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Miss France 2016, la preuve qu’on peut encore trouver du travail dans le Nord-Pas de Calais.

Miss France 2016 est ch'ti. Comme quoi, on peut encore trouver du travail dans le Nord-Pas de Calais.

Jean-Pierre Foucault nous avait pourtant prévenus lorsqu’il lança la cérémonie en annonçant que rêve et réalité alterneraient toute la soirée… Il ne pensait pas si bien dire, car lorsque Sylvie Tellier déboula sur la musique du film Ghost, nous ne savions déjà plus trop si c’était bien la mère maquerelle qui s’avançait vers le public, ou bien David Bowie vêtu d’une robe de soirée, et affublé de faux nichons. Effrayant. Même le bon vieux Jean-Pierre en fut surpris, il me semble, puisque sa langue fourcha d’emblée lorsque Ghost arriva à sa hauteur et qu’il lui dit: « C’est oun énormé plézilll de vous recevoir, ma chère ». Mais peut-être revenait-il d’une longue villégiature à Lisbonne (ou d’une escapade au Bois de Boulogne), qui sait…

Toutefois, il était fort notable cette année que le Comité Miss France avait tiré quelques précieuses leçons  des erreurs passées. À commencer par le choix du Président du Jury. Sans doute las de devoir soudoyer des avocats pour que les demoiselles retirent leur plainte pour attouchements sexuels à l’époque de Delon le Tripoteur, et peut-être agacés par les pantalons de cuir moule-pruneaux de Patrick Bruel, le choix du président s’était porté cette année sur l’inoffensif Jean-Paul Gauthier. Et le plus étonnant, surtout, est que le monsieur ait accepté le job!

Une autre correction avait été également apportée cette année: tenter de gommer le côté mièvre des donzelles, et apporter du piquant à leur vidéo de présentation. Mais le dosage du piment fut à peu près le même que quiconque mangeant créole pour la première fois de sa vie: un peu trop… disons… ambitieux… Et beaucoup de téléspectateurs à l’esprit bien moins tordu que le mien ont dû tout de même tiquer un peu devant des tableaux ou mises en scène dignes d’un bien mauvais Jacquie et Michel.

 

Faire l’amour à la nature, Tome I

Miss France 2016 est ch'ti. Comme quoi, on peut encore trouver du travail dans le Nord-Pas de Calais.

Le dénominateur commun de toutes les vidéos de présentation cette année fut que les demoiselles avaient la lourde tâche d’évoquer avec sérieux leurs ambitions humanitaires dans des postures à faire rougir les putains de la rade (oui, j’adore citer des chanteurs de droite décomplexée). Autant dire que l’importance du son a du s’avérer plutôt relative chez la plupart des téléspectateurs.

Ce fut donc notre jeune ch’ti qui ouvrit le bal des C.V en traversant lascivement une forêt, perchée sur des talons de 12 centimètres, sourire chevalin impeccable – en même temps, elle souhaite devenir chirurgien dentiste- et qui nous parla ainsi de la mission dont elle se sentait investie, en maillot deux pièces triangle rouge avec contre-plongée sur les cuissots mouillés par le jet d’une cascade.

Miss Limousin, la coquine, sûrement interrompue en pleine cueillette de cèpes, dut chevaucher un tronc d’arbre moussu dans un sous-bois en tout petit maillot de bain. Bon nombre de spectateurs a du se demander à quel moment le chasseur bourru allait faire son entrée dans le bois afin d’enseigner à la jeune prude les rudiments de la vie sauvage… Une classe folle.

2016 Miss

De la même manière, Miss Saint-Pierre et Miquelon caressera le rêve de « faire parler de son archipel » avec travelling avant sur ses seins moulés. Miss Guyane évoquera « la pluralité de la France », compressée dans un corsage à lacets de cuir. Miss Bourgogne, traversant un vignoble en Stiletto de 14 centimètres, comme d’habitude, souhaitera « ouvrir des portes sur des cultures méconnues » en effleurant des grappes de raisin et en faisant blobloter ses gros doudous dans une démarche un peu trop énergique. Miss Réunion évoquera vaguement « des valeurs à défendre », en pose de Jane alanguie dans une forêt dense sous la moiteur de Juillet. Miss Provence, 18 ans à peine, sera elle aussi propulsée dans ce cadre bucolique et classieux sans aucun préliminaire. Et Miss Roussillon nous apprendra, foutrement cambrée en bikini contre l’écorce rugueuse d’un chêne, qu’elle souhaiterait devenir prof de langue.

