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Couches-culottes et Nutella, ou la VDM des français résumée en deux promotions…

C'est LE buzz de la semaine

C’est LE buzz de la semaine, du mois, voire de l’année. Ce petit moment d’autant plus délicieux qu’à l’instar d’un programme de télé-réalité de l’élégante W9 , il vous rassérène au plus profond de votre être, vous rassure sur votre propre condition: Non, vous n’avez pas encore touché le fond –sauf si vous vous prénommez Rocco– puisqu’il y a bien pire que vous: de tristes culs terreux qui s’arrachent des pots de Nutella des pognes en s’insultant et en jouant des coudes, des épaules, et surtout des bourrelets, n’est-ce pas? De surcroît, pour une diablerie de marque qui participe à la déforestation de l’Amazonie que ces pauvres ères ignorent autant que la Critique de la raison pure de Kant, ou que la composition mortifère de ladite pâte à tartiner. Et après cela, on s’étonne de l’obésité croissante, hein!

Et puis… Comme une réjouissance n’arrive jamais seule… Voilà qu’ensuite, ils s’étripent à nouveau pour des couches Pampers bourrées de phénoxyéthanols, si peu soucieux qu’ils sont du risque de cancer encouru par leurs rejetons conçus en nombre dans le seul souci de décrocher le pactole mensuel des allocations familiales de notre bonne vieille et charitable Patrie. Hahaha, fait la bourgeoise! Hohoho, laisse échapper, guttural, le français moyen! Mais quelle honte, lâche ce flot bien-penséiste mais néanmoins amusé, pareil à un rang d’aficionados devant une désopilante mise à mort.

Parce que la mise à mort, elle a déjà commencé, voyez-vous. et ce, depuis plus de 30 ans, avec une formidable accélération ces quinze dernières années. Le Nutella suivi des couches-culottes, l’un dans l’autre, ça nous éclaire pas mal sur la situation des français, n’est-il pas? Car voyez-vous, la question à se poser n’est point: mais que sont devenus les français? Mais plutôt: qu’a-t’ON fait aux français? 

 

C’est simple, on a davantage appauvri les plus fragiles, mais de la façon la plus insidieuse qui soit, et à tous les niveaux.

 

On les a justement appauvris en leur donnant l’illusion qu’ils ne manquent de rien. On les a appauvris en truquant les codes de la norme sociale: des must have à gogo, des publicités gimmick à tire-larigot, et de la malbouffe remplie de tranquillisants sociaux bien chimiques, lots de consolation pour ceux qui n’ont pas les moyens de s’évader le temps des vacances, mais qui, instinctivement tout de même -on ne leur a laissé que ça, l’instinct- ont le souci de faire plaisir à leurs enfants, qu’ils aiment, si si!

 

On les a appauvris en déclassant l’idée du bonheur. Le bonheur, c’est con-som-mer, et les pauvres aussi aspirent au bonheur. LVMH l’a bien compris. Aujourd’hui, on ne porte plus des vêtements Lacoste pour jouer au tennis ou au golf. Comme on ne foule plus le sol avec des baskets hors de prix pour gagner la médaille olympique. On leur a fait croire que la plénitude, c’est cela.

 

On les a appauvris intellectuellement en mettant au devant de la scène de tristes personnages d’une vulgarité pathétique qui parviennent à devenir des pseudo stars et à empocher le pactole en quelques semaines de voyeurisme télévisuel. Surtout qu’avec un président qui veut des jeunes qui « rêvent de devenir millionnaires », on a enfoncé le clou dans le bulbe, de manière à ce que les plus modestes ne comprennent plus que si certains ont trop, c’est que d’autres n’ont pas assez, et qu’être millionnaire, c’est donc forcément malhonnête. On les a tellement appauvris qu’ils ont fini par voter pour leur plus grand prédateur. Et oui, Big Brother is watching you, babe!

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Alors, maintenant, on les appauvrit de façon décomplexée et fine comme du gros sel… On les appauvrit en leur coupant les vivres tout en les embrouillant intellectuellement. De toute façon, ils sont trop occupés à acheter du Nutella en promo pour penser. On leur supprime 5 euros d’APL par-ci, qui deviendront 30 euros en mars, et 60 au deuxième semestre. Vu que ce sera l’été, ça va « passer crème »! On  dérembourse leurs médocs, on massacre leur service public, on les contrôle, les polissons! Mais toujours pour leur bien, hein, histoire de diminuer le nombre de tués sur les routes. Et oui, les polissons comprennent la fessée, c’est logique.

