurs et de fanatisme. A ce moment-là, je pense à Karl Marx, je me dis que le Foot est le nouvel Opium du peuple.

 

Car l’opium (et je le sais depuis que je me suis pété le coccyx l’an dernier 😉 ) est un puissant-antidouleur. Je me dis alors qu’il n’est pas impossible que les gens se ruent dans les stades pour, eux aussi, oublier un capitalisme sans élasthanne et bien trop tendu qui leur fait terriblement mal au cul crâne.

 

Et à cette idée, je retrouve tant bien que mal mon cynisme originel et je fais fi de l’émotion qui m’a traversée juste avant. La domination des bleus sur le terrain m’agace, et les deux premiers buts me donnent des acidités gastriques.

 

Pourtant, la deuxième mi-temps s’ouvre à nouveau sur un plan panoramique du stade plein à craquer. Et à nouveau, je ressens l’Espoir incommensurable de toutes ces personnes, qui pour la plupart, se sont littéralement saignées aux quatre veines pour venir assister à ce match. J’imagine la galère du covoiturage, de la nuit entière serrés comme des sardines dans un car aux accoudoirs défectueux, de la promiscuité dans l’Etap Hotel, du RER B… Ce que je perçois dépasse même la simple espérance. Car depuis le but de Benzema (le 2ème donc), on a, si je puis dire,  dépassé un stade : les supporters n’ESPERENT plus le miracle, ILS S’Y ATTENDENT tout simplement,  et c’est ce qui fait toute la différence. Et à ce moment-là, personnellement, je m’y attends aussi, et avec un début de sourire.

les supporters n’espèrent plus le miracle, ils s’y attendent tout simplement. Et à ce moment-là, personnellement, je m’y attends aussi, et avec un début de sourire.

Vous connaissez bien évidemment la suite… ! Et pour ma part, le « Et un, et deux, et trois zéro !!! » qui résonne après le troisième but me renvoie avec exactitude à mes 20 piges, ce qui finit donc par me rendre totalement perméable à la liesse générale. Et au coup de sifflet final, je suis transportée par l’incroyable triomphe de la Ferveur sur la Morosité.

Je regarde même avec sympathie les joueurs, ivres de joie, qui se montent les uns sur les autres comme des lapinous. Je me surprends même à trouver Evra pas si moche, alors que depuis qu’il avait souhaité « retrouver la taupe » (qui avait déterré le magistral « sale fils de pute » d’Anelka à Domenech) au lieu de faire un mea culpa public, je lui avais souhaité bien souvent de périr salement étouffé dans son vomi.

 

Je réalise qu’à ce moment TRES précis, on est pile poil dans l’’INSTANT T. Ce moment si fragile, si éphémère, où le sportif, le guerrier extenué oublie, pendant cinq petites minutes qu’il va toucher le Jack Pot. Il oublie qu’il va tout rafler pour ne rien laisser ou presque à ses concurrents, qui pourtant n’ont pas démérité. Il oublie qu’il ne saura plus quoi faire de son argent par la suite tellement il sera pété de thunes, et qu’il sera du coup fortement sensible aux propositions de juteux placements que lui auront proposé quelques démarcheurs suisses très discrets. SIMPLEMENT IL VIT. Il vit juste sa victoire dans la plus grande Sincérité de son âme de sportif. Il vit ce moment orgasmique où le bonheur est si fort qu’il est presque douloureux. Il est son enfant intérieur, il est ce mec qui peut-être a cottoyé la misère, ou simplement la galère. Il est un homme qui a vaincu, il EST ce qu’il exprime, sans voile et sans filet. Il est BEAU dans sa victoire, même Ribéry… Et je savoure ce moment comme on scrute une éclipse solaire.

 

Pourtant, je ne sais pas pourquoi, mais l’un de ces joueurs restera plus longtemps que les autres dans un état second, puisque l’on entendra Ribéry en personne -qui rappelons-le n’est pas forcément le mieux câblé de tous- répondre aux journalistes que l’équipe de France devait « sa victoire aux supporters » (ce qui ma rappelé qu’il fallait toujours profiter de l’orgasme de son partenaire pour lui demander s’il nous aime).

Francky a vu très juste à ce moment-là, parce que tous ceux qui ont daigné voir ce match pourront affirmer que les Bleus ont été littéralement portés par des supporters à l’ardeur colossale.

J’espèrent que ces petits mecs toniques en bleu, qui ont hier soir touché du doigt le ciel de Rio et son Christ Corcovado, se rappelleront, au moment de transférer la majorité de leurs capitaux sur quelques îles paradisiaques ou au pays de Ricola, que cet argent, ils l’arrachent aussi à ceux qui leur ont permis d’être là où ils sont. Que cet argent, il doit circuler là où il a été rendu palpable. Que cet argent, il servira aussi à la collectivité, une notion qu’ils connaissent bien sur le terrain, mais qu’ils oublient dans la vraie vie. Que cet argent, ils le dérobent à ceux qui toutes les semaines s’accroupissent chez Carrouf pour choisir leurs boîtes de conserves, mais les suivent dans les stades comme un chien derrière son maître, avec l’Amour de ce sport en bandoulière, et par extension, l’Amour de ses protagonistes. Oui j’espère qu’ils n’oublieront pas cela, et que cette idée viendra les percuter à d ‘autres moments qu’à l’Instant T.

J’ESPERE tout ça bien sûr, même si au lieu d’espérer, je préfèrerais M’Y ATTENDRE.

 

Ouvrons l’oeil…J’espèrent que ces petits mecs toniques en bleu, qui ont hier soir touché du doigt le ciel de Rio et son Christ Corcovado, se rappelleront, au moment de transférer la majorité de leurs capitaux sur quelques îles paradisiaques ou au pays de Ricola, que cet argent, ils l’arrachent aussi à ceux qui leur ont permis d’être là où ils sont.

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Estelle Bee.