Heureusement, cette année encore, l’effroyable accent aux senteurs de cassoulet de Miss Languedoc nous ramena illico sur notre canapé Ikéa. Oui, on est bien sur Tf1. Devant la cérémonie de Miss France. Un samedi soir. Ouf! (ou pas…)

 

Faire l’amour au public

JPF l’avait annoncé en ces mots avant les vingt premières minutes de pub: après la pause, nos Miss vous feront vivre des rêves enchantés, avant d’aller sauver le Monde en maillot de bain. Véridique.  Et c’est d’ailleurs ce qui nous avait permis de tenir jusque là.  

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Le premier défilé s’ouvrit sur la B.O de Pirate des Caraïbes. Miss Ch’ti s’avança la première en Sexy Jack Sparrow venant apparemment de se faire trousser, puisque son pantalon avait tout bonnement disparu, et laissé place à son calbut rayé. Puis vint le défilé Pompom girls en talons de 12, chaussettes de rugbymen, et épaulettes du futur, accompagnées par – Ô comble d’originalité- de la B.O de Eye of the tiger, et, enfin, le tant attendu Wonderwoman  On assista également à un tableau SPA avec des chiens en laisse, dont un caniche royal -peut-être plus tout jeune- qui expira manifestement un peu fort dans le visage d’une demoiselle accroupie qui grimaça aussitôt. Je passe sur le moment où  les donzelles se retrouvèrent toutes à agiter mollement leurs longs bras pour imiter l’envol d’un oiseau (ou une nage indienne?), (à moins que ce soit le mouvement d’une pagaie sur le lac Titicaca), pile poil sur le contre ut de All by myself: « Anymoooooooreeeeeee!!! »

Le tableau en costumes traditionnels, mon préféré à l’accoutumée, avait été excessivement amélioré cette année, puisque des créateurs régionaux avaient clairement dépoussiéré les vieilleries vestimentaires. Mais voilà, toutes les régions n’étant pas équitablement pourvues en créateurs, toutes les Miss ne furent pas mises en valeur de façon égale. Si l’Outre-Mer tire toujours son épingle du jeu, en paréo et couronne de fleurs, ce sera encore une coiffe Bretzel pour l’Alsace, une bigoudène de malheur pour la Bretagne, une énorme croix  sur le derrière du Roussillon, une robe têtes de vaches rousses, blanches et noires pour Dame Normandie, une tenue rouages d’horlogerie pour Miss Franche-Comté. et une tonne de fausse glace sur la tête de Miss Auvergne (mais quand on connait les températures d’Aurillac, on comprend aisément pourquoi). Miss Ile de France, la pauvre, a fortement pâti des attentats de Paris, puisqu’on lui a collé cette année une coiffe de statue de la liberté dorée horrible qui lui donnait de faux airs de Télétubbie.

Mais le moment star de la soirée fut évidemment le tableau Mère Noël, élégant costume que des personnalités haut de gamme comme Miley Cirus ou Mariah Carey avaient déjà expérimenté par le passé. 

MARIAH CAREY

En voyant ces images d’un raffinement rarissime, le comité Miss France a du se dire Banco. Ainsi, 12 Mère Noël vêtues de maillots de bain rouges, boules bringuebalantes d’un porte-jarretelles en fourrure blanche, et chaussées de pantoufles à talons de prostituées en fourrure, s’avancèrent vers un public médusé, bouche gourmande, l’air de dire: « Hé mon gros lapin, j’ai un petit cadeau pour toi dans ma hotte », en pointant les caméras de leur index vernis sur « All I want for Christmas is IOUUUUUUUU!!!!! » Miss Aquitaine, LA blonde à forte poitrine des 12, petit regard I want your Sex, avait même carrément l’air d’une Hardeuse. Geneviève, reviens!!!

Malheureusement, les membres du jury ne purent profiter de ce moment de grâce, puisque toute la neige artificielle envoyée généreusement sur la scène atterrissait sur eux, par effet de courant d’air,   et qu’ils ne savaient plus comment se sortir de cet ensevelissement en règle. Kendji  avait une tonne de flocons dans les yeux et pleurait abondamment, Laetitia Millot arborait les melons givrés des 13 desserts et une perruque blanche de l’académie française. Tous les jurés, toussotant, finirent avec leur gros carnet de note sur la tête pour se protéger de l’avalanche, pendant que deux des Miss se retrouvèrent avec les pompons de travers, ce qui de dos leur faisait une adorable petite queue de lapinou à la fin du tableau (voir image tête de page). Et lorsque JPF interrogea Michalak sur ses impressions de la chorégraphie, ce dernier ne put répondre tout de suite vu que des flocons lui obstruaient encore les voies respiratoires, et que tout le jury était pété de rire.