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Voilà, pourquoi, en tant que simple citoyenne, j’en appelle à votre sens critique. Ces tristes spectacles, certes grotesques si on les cloisonne,  sont justement à décloisonner. Ils sont le miroir de la MISÈRE que les politiques successives ont engendrée et laissée s’accroître ces dernières années, la faute à Bruxelles, parait-il. (Voir article sur le Brexit:http://labeille-ma-tuer.com/le-brexit-ca-mexcite/) Aujourd’hui, le français défavorisé met de l’affect dans l’achat « de ce qu’il est normal d’acquérir ». Consommer pour se consoler, consommer éperdument, comme on se jetterait sur un pot de crème glacée après s’être fait lourdé pendant les fêtes de fin d’année, consommer fièrement comme on obtiendrait son bac, consommer fougueusement, comme on embrasserait ou on étreindrait l’être aimé après une longue absence comme si notre vie en dépendait, consommer sauvagement comme on inspirerait entre deux apnées. Consommer sauvagement. Anarchiquement. Au nom de la survie. Juste pour ressentir l’indispensable illusion d’être Vivant.

 

Je terminerai en partageant cet extrait de roman d’Aldous Huxley, intitulé Le meilleur des mondes. Ce passage est véritablement effarant de projection sur la manière dont notre société est gérée aujourd’hui. Il date de 1932. Si vous ne le connaissez pas, et que vous avez le courage de le lire, vous ne le regretterez pas.

 

« Pour étouffer par avance toute révolte, il ne faut pas s’y prendre de manière violente. Il suffit de créer un conditionnement collectif si puissant que l’idée même de révolte ne viendra même plus à l’esprit des hommes. L’idéal serait de formater les individus dès la naissance en limitant leurs aptitudes biologiques innées.

Ensuite, on poursuivrait le conditionnement en réduisant de manière drastique l’éducation, pour la ramener à une forme d’insertion professionnelle. Un individu inculte n’a qu’un horizon de pensée limité et plus sa pensée est bornée à des préoccupations médiocres, moins il peut se révolter. Il faut faire en sorte que l’accès au savoir devienne de plus en plus difficile et élitiste. Que le fossé se creuse entre le peuple et la science, que l’information destinée au grand public soit anesthésiée de tout contenu à caractère subversif. Surtout pas de philosophie.

Là encore, il faut user de persuasion et non de violence directe : on diffusera massivement, par la télévision, des divertissements flattant toujours l’émotionnel ou l’instinctif. On occupera les esprits avec ce qui est futile et ludique. Il est bon, dans un bavardage et une musique incessante, d’empêcher l’esprit de penser.

On mettra la sexualité au premier rang des intérêts humains. Comme tranquillisant social, il n’y a rien de mieux. En général, on fera en sorte de bannir le sérieux de l’existence, de tourner en dérision tout ce qui a une valeur élevée, d’entretenir une constante apologie de la légèreté ; de sorte que l’euphorie de la publicité devienne le standard du bonheur humain et le modèle de la liberté.

Le conditionnement produira ainsi de lui-même une telle intégration, que la seule peur – qu’il faudra entretenir – sera celle d’être exclus du système et donc de ne plus pouvoir accéder aux conditions nécessaires au bonheur. L’homme de masse, ainsi produit, doit être traité comme ce qu’il est : un veau, et il doit être surveillé comme doit l’être un troupeau. Tout ce qui permet d’endormir sa lucidité est bon socialement, ce qui menacerait de l’éveiller doit être ridiculisé, étouffé, combattu… »

 

Alors, les gens, et si l’on s’indignait?

 

Estelle Bee.

 

Lettre d’Adieu à mon prince

 Ma terrible déception m’oblige donc à m’arracher violemment à toi et à m’extirper de ce conte de fée en papier mâchouillé. Ce n’est donc pas sans mal que je te dis Adieu, mon Prince…

 

Mon bien aimé,

Après 25 ans d’une union complice et sans nuages, je viens à toi pour t’annoncer, non sans une profonde tristesse, que toi et moi, c’est fini.