 

Les phrases cultes

Miss Côte d’Azur, l’air franchement constipé, confirme notre première impression: J’ai appris à ne jamais rien lâcher. Heureusement, y’a Dulcolax…

Je ferai en sorte que la Picardie rayonne partout où j’irai. Bon courage 😉

Quand j’ai entendu mon nom, j’ai pensé: « Ah bon, c’est moi?« . Miss Midi Pyrénées.

Apprendre la danse tahitienne, c’est super, car ça change de ce qu’on fait en Bretagne. J’imagine…

Je pense avoir acquÉRI le mental nécessaire par le sport. Miss Martinique.

Ca y est. On a pris nos choix. Kendji Girac, qui ne sait toujours pas parler, le pauvre (ça viendra).

Oulala, je me régaleuh, j’ai pas envie que ce soit la fin!!! Laetitia Millot, actrice de Plus belle la vie, après 3h20 d’émission…

Mais la palme revient sans doute aucun à Jean-Paul Gauthier regardant affectueusement Kendji: je peux vous as-su-rer qu’il n’y a pas eu de forcing, tout s’est passé dans la douceur (à propos des délibérations)

J.P Foucault: Jean-Paul, je suis sûr que vous êtes gourmand…

J.P Gauthier: Oui, bien sûr, d’ailleurs, derrière vous, je vois deux énormes gâteaux qui s’avancent. Plan américain sur deux gros malabars hipster déposant le décor « friandises ».

 

Conclusion

Le dernier tableau qui se conclut sur la musique de TITANIC devant une standing ovation résuma plutôt bien la soirée: tu sais que le bateau va couler, mais tu t’accroches quand même, au cas où un miracle se produirait… Précisons que la cérémonie se déroulait dans le Nord-Pas de Calais, région de notre Miss France 2015, c’est pourquoi toutes les candidates ont eu la chance de passer, pendant deux semaines, un magnifique séjour à Lille. Ce sont les mots de J.P.F, pas les miens, hein ;). Et il ajouta même qu’elles avaient eu un planning hyper chargé: tour de Grande Roue, partie de football féminin, cours de bonne tenue, massages, dégustation de Maroilles… Non, il n’y a pas à dire, nos 31 candidates sont venues insuffler des valeurs de TRAVAIL dans une région d’indécrottables chômeurs prêts à faire péter leur facture de portable pour que l’une d’eux décroche un CDD de un an. La preuve, c’est bien Iris Mittenaere la ch’ti qui décrocha la couronne!

« Au nooooooord, c’était les coroooooons,Merci qui? Merci Sylvie!

La teeeeerre, c’était le charbooooon… »

 

Merci qui?

Merci Sylvie Bowie!

 

Parce qu’il vaut mieux en rire qu’en mourir,

 

Estelle Bee.

Miss France 2014: Foucault la Fripouille au Pays des Rêves

La plus grande surprise de la soirée fut pour moi l’attitude un poil familière de notre très politiquement correct Jean-Pierre Foucault, parfois même à la limite de la grivoiserie.Cette année encore j’ai salement sacrifié un samedi soir pour vous relater à ma façon les tribulations de Jean-Pierre Foucault, de Sylvie Tellier et des 33 brebis laquées Saint Algue lors de la « prestigieuse cérémonie » de l’élection de Miss France 2014. D’autant que cette année j’avais l’âme en peine du fait de la démission d’Alain le Tripoteur de la présidence du jury, surnom implicitement confirmé par l’anecdote de Marine Lorphelin qui nous confia lors d’un petit reportage, que Tonton Alain lui aurait susurré dans l’oreille, à la seconde-même de son sacre : « Ne pleure pas, t’es trop belle, tu mérites, ouuuiiii tu mérites… ». fin de citation. Mais voilà, comme vous le savez, la balance d’Alain finit par pencher extrêmement à droite, du côté de Marine la Blonde, laissant la Brune orpheline, et certainement un peu traumatisée.

Toutefois cette année, trois grands axes se dégageaient de cette soirée dont le thème était « la magie du conte de fée » Mais la magie retomba légèrement lorsque le rideau s’ouvrit, et que Jean-Pierre Foucault s’exclama :

« BOOON-SOOOOIR DIJOOOON !!!!!!! » Et pourtant j’adore la moutarde à l’ancienne.

 

1)   La sensualité

Cette année la pouliche de compétition semblait faire corps avec les éléments, comme pour remercier Dame Nature de sa générosité à son égard. En tout cas, c’est ce qui ressortit des portraits en image des candidates :

Miss Roussillon par exemple, qui déambulait dans des jardins en caressant les buissons et les fleurs, crut judicieux de confier à la caméra qu’elle était « pour ainsi dire, née à cheval », image effrayante qui du faire resserrer les jambes de bon nombre de femmes ayant connu une césarienne en urgence.

Miss Guyane, plus coquine, semblait préférer le contact rugueux de l’écorce des arbres qu’elle frôlait avec érotisme, tandis que Miss Tahiti reniflait avec un naturel sans pareille une fleur de Tiarée, à moitié allongée sur un cocotier penché.

Miss Midi Pyrénées, en mini robe rouge, fit monter la température d’un cran en frôlant avec sensualité des feuilles de vignes, tandis que Miss Provence, rude compétitrice, se mît carrément à tâter de sa blanche main de lourdes grappes bien mûres gorgées de soleil. Mention spéciale pour Miss Poitou-Charente, pas rancunière, louant le ciel de sa terre natale en se promenant sur une berge, une délicate ombrelle à la main, par un temps archi dégueulasse.

Même les prénoms des jeunes filles étaient en symbiose avec leurs éléments naturels comme c’était le cas pour Flora, ou Vanille alias Miss Guyane. Je supposai même un instant que Miss Rhône Alpes se prénommait Rosette et Miss Pas de Calais Maroilles.

 

2)   Le naturel

Pour parfaire ces tableaux, la production crut bon de rajouter quelques petites touches de naturel et de spontanéité, en réaction sans doute au fiasco des récitations mal apprises de l’an dernier. Et en terme d’image, on sentait clairement la volonté de montrer les jeunes filles naturellement belles et sans artifices, des nanas like us donc. Quelle française ne s’est donc pas reconnue en la personne de Miss Aquitaine déambulant, gracile, dans les caillasses perchée sur des talons aiguilles ? Quelle fille lambda ne s’est pas retrouvée, à l’instar de Miss Tahiti ou de Miss Corse, à s’enfoncer lamentablement dans le sable avec bonne humeur sur des plates-formes en osier de 14 centimètres, en parlant avec émerveillement de ses projets de vie ? Hein qui ? En tout cas pas moi. Et quelle virtuose n’a jamais joué de la clarinette au fin fond d’un bois en plein cœur du Limousin bordel???!

Quelle fille lambda ne s’est pas retrouvée, à l’instar de Miss Tahiti ou de Miss Corse, à s’enfoncer lamentablement dans le sable avec bonne humeur sur des plates-formes en osier de 14 centimètres, en parlant avec émerveillement de ses projets de vie ? Hein qui ?

D’ailleurs, cette année, la prod s’est donné pour mission de trouver une passion à chaque candidate, ce qui n’a pas du être de tout repos si l’on en croit les images d’une spontanéité inouïe. A commencer par une « fervente danseuse de salsa » qui semblait bien embêtée avec son corps, et qui maladroitement s’essayait à cette diablerie de musique -sûrement jamais entendue avant- avec la grâce d’un coton-tige. Idem pour la Zumba sur une autre pauvre victime. Egalement beaucoup de sportives cette année : une basketteuse toute voûtée, malhabile et mollassone, avec gros plan sur un panier réussi, mais curieusement la joueuse avait disparu du champ de la caméra, mince alors ! Idem pour une « joueuse de badminton » mal à l’aise qui regardait le volant avec l’air de se dire : « Mais elle est OÙ la balle ? », ou d’une nageuse confirmée dans le bassin d’une piscine municipale, bonnet de rigueur sur la tête mais Smocky Eye de soirée IM-PEC-CA-BLE s’il vous plait !

Concernant les esthètes, on découvrira une Miss Pays de Loire « passionnée de Déco » en train de caresser des nappes et dérouler des toiles cirées avec une concentration impressionnante. Mais ma préférée reste encore Miss Provence –la tâteuse de grappes- improvisée peintre, un art qui la « déstresse ». Un magnifique travelling sur elle, debout en mini jupe, bouche gourmande et talons compensés, devant un chevalet sur la place pavée d’un village provençal, et un pinceau à la main, nous en dira long sur le quotidien de cette jolie blonde. Mais le cameraman, apparemment tête en l’air, ne filmera que le dos du chevalet et RIEN de l’œuvre de notre Frida Kahlo en herbe, même pas une toile déjà achevée ne nous sera révélée, par pudeur peut-être…

 

3)   Les Private Jokes loupées de Jean-Pierre Foucault :

La plus grande surprise de la soirée fut pour moi l’attitude un poil familière de notre très politiquement correct Jean-Pierre Foucault, parfois même à la limite de la grivoiserie.