Tu connais mon irrésistible penchant à ton égard et mes difficultés à résister à tes contours… Aussi, j’aimerais que nous passions, si toi aussi tu le désires, un dernier instant en tête à tête devant un thé fumé de Chine comme à notre habitude. Te faire fondre une dernière fois avant de te déguster au nom de toutes nos escapades gourmandes et buissonnières depuis ma plus sage enfance jusqu’à l’âge de raison, raison qui aujourd’hui prend les commandes de mes envies les plus ardentes.

Car je suis aujourd’hui en âge de comprendre que nos liens me serrent la gorge de jour en jour et réduisent mon espérance d’aimer. J’aspire désormais à quelque chose de moins nocif à ma bien piètre existence, puisque je sais aujourd’hui que tu n’étais pas celui que je croyais. Ma terrible déception m’oblige donc à m’arracher violemment à toi et à m’extirper de ce conte de fée en papier mâchouillé. Ce n’est donc pas sans mal que je te dis Adieu, mon Prince… de LU. Toi qui regorges, derrière ta belle gueule pleine de dents, ta cape de sauveur de pucelles énamourées, et ta couronne de fils à papa, d’huile de palme hydrogénée faussement étiquetée « huile végétale », pour mieux abuser les candides, les âmes sensibles et les gentilles fifilles romantiques, celles qui ont pris pour argent comptant le destin de Cendrillon et de Blanche-Neige, et qui en ont fait un principe de vie : croire au prince charmant. A jamais. »

Adieu, mon Prince… de LU. Toi qui regorges, derrière ta belle gueule pleine de dents, ta cape de sauveur de pucelles énamourées, et ta couronne de fils à papa, d’huile de palme hydrogénée faussement étiquetée « huile végétale », pour mieux abuser les candides, les âmes sensibles et les gentilles fifilles romantiques, celles qui ont pris pour argent comptant le destin de Cendrillon et de Blanche-Neige, et qui en ont fait un principe de vie : croire au prince charmant. A jamais. »

Attention Mesdames, si vous le croisez, tournez les talons: ce type est un gros salopard

Ainsi échaudée par cet échec, je me suis alors demandée si, comme le Prince du goûter, les hommes à la belle gueule étaient plus susceptibles d’être de petits cachotiers que les petits gros balafrés. Attention, c’est l’été, on se lâche…

J’ai repensé à celui que j’ai surnommé plus tard Poupée de cire  à cause de son visage certes parfait, mais figé dans une impassibilité qui finissait par frôler la sévérité. Contrairement à la plupart de ses congénères mâles, il voulait « attendre » avant de passer à l’étape supérieure : rentabiliser l’Epeda. Il désirait que nous nous découvrions à pas de velours afin de « rendre ce moment encore plus exceptionnel » qu’il aurait pu l’être sans ces prémices (disons-le, interminables pour qui se rapproche de la trentaine… ) Là où le monsieur avait tout compris, c’est que cette attente m’avait ôté –à défaut de mes vêtements- toute capacité de discernement, et mon coup de cœur pour son regard démentiel se transforma en amour inconditionnel. Erreur ! Car deux mois plus tard le verdict tomba: le premier essai fut une CATASTROPHE INTERGALACTIQUE. Aucun tressaillement ni frisson. Aucun regard planté dans le mien. Aucun langage non verbal, ni verbal d’ailleurs. NADA. Juste un homme en pilote automatique, sensuel comme un informaticien devant une diode électroluminescente. Je me souviens même avoir chanté dans ma tête pour faire passer le temps, c’était Ironic  de Alanis Morissette. Cette manie de chanter dans ma tête, je la tiens de mon enfance, une façon de me mettre dans ma bulle pour fuir une dure –mais néanmoins courte… – réalité. La dernière fois que j’avais utilisé cette parade, c’était quand je m’étais retrouvée sévèrement frigorifiée à l’arrière d’une moto sur une autoroute orageuse au milieu de la nuit. Je n’avais pas prévu le coup et j’étais en petit short et mini Tee-shirt: j’avais chanté My heart will go on en boucle deux heures durant, je venais de voir Titanic.