En témoigne le clin d’œil qu’il fit à « l’humoriste » Titoff, qui avait revêtu pour l’occasion l’impartialité et le sérieux d’un membre du jury et soulignait donc la poésie du tableau auquel il venait d’assister (les 1001 nuits) :

 

« Eh, z’êtes sûr qu’il y a que la poésie que vous regardiez hein???!!! », phrase à la fin de laquelle il ne manquait plus qu’un « Mon salaud » pour que la forme colle parfaitement avec le fond. Le pire dans l’histoire étant l’habile façon dont Titoff se tira de cette question piège en précisant qu’il « prenait son rôle très au sérieux », laissant ainsi le pauvre Foucault tout seul dans sa tentative de boutade complice, et finalement dans son caca.

 

Même tentative loupée de Private Joke avec d’autres membres du jury, Jean-Pierre Pernaud et son épouse Nathalie Marquay, qui fut d’ailleurs Miss France il y a 27 ans et c’est justement l’âge qu’on lui donne… 27 ans.

« Eh, chère Nathalie, c’est la 2ème fois que vous vous retrouvez dans ce rôle, mais jcrois bien que vous n’aviez pas vu grand chose du spectacle assise à côté de Jean-Pierre Pernaud la dernière fois nan ?!! »

Un ange passa et Nathalie esquiva la boutade avec pudeur –elle qui avait pourtant dépeint avec détail ses premiers ébats sur le sol avec son époux dans son autobiographie- ce qui finit de faire passer l’outrecuidant J.P.F pour un type qui revient de la fête de la bière de Munich.

Même tentative loupée de Private Joke avec d’autres membres du jury, Jean-Pierre Pernaud et son épouse Nathalie Marquay, qui fut d’ailleurs Miss France il y a 27 ans et c’est justement l’âge qu’on lui donne… 27 ans.

Il ne manquait plus qu’il lance à la pudibonde Sylvie Tellier, très enceinte pour l’occasion un :

« Ben alors ma coquine ? On s’est faite encore engrossée ??!!! » pour que son rôle de gueux soit tenu à la perfection, mais il s’abstint malheureusement.

 

Il poussa toutefois à la faute le Président du jury, Garou, lorsqu’il lui demanda pourquoi il avait accepté de tenir cette haute fonction. Ce à quoi le chanteur répondit :

« On m’avait fait confiance pour juger à l’aveugle dans The Voice, mais ce soir on a bien été obligé de me débander pour l’occasion ».

Et même si le québécois fit un geste en direction de ses yeux, on ne put que remarquer que le verbe débander avait déjà percuté l’esprit tordu de sa jury de voisine, Elodie Frégé, qui explosa de rire et obligea le caméraman à se détourner de la table d’honneur avec empressement.

 

Mais cela aurait pu être pire : Foucault aurait pu lui demander des nouvelles de ses gosses… (comprenne qui pourra)

 

Bon, vous connaissez la suite hein : des candidates qui appellent à voter pour le téléthon, à donner pour les Philippines (« pour faire de leur vie un rêve » sic), qui parlent justement d’accomplir ses rêves  ou de  terre d’inspiration  en costume traditionnel régional, comme Christian Clavier récita naguère Prévert en string léopard dans Les Bronzés. Des accoutrements qui donnent à la chanson de Maxime le Forestier « Né quelque part » tout son sens : a-t-on les mêmes chances d’être élue quand on est Miss Alsace avec un énorme Bretzel sur la tête, Miss Languedoc avec une ignoble coiffe fermée qui rendrait la burka presque érotique, ou quand on danse le Tamouré le nombril à l’air ?

La seule probabilité parfaite, l’absolue certitude de tous ces faux-semblants, lisses et ouatés étant qu’à la fin, la nature reprendra ses droits, et que la  gagnante se retrouvera comme toujours avec la couronne de travers 😀

 

Parce qu’il vaut mieux en rire qu’en mourir, et parce que mourir, c’est dangereux pour la santé,

.miss france vache

Estelle Bee.