Pour en revenir à mon Apollon, j’ai mis son incompétence du premier soir sur le compte du stress de celui qui a trop longtemps idéalisé ce moment. Mais les fois suivantes me confirmèrent, implacables, une sensualité plus proche de l’univers médico-légal que du tantrisme. Impossible de le faire dévier de sa logique pragmatique, un cauchemar. Le problème, c’est que j’étais comme un jury corrompu: trop amoureuse de lui pour considérer que son Zéro en note artistique avait vocation à le disqualifier. Une vraie arapède agrippée à un rocher nauséabond, une arapède maso, oui c’est ça. Résultat : je me suis coltinée le pire coup de l’Histoire durant 3 ans. Et le pire, c’est que c’est lui qui m’a congédiée, salement, comme une caissière de chez Carrouf qu’on a surprise à voler des yaourts périmés destinés à la benne… And isn’t it ironic, don’t you think ?

 

La beauté cachée des laids, des laids…

Aurais-je eu la patience d’attendre 2 mois pour faire Crac Boum Hue avec un type au physique médiocre ? Clairement non. Parce que je n’aurais pas compris qu’un Gérard Jugnot me fasse poireauter, moi,  en me promettant l’empire des sens ! Mais Poupée de Cire, lui, avec son visage parfait et sa voix grave qui résonnait loin dans mon ventre, avait ce pouvoir de dissimuler ses vices cachés, Une grande question demeure pourtant: Aurais-je eu la patience d’attendre 2 mois pour faire Crac Boum Hue avec un type au physique médiocre ? Clairement non. Parce que je n’aurais pas compris qu’un Gérard Jugnot me fasse poireauter, moi,  en me promettant l’empire des sens ! Mais Poupée de Cire, lui, avec son visage parfait et sa voix grave qui résonnait loin dans mon ventre, avait ce pouvoir de dissimuler ses vices cachés, puisque je ne focalisais que sur son enveloppe extérieure, celle qui me laissait présager le meilleur…

Dans la même logique, j’ai fréquenté également un très très bel homme qui oubliait tout le temps son porte-feuille lorsqu’il fallait régler l’addition, mon ami Béné a connu un beau méditerranéen qui s’avéra finalement bien trop marié à son goût, avant d’enchaîner sur le bellâtre que nous avons surnommé la Grande Zoa après qu’elle l’ait retrouvé face au miroir, moulé – cisaillé même- dans ses sous-vêtements Lise Charmel à 175 euros la parure, pour finir dans la série avec le sculptural J.P dit Le Cèpe, pour les raisons que vous imaginez…

 

Car une chose est sûre : le type pas jojo ne pouvant pas tout miser sur son physique développera forcément d’autres aptitudes pour compenser son déficit, tandis que le canon, lui, se permettra plus de travers planqués derrière sa belle gueule, comme cette petite enflure de Prince de LU.

Et j’ai la preuve de ce que j’avance : après avoir mené mon enquête dans le rayon biscuits d’un hyper et constaté que 93% des produits contenaient ladite –ou insinuée- huile ou graisse de palme, je me suis aperçue que les rares biscuits sains n’étaient pas les plus engageants physiquement :

 

Le mythique mais néanmoins grossier PETIT BEURRE au packaging inchangé depuis 1498 en fait partie. A tous ceux qui surfent sur la vague Bleu Marine, je voudrais dire : « Oui, le Petit Beurre te veut du bien l’ami, alors tu peux l’imaginer autrement que dans une cave de HLM à violer de jeunes et tendres collégiennes aux tresses blondes »

 

Du coup, je ne fus pas vraiment surprise que les biscuits les moins cachotiers du moment se nomment TRONCHES DE CAKE ! Car derrière leur mocheté indiscutable, que de bonnes surprises, ils s’engagent même à te vouloir du bien, eux.

 

Moralité 

Une de mes amies d’enfance avait l’habitude de dire que la beauté ne se mange pas en salade. Force est de constater qu’elle ne se mange pas non plus au petit déjeuner, en accompagnement, en lasagnes, en poisson du vendredi Sain(t), en volaille anthropophage, et pire que tout, au goûter de nos enfants, qui eux, qui ne savent pas décrypter les vices cachés de l’étiquetage.

Mais suffit-il de savoir LIRE pour s’aventurer chez LU ? Non, car il faut aussi avoir une bonne vue : Donc Mesdames, munissez-vous d’une loupe, et avant d’embrasser votre Prince Charmant, vérifiez que le mot « crapaud » n’apparaisse pas en tout petit au dos de l’emballage…

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Par le choix –crucial- de nos produits de consommation, indignons-nous !!!

 

Mon ex, le Nutella

Règle n°1: ne jamais regretter ses ex…

 

Estelle Bee.